Par Michel Morin
1 Introduction, pourquoi ai-je publié cet exposé?
1 Réfutation Exposé des 7 Âges de l'Église - Le pseudo messager de l'Église d'Éphèse «Paul»
2 Réfutation Exposé des 7 Âges de l'Église - Le pseudo messager de l'Église de Smyrne «Irénée de Lyon»
3 Réfutation Exposé des 7 Âges de l'Église - Le pseudo messager de l'Église de Pergame, Martin de Tours
a 1e partie : La piste hagiographique, les légendes sur Martin
2e partie : La piste des grandes influences sur Martin de Tours
c 3e partie : Nicée 325, le conflit arien, l'Unicité contre la Trinité
4 Réfutation Exposé des 7 Âges de l'Église - Le pseudo messager de l'Église de Thyatire, «Colomba d'Iona»
5 Réfutation Exposé des 7 Âges de l'Église - Le pseudo messager de l'Église de Sardes «Martin Luther»
6 Réfutation Exposé des 7 Âges de l'Église - Le pseudo messager de l'Église de Philadelphie, «John Wesley»
7 Réfutation Exposé des 7 Âges de l'Église - Le pseudo messager de l'Église de Laodicée «William Branham»




Voir aussi
1e partie : La piste hagiographique, les légendes sur Martin
3e partie : Nicée 325, le conflit arien, l'Unicité contre la Trinité




 


Note: Les liens sont soulignés en bleu     (Les liens indiqués avec s'ouvrent dans une fenêtre extérieure)

#01) Introduction à mon argumentation sur la réfutation des affirmations de William Branham
#02) Voici les déclarations de William Branham que cette page va réfuter


#03) L'évolution du mystère de l'iniquité dont parlait l'apôtre Paul dans 2 Thessaloniciens 2:7.
#04) l'Époque de Martin de Tours a vécu le virage religieux du «martyre sanglant» au martyre non sanglant (blanc).
#05) Les définitions sur Internet, relativement aux expressions «martyre rouge» et «martyre blanc».
#06) Aux jours de Martin de Tours, le contexte religieux va embrasser le culte du martyre non sanglant, ou blanc
#07) Tableaux illustrant les échelles du temps de l'époque de martin de Tours.
#08) Captures d'écran mentionnant le martyre blanc ou non sanglant
#09) L'origine du monachisme est étroitement liée à la notion de martyre non sanglant
#10) L'hagiographie de «Saint Antoine» écrite par Athanase, aura une influence considérable sur le monachisme


#11)  Le «héro spirituel» de Martin est le moine ascète «saint Antoine», qu'Alexandre d'Alexandrie a connu
#12)  Un vieux proverbe dit: «Dis-moi qui tu fréquentes, je te dirai qui tu es...»
#13) La relation «maître-élève» entre Hilaire de Poitiers et Martin de Tours
#14) Qui était l'évêque Hilaire de Poitiers ?
#15) L'évêque Hilaire de Poitiers, un personnage-clé dans la vie de Martin de Tours
#16) En l'an 356, Martin de Tours se retrouve à Poitiers (ville) auprès de l'évêque Hilaire de Poitiers
#17) Quelles sont les oeuvres de l'évêque Hilaire de Poitiers, qui ont été conservées jusqu'à nos jours?
#18) Son œuvre principale est le «De Trinitate» (La Trinité)
#19) Hilaire de Poitiers, fervent défenseur du trinitarisme, est exilé par l'empereur Constance
#20) Le maître de Martin (Hilaire) est exilé. Martin prend la fuite. Il sera persécuté par les évêques ariens
#21) Vers 360-361, Hilaire revient d'exil, retrouve son épiscopat à Poitiers, Martin vient le rejoindre
#22) Martin, l'ascète, fonde un abbaye à Liguré, avec l'aide d'Hilaire de Poitiers


#23) Quel lien relie l'hagiographe Alexandre d'Alexandrie, avec Hilaire de Poitiers et Martin de Tours?
#24) Liens historiques entre l'évêque Maximin de Trèves et la ville de Poitiers, et entre Hilaire et Martin
#25) Le profil de l'évêque Maximin, et l'influence qu'il a eu sur Martin (extraits sites Internet)
#26) Suivez bien la piste! Du Concile de Nicée en 325, jusqu'en 356 avec l'évêque Hilaire de Poitiers!
#27) Le principe des vases communicants
#28) La notion de martyre non sanglant a fertilisé le monachisme ascétique dans l'Église de Rome
 

Suivez ce lien pour accéder à la 3ième partie


*

#01)
Note: Les liens sont soulignés en bleu     (Les liens indiqués avec s'ouvrent dans une fenêtre extérieure)

Je ne pourrais pas passer sous silence dans cette deuxième partie, une foule d'informations, de détails et de renseignements historiques, qui valent la peine d'être soulignés et analysés. La clé de mes réfutations se trouve dans l'analyse soigneuse, que j'ai effectué sur les «personnages historiques» qu'a choisis William Branham, sur leur vie, leur écrits et témoignages, leurs «théologies» ainsi que les personnes avec lesquelles ils se sont associés et tous ceux qu'ils ont admirés et qui les ont inspirés. Cette deuxième section consacrée à Martin de Tours a pour objectif de vous faire comprendre que la «position théologique» du personnage de Martin, face aux doctrines qui se sont affrontées dans son époque, entre l'arianisme (Unicité de Dieu) et les trinitaires nicéens, et que la «position théologique» de Martin ne fut pas celle que prétend William Branham. Quant à la troisième partie, tout sera centré sur «la profession de foi de Nicée (325)» et le contenu du crédo nicéen, qu'on appelle «le symbole de Nicée» qui s'est opposé à l'enseignement d'Arius, ou la «foi arienne», qui niait le trinitarisme et qui fut déclarée «hérétique» au concile de Nicée en l'an 325.

Le personnage de Martin de Tours, vécut à une époque tellement remplie de bouleversements, tant politiques que «religieux» que cette section particulière et historique, consacrée à Martin de Tours, vous aidera à comprendre que le type de «foi» ou de «position théologique» de ce personnage, face aux vents de doctrines qui se sont affrontées dans son époque, ne fut pas celle que prétend William Branham. J'aimerais souligner ici quelques déclarations de William Branham sur «la foi» de Martin, c'est-à-dire, ce que Martin croyait, vivait et enseignait.

**** [63-0801]  Un paradoxe --
«(160) Saint Martin a été l’un des hommes qui a combattu pour la foi qui a été délivrée pour les saints. Il croyait dans les miracles de Dieu. Il croyait au parler en langues. Il croyait à tout le Testament qui avait été écrit par les apôtres. Il y croyait et il combattit pour cela tout au long de sa vie, et Dieu accomplissait des miracles. »

Note: Ce personnage de Martin n'a jamais été «saint», sinon dans la liturgie de l'Église de Rome. Aucun être humain peut «se sanctifier lui-même» devant Dieu. Aucun. Les ouvriers du mystère de l'iniquit prétendent le contraire, mais comme ils n'ont pas l'Esprit, il devient évident qu'ils sont des menteurs. C'est le Saint Esprit de Christ qui sanctifie lorsqu'il s'empare d'un être humain, et comme Martin de Tours n'a jamais placé sa confiance en Jésus crucifié, mais plutôt dans les œuvres du monachisme ascétique, il est hors de question de justifier de l'appeler «saint» Martin, comme l'a fait William Branham!

Cette deuxième partie sur le personnage de Martin de Tours, va vraiment creuser et analyser tout le contexte de la vie aux jours de Martin. Étant donné que Martin n'a pas laissé d'écrits, parce que l'on pense que sa «scolarité» était très élémentaire, et que les œuvres (lettres et hagiographie de Sulpice Sévère en ce qui concerne «la foi de Martin», ne sont pas crédibles, nous devrons plutôt analyser les archives historiques impériales et religieuses, (vie politique et religieuse) que l'on peut facilement consulter grâce aux nombreuses bases de données internet d'un grand nombre d'encyclopédies, telles que Wikipedia, l’Encyclopédie Britannica, celles de la Winconsin Lutheran College, ainsi que les écrits laissés par ceux qui ont vécu vers la même époque que Martin, tels que: Eusèbe de Nicomédie, Lactance, Zosime, et finalement par les œuvres de l'évêque Hilaire de Poitiers qui l'a connu personnellement, pour l'avoir eu comme disciple et élève.

La «foi de Martin», parlons-en....

Après avoir consulté une multitude de publications sur Martin de Tours et sur tous les personnages qui l'ont côtoyé ou eu de l'influence sur lui, je peux vous livrer un profil du personnage de ce soi-disant «saint Martin» relativement exact. D'une part, l'ont sait qu'il a été fortement influencé lors de ses rencontres avec des personnages historiques du domaine ecclésiastique de l'Église de Rome, tels que: Athanase d'Alexandrie qui fut patriarche d'Alexandrie du 8 juin 328 au 2 mai 373 après avoir succédé au patriarche Alexandre d'Alexandrie (312 à 328), qui lui fut à la tête des évêques pro-trinitaires au concile de Nicée en 325,  de l'évêque de Trèves (Allemagne) Maximin et de son frère Mesme, qui selon les témoignages fut un disciple de Martin et qui endossa la vie monastique à l'abbaye de Liguré fondé par Martin en 361, et de l'évêque Hilaire de Poitiers dont il devint le disciple inconditionnel.

Tous les personnages nommés précédemment ont des points communs indissociables. Dans l'évolution «du mystère de l'iniquité» du 4e siècle, ils ont joué des rôles très importants.  Ils partagent exactement «les mêmes croyances et les mêmes enseignements théologiques» et tous excepté Alexandre d'Alexandrie, ont été «excommuniés» et condamnés à l'exil, au cours de leur vie, par leurs opposants «ariens», lorsque ces derniers reprirent le contrôle de l'Église, supportés par l'empereur de leur époque. Bien que ceux qui endossaient l'arianisme (Unité de Dieu) avaient raison jusqu'à un certain point, sur l'essence de la «divinité», il n'en demeure pas moins qu'ils avaient été coupés de l'Esprit Saint, car ils avaient hérité de la liturgie de l'Église de Rome depuis fort longtemps.

Le patriarche Athanase d'Alexandrie fut excommunié et exilé 5 fois durant sa vie par les «ariens», et l'évêque Hilaire de Poitiers fut également excommunié et exilé (entre 356 et 360) par l'empereur pro-arien, Constance II et l'évêque Saturnin d'Arles. Et finalement Martin fut également «forcé à l'exil» parce qu'au moment où Hilaire fut condamnée pour «hérésie trinitaire», Martin était son disciple. Cela révèle parfaitement le côté «trinitaire» de Martin de Tours.

Le patriarche Athanase d'Alexandrie, que Martin rencontra vers 337, lorsque ce dernier s'était réfugié à Trèves suite à son exil par les ariens, a écrit l'hagiographie «la vie de saint Antoine Le Grand», qui est une hagiographie pour glorifier la vie ascétique et monastique en donnant ce «soi-disant saint» comme exemple à vénéré. Ce personnage hagiographique et vénéré par la suite pendant plusieurs siècles, vécut dans le désert en ermite, imitant les nombreux anachorètes qui vivaient dans la pauvreté et la chasteté et offraient vraisemblablement une «très grande apparence de piété»   Colossiens 2:23 2 Timothée 3:5 Ces personnages qui avaient embrassé le monachisme ascétique étaient de parfaits ouvriers du mystère de l'iniquité.

Néanmoins, toutes les sources de connaissance disponibles aujourd'hui ne sauraient vous guider et vous instruire sans que votre cœur et votre esprit soit d'abord ouvert à la Vérité et que vous compreniez la grâce exceptionnelle qui nous est donnée maintenant de discerner le faux du vrai, par la révélation divine du mystère de son Identité, pour enfin rejeter «l'accusateur» une fois pour toutes, qui est «l'esprit» qui bloque l'accès à une «conscience perpétuelle» de la Présence de Dieu, par la foi en Jésus-Christ, notre frère aîné.

Retour au menu #01
.

 


#02)

Voici quelques déclarations de William Branham que cette page va réfuter implacablement. Je lance au défi, quiconque de trouver des Écritures pour défendre ces fausses déclarations! William Branham n'a pas su discerner chez ses personnages historiques qu'il utilisés pour étayer son «Exposé des 7 âges de l'Église» l'esprit du mystère de l'iniquité dont l'apôtre Paul parlait dans le passage de 2 Thessaloniciens 2.7 

«Car le mystère de l'iniquité agit déjà ; il faut seulement que celui qui le retient encore ait disparu.»

Cette page réfute les enseignements de Wil;liam Branham concernant le personnage Martin de Tours.

[62-0119] Une bannière -- «(89) (...) « C’est Martin. » Vous y êtes. Et il est devenu un saint, il a parlé en langues, a chassé les démons, il a eu des visions : Un puissant prophète de Dieu. Oui, oui» 
Prédication «Une bannière» [62-0119]

 [60-1207] - L'Âge de l'Église de Pergame *** (61) « La vie de Martin» a été l’une des vies les plus remplies de miracles que l’on trouve dans tous les âges de l’église. Dans tous les âges de l’église depuis Paul, il a été l’un des hommes les plus spirituels.(66)(...) Oh, il y avait tout le temps des miracles dans ses réunions!»
Prédication L'Âge de l’Église de Pergame [60-1207]

[60-1207] - L'Âge de l'Église de Pergame *** « (66) Il faisait tout ce qu’il pouvait pour détruire le paganisme, et il était fermement opposé à l’église de Rome. Il était en désaccord absolu avec tout ce qui venait des évêques de la première église de Rome,qui devenaient mondains, etc., et il leur résistait. Il était assurément contre eux! » Prédication L'Âge de l’Église de Pergame [60-1207]

Lien vers le texte original en Anglais: Pergamean Church Age, [60-1207] Ce lien s'ouvre dans une fenêtre extérieure
Lien vers le texte traduit en Français: L'âge de l'Église de Pergame [60-1207]
Télécharger: .doc Ce lien s'ouvre dans une fenêtre extérieure  .pdf Ce lien s'ouvre dans une fenêtre extérieure  .pdf (brochure) Ce lien s'ouvre dans une fenêtre extérieure
Voir les textes français et anglais simultanement Ce lien s'ouvre dans une fenêtre extérieure

[62-0119] Une bannière -- «(89) (...) «C’est Martin. » Vous y êtes. Et il est devenu un saint, il a parlé en langues, a chassé les démons, il a eu des visions : Un puissant prophète de Dieu. Oui, oui» Prédication «Une bannière» [62-0119]

 [60-1207] - L'Âge de l'Église de Pergame *** (61) «La vie de Martin» a été l’une des vies les plus remplies de miracles que l’on trouve dans tous les âges de l’église. Dans tous les âges de l’église depuis Paul, il a été l’un des hommes les plus spirituels.(66)(...) Oh, il y avait tout le temps des miracles dans ses réunions!»
Prédication L'Âge de l’Église de Pergame [60-1207]

[60-1207] - L'Âge de l'Église de Pergame *** (66) Il faisait tout ce qu’il pouvait pour détruire le paganisme, et il était fermement opposé à l’église de Rome. Il était en désaccord absolu avec tout ce qui venait des évêques de la première église de Rome,qui devenaient mondains, etc., et il leur résistait. Il était assurément contre eux! "Prédication L'Âge de l’Église de Pergame [60-1207]

Lien vers le texte original en Anglais: Pergamean Church Age, [60-1207] Ce lien s'ouvre dans une fenêtre extérieure
Lien vers le texte traduit en Français: L'âge de l'Église de Pergame [60-1207]
Télécharger: .doc Ce lien s'ouvre dans une fenêtre extérieure  .pdf Ce lien s'ouvre dans une fenêtre extérieure  .pdf (brochure) Ce lien s'ouvre dans une fenêtre extérieure
Voir les textes français et anglais simultanement Ce lien s'ouvre dans une fenêtre extérieure

Retour au menu #02



#03   L'évolution du mystère de l'iniquité, dont parlait l'apôtre Paul dans 2 Thessaloniciens 2:7
#03)
Un vieux proverbe dit: «Dis-moi qui tu fréquentes, je te dirai qui tu es...»
#04) La relation «maître-élève» entre Hilaire de Poitiers et Martin de Tours
#05  Qui était Hilaire de Poitiers ?
#06  Qu'est-ce qui distingue particulièrement, le personnage histoirique Hilaire de Poitiers?
#07  Quelles sont les oeuvres d'Hilaire de Poitiers, qui ont été conservées jusqu'à nos jours?
#05) Le «héro spirituel» de Martin s'appelle «saint Antoine», un «moine» ascète, qu'Alexandre d'Alexandrie a connu
Qui était Alexandre d'Alexandrie?
Quel lien relie Alexandre d'Alexandrie, avec Hilaire de Poitiers?
 



#03 L'évolution du mystère de l'iniquité dont parlait l'apôtre Paul dans 2 Thessaloniciens 2:7

Le mystère de l'iniquité, comme le dit l'expression, est demeuré un «mystère» jusqu'à maintenant. Néanmoins, dans les Écritures, l'apôtre Paul relie directement le mystère de l'iniquité à la présence de l'Esprit Saint dans les assemblées. Le « mystère de l'iniquité » est par conséquent la fin de la retenue de l'esprit d'iniquité et des conséquences qui suivront par la suite pour l'Église.

L'apôtre Paul l'avait mentionné dans le passage de 2 Thessaloniciens 2:6-7, et il savait pertinemment de quoi il s'agissait. Il est cependant assez surprenant que ce sujet «du mystère de l'iniquité» ne se retrouve pas ailleurs dans les épitres de Paul. Beaucoup plus tard, ceux qui ont réuni les lettres des apôtres pour constituer ce qu'on appelle «le canon» du Nouveau Testament, n'auraient certainement pas choisi d'inclure des textes qui donnaient plus d'explications sur ce que Paul avait partagé concernant «ce mystère», car ce n'était assurément pas dans leur intérêt. Comment ne pas y voir un sens prophétique et assurément «mystérieux», puisque l'absence du Saint-Esprit dans les assemblées ne pouvait être compris par ceux qui ne connaissaient pas nés de nouveau.

Lorsque vous aurez parcouru les chapitres de mon exposé, vous comprendrez que le mystère de l'iniquité avait déjà pris racine depuis la fin du premier siècle après Jésus-Christ. Le premier siècle de l'Église et jusqu'au 5e siècle, tout s'est déroulé presque exclusivement dans l'empire romain. Cependant avant l'an 313, ceux qui se disaient «chrétiens» étaient persécutés et souvent mis à mort. En l'an 313, les autorités de Rome ont décrété une tolérance religieuse, incluant le christianisme. C'est à partir de ces années, juste avant le concile de Nicée en l'an 325, que la notion «d'érémitisme et d'ascétisme du désert»  a fait son apparition, et s'est progressivement transformé en monachisme, à partir de l'Époque du personnage Martin de Tours, lequel construisit les premiers monastères. Le mystère d'iniquité «du salut par les oeuvres», et de la diffusion du «trinitarisme», a ensuite migré à travers les temps, et même dans toutes les tentatives de réforme.

Finalement dans notre époque, 20e et 21 siècle, les enseignements des prédications de William Branham n'ont pas seulement banalisé l'époque du monachiste du 4e et 5e siècle, mais ont élevé des personnages au rang de «messagers divins» qui nétaient que des ouvriers du mystère de l'iniquité. Vous serez surpris de la simplicité de l'explication de «ce mystère» et vous comprendrez la tragédie spirituelle et les dommages qu'il a infligés à l'Église. En faisant une recherche dans le Nouveau testament, j'observe que dans l'évangile de Matthieu, le mot «iniquité» est mentionné dans 4 passages.

Matthieu 7:23 , Matthieu 13:41, Matthieu 23:28, Matthieu 24:12.

Par contre, comme c'est de la part de Paul que nous avons appris «que le mystère d'iniquité» agissait déjà aux jours apostoliques, je préfère les passages des épitres de Paul, tels que 2 Corinthiens 6:14, qui assimile l'iniquité «au joug étranger» «qui agit déjà» jusqu'à ce que «celui qui le retient encore, ait disparu».

2 Corinthiens 6:14 «Ne vous mettez pas avec les infidèles sous un joug étranger. Car quel rapport y a-t-il entre la justice et l'iniquité ? ou qu'y a-t-il de commun entre la lumière et les ténèbres ?»

2 Thessaloniciens 2:7 «Car le mystère de l'iniquité agit déjà ; il faut seulement que celui qui le retient encore ait disparu.»

Dans Galates 5, bien que Paul mentionne de fuir «l'impudicité, l'impureté, la dissolution, l'idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l'envie, l'ivrognerie, les excès de table, et les choses semblables», ce n'était assurément pas le fondement de son Évangile. Paul a prêché que Dieu a garantit dans une Nouvelle Alliance avec son peuple, c'est-à-dire à tous ceux qui croient, la sainteté et la perfection dans Sa présence. Cette Nouvelle Alliance est conditionnelle et validée seulement si celui qui croit conserve la pensée perpétuelle du sacrifice expiatoire de Jésus pour sa nature de pécheur. L'apôtre Paul et l'apôtre Jean était exactement sur la même longueur d'onde, lorsque ce dernier a écrit :

1 Jean 5:18 «Nous savons que quiconque est né de Dieu ne pèche point ; mais celui qui est né de Dieu se garde lui-même, et le malin ne le touche pas

1 Jean 3:9 « Quiconque est né de Dieu ne pratique pas le péché, parce que la semence de Dieu demeure en lui ; et il ne peut pécher , parce qu'il est né de Dieu.»

Quand on a compris ce que Jean voulait dire dans «il ne peut pécher» et «le malin ne le touche pas» je ne vois pas comment un chrétien serait perpétuellement accusé dans sa conscience, une fois qu'il a compris que la foi véritable restaure le croyant au même niveau de perfection et de sainteté que celui de Jésus.

Par contre, il faut comprendre que si le diable voulait prendre le contrôle de l'Église, ce n'est pas avec les comportements que Paul avait énumérés dans Galates 5, qu'il pourrait séduire les élus. Le mot «iniquité» a un sens spirituel beaucoup plus profond que ce que les mots «idolâtrie», «impureté» ou «dissolution» veulent dire.

L'esprit d'iniquité est beaucoup plus subtil et ruséque cela.  Les mauvais comportements ne séduisent pas les élus, et personne ne serait assez crédule et dupe pour adhérer à des enseignements faisant l'apologie de telles choses. Par contre, des enseignements prodigués par quelqu'un ayant une apparence de «sainteté» pourraient possiblement susciter quelque intérêt. Paul a mentionné que les Corinthiens «supportaient» fort bien, «un autre Jésus» et «un autre Évangile». 2 Corinthiens 11:4 C'est ce que je développerai un peu plus loin.

Quel était la caractéristique «de ce mystère de l'iniquité»?
Ce mystère de l'iniquité était simplement le remplacement de la justification parfaite devant Dieu, pourtant disponible seulement par une substitution parfaite en Jésus crucifié, par une auto-sanctification fondée sur les bons comportements, les plus belles valeurs morales acquises. Bref, par «les fruits de l'arbre de la connaissance du bien et du mal». Ce n'était pas les fruits du bien, ou du mal, que Dieu avait interdit de «manger», mais c'était tout l'arbre au complet, même les fruits «du bien», c'est-à-dire la formule humaine d'auto-justification par la connaissance du bien et du mal.

La réelle foi perpétuelle dans une parfaite substitution en Jésus crucifié, était la seule et unique condition pour être agéé de Dieu et recevoir la justification parfaite, une fois pour toutes, devant Dieu. Cette foi était le fondement, et la justification parfaite n'était pas l'objectif à atteindre par les oeuvres. Voilà l'iniquité!
 

1 Corinthiens 2:2 «Car je n'ai pas eu la pensée de savoir parmi vous autre chose que Jésus Christ, et Jésus Christ crucifié

Philippiens 3:15 «Nous tous donc qui sommes parfaits, ayons cette même pensée ; et si vous êtes en quelque point d'un autre avis, Dieu vous éclairera aussi là-dessus.»

Matthieu 5:48 « Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait.»
 
1 Corinthiens 2:6 «Cependant, c'est une sagesse que nous prêchons parmi les parfaits, sagesse qui n'est pas de ce siècle, ni des chefs de ce siècle, qui vont être anéantis ;»
 
1 Jean 3:9 « Quiconque est né de Dieu ne pratique pas le péché, parce que la semence de Dieu demeure en lui ; et il ne peut pécher, parce qu'il est né de Dieu.»

Celui qui est né de Dieu est parfait. La justification parfaite par la foi fut remplacée par l'auto-justification et auto-sanctification par les oeuvres.



Ci-dessous, un parfait exemple d'une vie fondée sur les fruits des meilleures valeurs morales

Retour au menu #03




#04  Virage religieux du «martyre sanglant» (rouge) au martyre non sanglant (blanc)

Le «martyr non-sanglant» monastique
Source: http://theses.univ-lyon2.fr/documents/getpart.php?id=lyon2.2007.denizeau_l&part=130812

Le mot «martyr» vient à l'origine du terme juridique grec ancien signifiant « témoin » , pour quelqu'un qui donne un témoignage ou une preuve devant un tribunal. Selon la théologie enseignée par l'Église catholique romaine, «Le martyre signifie qu'on souffre la mort pour le Christ. C'est le témoignage ultime rendu à Notre Seigneur : on supporte la mort pour la vérité de la foi chrétienne. C'est une purification radicale qui équivaut au baptême (Catéchisme de l'Église catholique 1434 et 2473) car elle efface le péché originel et les péchés actuels quant à la coulpe et à la peine. C'est la manifestation du plus haut degré de charité en sacrifiant le plus grand des biens, la vie.»

LE MARTYRE SANS EFFUSION DE SANG SELON LE CULTE CATHOLIQUE ROMAIN

«Le martyre est une gloire surnaturelle sous les apparences d'une défaite naturelle : "Visi sunt oculi insipientum mori... illi autem sunt in pace. »

Or la thématique du «martyre» a cessé lorsque les persécutions des 3 premiers siècles ont cessé. En l'an 311, de guerre lasse, les Romains promulguent la fin des persécutions contre le «christianisme». Même l'empereur Constantin 1er se convertit à la religion chrétienne de l'Église de Rome, qu'il légalise en l'an 313.

L'évolution du mystère de l'iniquité dont parlait l'apôtre Paul, a débuté avec la notion du «martyre rouge», (sanglant), et s'est transformée en «martyre blanc», (non sanglant) au début du 4 ième siècle.

2 Thessaloniciens 2:7 «Car le mystère de l'iniquité agit déjà ; il faut seulement que celui qui le retient encore ait disparu. »

Une notion religieuse soi-disant «chrétienne» a subtilement remplacé la justification parfaite donnée par Dieu au moyen du sacrifice propitiatoire de la Nouvelle Alliance en Jésus crucifié, par une auto-justification fondée sur des comportements humains, une sorte de mort en soi-même gérés par des pratiques exceptionnelles de pénitence, de mortification, de macération, de flagellation et de toutes sortes de pratiques ascétiques. Au début, les «croyants» se sont tournés vers la notion de «sacrifice sanglant» et par la suite vers la notion de «sacrifice non sanglant», qui devait donner une mort métaphorique ou symbolique pour «tuer le vieil homme» et réparer ses péchés.

L'évolution du mystère de l'iniquité dont parlait l'apôtre Paul, a débuté avec la notion du «martyre rouge», (sanglant), et s'est transformée en «martyre blanc», (non sanglant) au début du 4 ième siècle.

2 Thessaloniciens 2:7 «Car le mystère de l'iniquité agit déjà ; il faut seulement que celui qui le retient encore ait disparu.»

Dès que le mystère de l'iniquité a commencé à se manifester au sein des assemblées chrétiennes dans l'empire romain, une notion religieuse soi-disant «chrétienne» a subtilement remplacé la justification parfaite donnée par Dieu au moyen du sacrifice propitiatoire de la Nouvelle Alliance en Jésus crucifié, par une auto-justification fondée sur des comportements humains, une sorte de mort en soi-même gérés par des pratiques exceptionnelles de pénitence, de mortification, de macération, de flagellation et de toutes sortes de pratiques ascétiques. Au début, les «croyants» se sont tournés vers la notion de «sacrifice sanglant» et par la suite vers la notion de «sacrifice non sanglant», qui devait donner une mort métaphorique ou symbolique pour «tuer le vieil homme» et réparer ses péchés.

Historiquement, cette forme de martyre qu'on nomme «le martyre blanc», a fait irruption plus tard après les persécutions (martyre rouge) dans l'empire romain. Ainsi le martyre blanc devint une sorte de compensation au «martyre rouge», en temps de paix, c'est-à-dire, lorsque l'édit de tolérance religieuse mit fin aux persécutions dans l'empire.

Il faut comprendre que la notion «du martyre blanc» n’était pas une épreuve ou une souffrance physique qui était infligée de l’extérieur, mais que l’on s’infligeait volontairement. Par ce «martyre par équivalence», qui a une dimension mystique, celui qui endossait cette notion, prenait le risque «de mettre en jeu», de façon libre et volontaire, sa propre vie en se donnant une mort métaphorique ou symbolique : « tuer le vieil homme en soi pour revêtir l’homme nouveau en Christ». Pour eux, le «martyre blanc» requérait donc « une discipline de vie toute rigoureuse ».

La méprise de William Branham concernant le caractère immuable des conditions requises dans la Nouvelle alliance en Jésus crucifié

C'est cette incompréhension du «mystère de l'iniquité» qui a fait déraper William Branham. En élevant des personnages historiques au rang de «messagers remplis du Saint-Esprit», allégoriquement identifiés dans «la main du Seigneur», pour étayer ses théories des «sept âges de l'Église», particulièrement les personnages de Martin de Tours et de Columba d'Iona, William Branham a complètement occulté le principe élémentaire de foi authentique en la justification parfaite et divine. William Branham a ignoré complètement que jamais le Seigneur n'aurait fait de compromis quant aux critères de foi requis pour être baptisé dans la Nouvelle Alliance en Jésus-Christ crucifié. William Branham a plutôt jugé que les personanges historiques ayant embrassé «le monachisme ascétique» afin de s'auto-justifié, méritait la Nouvelle Naissance promise dans la Nouvelle Alliance.

Apocalypse 1:16 «Il avait dans sa main droite sept étoiles.»

Apocalypse 1:20 « le mystère des sept étoiles que tu as vues dans ma main droite, et des sept chandeliers d'or. Les sept étoiles sont les anges des sept Églises, et les sept chandeliers sont les sept Églises.»

Retour au menu #0



#05 Les définitions sur Internet, relativement aux expressions «martyre rouge» et «martyre blanc»

Question publiée sur Internet: «Quels sont les deux types de martyre ?»
«
Il existe deux formes de martyre, le martyre sanglant, celle qui conduit à la mort physique et souvent avec effusion de sang, comme le martyre de Saint Étienne, et le martyre non sanglant, le martyre blanc, celui qui ne requiert pas une mort physique : C'est ce deuxième type qui est le plus à la portée de tout chrétien ...»

Plus tard, les règles monastiques
donnent aux moines, une mort «métaphorique ou symbolique» : «tuer le vieil homme».

Commentaire publié sur Internet: «Le martyre rouge» selon les théologiens catholiques:»
Les martyrs rouges, les plus connus, sont ceux qui ont vécu un supplice en refusant d'abjurer leur foi. Ils ont été nombreux à l'époque romaine. Donc, le titre de martyr rouge était attribué à un croyant qui avait été torturé ou qui avait été tué par des persécutions religieuses.

Commentaire publié sur Internet:
«
Le terme de «martyre blanc» était utilisé par le Père de l'Église Jérôme pour « désigner ceux qui, comme les ermites du désert, aspiraient à la condition de martyr par une ascèse stricte ».

Question publiée sur Internet: «Qu'est-ce que le martyre blanc ?»
«
Telle est bien la source du martyre blanc, témoignage du plus grand amour, celui de donner sa vie en faveur d'un autre, de tout autre. Assumer les difficultés de la vie, assumer les conséquences de ses engagements.»

Autre commentaires publiés sur Internet: «Qu’est-ce qu’un martyre blanc ?»
« Alors que le martyre rouge est le plus connu et implique de graves persécutions et souvent la mort, le martyre blanc implique de mourir à soi-même . En d’autres termes, le Christ nous appelle à rejeter nos attachements aux possessions terrestres pour son amour.»

«Le martyre blanc (bánmartre), dit-il, est la séparation de tout ce que l'on aime, peut-être dans le cadre d'une peregrinatio pro Christo ou « pèlerinage au nom du Christ » qui pourrait être prolongé de manière permanente»

«Le terme de «martyre blanc» était utilisé par le Père de l'Église Jérôme pour « désigner ceux qui, comme les ermites du désert, aspiraient à la condition de martyr par une ascèse stricte ».

Le martyre vert, (ou bleu) une variante du «martyre blanc», selon les théologiens catholiques.
Les martyrs verts sont ceux qui ont souhaité faire l'expérience de la douleur afin de partager la douleur du Christ. L'Encyclopédie catholique identifie également les martyrs verts, qui choisissent le jeûne et les privations pour se rapprocher de Dieu. Ces derniers préfèrent généralement des lieux austères et solitaires pour vivre pleinement leur foi. Ainsi le martyre bleu (ou vert) (glasmartre) implique le déni des désirs, comme par le jeûne et les travaux pénitents, sans nécessairement.

Retour au menu #05
 



#06  Aux jours de Martin de Tours, le contexte religieux va embrasser le culte du martyre non sanglant, ou martyre blanc

Voici ce qui est élémentaire et que vous devez savoir

Les persécutions contre les chrétiens par les autorités de l'Empire Romain.
 
Sous l’Empire romain, ceux qui avaient adhéré au «christianisme», ont été soumis à toutes sortes de supplices et de tortures. Du 1er au 3e siècle, des milliers de chrétiens ont ainsi été exécutés.

Ainsi avant l'an 313, la tolérance religieuse de l'Empire romain envers les divers cultes religieux est conditionnée par le respect des lois de l'empire et notamment le culte envers l'empereur, considéré comme étant «un dieu». Or, les chrétiens refusent en effet le culte impérial car ils affirment que leur dieu est le seul vrai dieu. Pour les chrétiens, les païens sont ceux qui croient en plusieurs dieux. Comme ils refusent de participer au culte impérial et qu'ils ne veulent pas faire de sacrifices aux dieux romains, les chrétiens sont considérés comme de mauvais citoyens romains. Les persécutions comprennent notamment la confiscation ou la destruction de biens, l’incitation à la haine, les arrestations, l’emprisonnement, les coups, la torture, le meurtre et les exécutions.

La fin des persécutions dans l'empire romain au début du 4e siècle, est «la fin du martyre sanglant»
  L'édit de Serdica, également appelé édit de tolérance de Galère, fut promulgué en 311 à Serdica (aujourd'hui Sofia, Bulgarie) par l'empereur romain Galère, mettant officiellement fin à la persécution du christianisme en Orient par Dioclétien. L'empereur Constantin le Grand arriva bientôt au pouvoir et légalisa complètement le christianisme en 313. Ainsi, il y a 1 700 ans, en avril 313, les empereurs Constantin et Licinius promulguent un édit de tolérance religieuse, dit «édit de Milan».

Lucius Caecilius Firmianus, dit Lactance (du latin Lactantius)L'auteur nommé «Lachance» a laissé une version écrite d'une circulaire qui concerne «l'édit de Milan»
Lucius Caecilius Firmianus, dit Lactance (du latin Lactantius), est un rhéteur et apologète chrétien né vers 250 en Afrique romaine, et mort vers 325 à Trèves. Bien que sa doctrine chrétienne soit mal assurée, il a été surnommé le «Cicéron chrétien» par les humanistes en raison de l'élégance de sa prose latine.
Ainsi, ce que l'on appelle «édit de Milan» repose sur deux lettres adressées durant l'été 313 à des autorités romaines orientales, reproduites par deux auteurs anciens, dont aucune ne mentionnent un «édit »:  À la fin de son traité De Mortibus Persecutorum, Lactance (v. 250-v.325) 48.2–12, évoque une lettre en latin adressée par Licinius au gouverneur de Bithynie et affichée à Nicomédie au mois de juin de la même année.

Le texte de Lactance reprend la circulaire communiquée par Licinius au gouverneur de Bithynie et affichée à Nicomédie le 13 juin 313. Comme elle est rédigée en latin et affichée dans la capitale même de Licinius, c'est la version qui a le plus de chances de s'approcher de l'original.

L'époque de «l'édit de Milan», la liberté religieuse qui a propulsé le monachisme du «martyre non sanglant» (martyre blanc)

 
Texte de l'édit de Milan dans l'Histoire ecclésiastique d'Eusèbe de Césarée, manuscrit du XVIe siècle.
Texte de l'édit de Milan dans l'Histoire ecclésiastique d'Eusèbe de Césarée, manuscrit du XVIe siècle.     « Moi, Constantin Auguste, ainsi que moi, Licinius Auguste, réunis heureusement à Milan pour discuter de tous les problèmes relatifs à la sécurité et au bien public, nous avons cru devoir régler en tout premier lieu, entre autres dispositions de nature à assurer selon nous le bien de la majorité, celle sur laquelle repose le respect de la divinité, c'est-à-dire donner aux chrétiens comme à tous la liberté et la possibilité de suivre la religion de leur choix.(...)

La même possibilité d'observer leur religion et leur culte est concédée aux autres citoyens ouvertement et librement, ainsi qu'il convient à notre époque de paix, afin que chacun ait la libre faculté de pratiquer le culte de son choix. Ce qui a dicté notre action, c'est la volonté de ne point paraître avoir apporté la moindre restriction à aucun culte ni à aucune religion. »
   

L'époque de «l'édit de Milan» est lÉpoque du personnage de Martin de Tours, qui a propulsé le monachisme du martyre blanc.

Retour au menu #06



#07)  Tableaux des échelles du temps chronologiques de l'époque de Martin de Tours au sein de l'empire romainT

Le 4 septembre 476, date de l'abdication de Romulus Augustule, dernier empereur de l'Empire romain d'Occident,
est en général retenu comme marquant la fin de l'empire romain.


William Branham n'a jamais compris la notion religieuse «du martyre non sanglant» qui prévalait partout dans l'empire romain au début du 4e siècle. Son personnage Martin de Tours, avait embrassé cette formule d'auto-sanctification et a propulsé le monachisme qui s'est répandu partout dans l'Europe de l'empire romain.


Fondée par Martin de Tours, en 361, l'abbaye de Ligugé est le plus ancien établissement monastique d'Occident (autrefois la Gaule) encore en activité, même si les bâtiments conventuels actuels sont d'époques relativement récentes.


 

L'abbaye de Marmoutier est une ancienne abbaye de moines bénédictins située sur la rive droite de la Loire en France, un peu en amont de Tours. Martin de Tours fonda l'abbaye de Marmoutier, avec le support de l'évêque Hilaire de Poitiers, vers l'an 372. L'abbaye connut son apogée au Moyen âge et ses dépendances s'étendaient dans une bonne partie de la France médiévale et jusqu'en Angleterre. e culte de «Saint Martin» est attesté dans la communauté de l'abbaye d'iona fondée par le personnage Columba d'Iona.

William Branham n'a jamais compris la notion religieuse «du martyre non sanglant» qui prévalait partout dans l'empire romain au début du 4e siècle. La date de l'an 313 est une date charnière pour la cessation des persécutions envers ceux qui avaient embrassé le christianisme. Le personnage Martin de Tours, avait embrassé cette formule d'auto-sanctification, en fondant les monastères de Liguré en l'an 361, et ensuite celui de Marmoutier vers l'an 372. Martin de Tours n'a jamais laissé un seul écrit, même pas un petit bout de papier.

Retour au menu #07
 



#08) Captures d'écran mentionnant le martyre blanc

Les archives internet, les livres et publications sur le sujet du «martyre rouge» et «du martyre blanc» foisonnent d'informations historiques, nous renseignant maintenant parfaitement sur l'orientation de la notion religieuse «pseudo-chrétienne» du martyre blanc, qui a donné naissance au monachisme ascétique, lequel s'est répandu d'abord à travers l'empire romain et ensuite vers des contrées qui n'avaient jamais été conquises par l'empire romain, tel que l'Irlande. Voici quelques capture d'écran de publications que 'ai trouvées sur Internet, ainsi que leurs liens.



Références sur Internet
Genèse et évolution de la théologie du martyre... de Theofried Baumeister - Livre - Decitre
Genèse et évolution de la théologie du martyre dans l'Eglise ancienne : Baumeister, Theofried, Tolck, Robert: Amazon.ca
Baumeister (Theofried) Genèse et évolution de la théologie du martyre dans l'Eglise ancienne - Persée


Références sur Internet
Moines dans l'assemblée des fidèles : Garrigues, Jean-Miguel: Amazon.ca: Livres
Moines dans l'assemblée des fidèles | Numérique Premium
Moines dans l'assemblée des fidèles à l'époque des Pères, IVe-VIIIe siècle - Jean-Miguel Garrigues, Jean Legrez - Google Livres



Références sur Internet
Europe et traduction de Michel Ballard - PDF - Ebooks - Decitre
Europe et traduction - L’Homélie de Cambrai : écriture et traduction, milieux irlandais du VIIe siècle, Artois Presses Université
 


Le martyre, sanglant ou non sanglant - France Catholique

William Branham n'a jamais compris la notion religieuse «du martyre non sanglant» qui prévalait partout dans l'empire romain au début du 4e siècle. La date de l'an 313 est une date charnière pour la cessation des persécutions envers ceux qui avaient embrassé le christianisme. Le personnage Martin de Tours, avait embrassé cette formule d'auto-sanctification, en fondant les monastères de Liguré en l'an 361, et ensuite celui de Marmoutier vers l'an 372.



#08)
L'origine du monachisme est étroitement liée à la notion de martyre non sanglant

Voici la description qu'en donne Sulpice Sévère, dans le livre de l'hagiographe de Martin de Tours, vers l'an 410. C'est uniquement dans ce livre que William Branham a puisé toutes ses informations sur le personnage de Martin de Tours.
« Pendant quelque temps, [Martin] logea dans une cellule attenante à l'église [de Tours]. Puis, ne pouvant plus supporter d'être dérangé par ceux qui venaient lui rendre visite, il s'installa dans un ermitage à deux milles environ hors les murs de la cité. Cette retraite était si écartée qu'elle n'avait rien à envier à la solitude du désert. D'un côté, en effet, elle était entourée par la falaise à pic d'un mont élevé et le reste du terrain était enfermé dans un léger méandre du fleuve de Loire; il n'y avait qu'une seule voie d'accès, et encore fort étroite.»

En 356, il quitta l’armée à Worms, en Germanie. Il se mit alors au service de saint Hilaire, évêque de Poitiers, qui le forma. Parti retrouver ses parents en Pannonie, il convertit sa mère. Il s’installa ensuite à Milan, pour essayer de retrouver Hilaire, alors en exil. Chassé de Milan, il partit s’isoler pour un temps sur l’île de Gallinaria, sur la côte ligure. Puis, il revint en France pour rejoindre l'évêque Hilaire de Poitiers; et sur les conseils de celui-ci, Martin s’installa comme ermite près de Poitiers, et fonda le monastère de Ligugé, premier Monastère d’Occident. Martin fut élu évêque de Tours le 4 Juillet 371.

Martin de Tours avait un aspect pitoyable dû aux mortifications et aux privations excessives qu’il s’infligeait, il portait des vêtements rustiques et grossiers.
 
L'abbaye de Marmoutier fondée par Martin avec pour règle la pauvreté, la mortification et la prière. Le monastère est construit en bois; Martin vit dans une cabane de bois dans laquelle il repousse les « apparitions diaboliques et converse avec les anges et les saints » : c’est une vie faite d’un courage viril et militaire que Martin impose à sa communauté. Les moines doivaient se vêtir d’étoffes grossières sur le modèle de saint Jean-Baptiste qui était habillé de poil de chameau. Ils copiaient des manuscrits, pêchaient dans la région de la Loire ; leur vie était très proche de ce que l’on peut lire dans les Évangiles sur la vie des premiers apôtres, jusqu’aux grottes qui abritent dans les coteaux de la Loire des habitations troglodytes où s’isolent des moines ermites.



Retour au menu #08

«Le monachisme a été propulsé par Martin de Tours et a été le cheval de Troie qui été utilisé pour répandre le trinitarisme»
Martin de Tours n'a jamais laissé un seul écrit.
 



#10)    

Antoine le Grand, également connu comme Antoine l'Ermite, ou encore Antoine du désert, est considéré comme le fondateur de l'érémitisme chrétien. Sa vie (hagiographie) nous est connue par le récit qu'en a fait Athanase d'Alexandrie vers 360.(Alexandre d'Alexandrie est mort en 373.)

Antoine du désert, a été le héros «spirituel» de Martin de Tours, et son érémitisme ascétique a fortement influencé ce dernier, au point que le monachisme de Martin est devenu le cheval de Troie spirituel qui a infiltré l'Église Rome.

Il serait né vers 251 et est mort vers 356 (la même année que Martin de Tours devient disciple d'Hilaire de Poitiers) à l'âge de 105 ans. Il est fêté sous le nom de saint Antoine 17 janvier par les catholiques. (...) Né en Égypte à Hérakléopolis Magna (aujourd'hui Qeman, Fayyoum) dans une famille assez riche d'agriculteurs égyptiens fervents chrétiens, Antoine devient orphelin à dix-huit ans avec une sœur cadette à élever. Ayant des terres à cultiver, il prend l'Évangile à la lettre (Mt 19,21, à l'âge de vingt ans, et distribue tous ses biens aux pauvres, après avoir installé sa sœur selon ses vœux dans une communauté féminine comme «vierge consacrée», puis il commence sa vie d'anachorète dans un lieu isolé près d'un de ses champs. Vêtu d'une haire en crin, il partage son temps entre la prière et le travail auprès de la cabane d'un vieil ascète qui l'initie à la vie érémitique. Il décide de renforcer sa retraite en partant vivre pendant 13 ans dans le désert (le chapitre V de la Vie d’Antoine mentionne qu'il va jusqu'à s'enfermer dans un des anciens tombeaux égyptiens de la montagne), fondant la communauté des Kellia (en) (vivant dans des huttes, des grottes ou de petits ermitages, il célèbre avec sa communauté le samedi) avec son disciple Ammonas qui s'est précédemment installé à Nitrie.

L'afflux de nombreux disciples troublant son isolement, il part en 285 vivre en ermite à Pispir, en plein désert, dans un fortin romain abandonné sur la route de la mer Rouge, imitant les nombreux anachorètes qui vivaient dans la pauvreté et la chasteté aux alentours des bourgs. Là, (...) , il subit les tentations du Diable ; (...) , les démons s'attaquant à sa vie. Antoine résiste à tout et ne se laisse pas détourner par les visions enchanteresses qui se multiplient.

Peu à peu, Antoine le Grand a des disciples qui viennent suivre son enseignement. Ils vivent à proximité dans des grottes et l'écoutent prêcher, s'associent à lui pour prier. Au fil des ans, ils se regroupent en différents noyaux de disciples choisissant un plus ancien à leur tête et choisissant tous Antoine comme guide spirituel. Ils sont à l'ouest et à l'est du Nil. Hilarion de Gaza le sollicite en 307 pour obtenir des conseils sur la façon d'organiser un monastère dans l'actuelle région de Gaza, considéré comme l'un des premiers de la chrétienté. En 312, Antoine s'éloigne davantage pour s'isoler. Il va en Thébaïde, sur le mont Qolzum (où se trouve aujourd'hui le monastère Saint-Antoine). Le Diable lui apparaît encore de temps en temps, mais ne le tourmente plus comme autrefois. Vénéré par de nombreux visiteurs, Antoine leur donne chaque fois des conseils de sagesse, les invitant à la prière plutôt qu'à la violence. Les religieux ayant adopté le mode de vie solitaire de saint Antoine sont appelés anachorètes, s'opposant aux cénobites qui choisissent la vie en communautés monastiques.
Source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Antoine_le_Grand

L'hagiographie de «Saint Antoine» par «Saint Athanase» est disponible encore aujourd'hui.
Voici un lien Internet qui propose en ligne l'hagiographie au complet.

Du point de vue religieux, l'érémitisme est une forme d'ascèse qui était déjà pratiquée dans l'Inde antique avec le Vanaprastha (ermite forestier) et le Shramana (moine errant).

La fin des grandes persécutions contre les chrétiens sous Constantin, marque également la fin de la voie royale pour accéder à la sainteté, à savoir le martyre. Sans que le phénomène soit réduit à cette explication, elle n'est pas étrangère au développement de l'érémitisme chrétien dès les premiers siècles du christianisme, nouveau moyen pour les âmes d'élite d'accéder à la sainteté. Ces anachorètes (du grec anakhôrein, se retirer) s'infligent de rudes privations afin de lutter contre les tentations. Le premier ermite connu de la chrétienté est saint Paul Ermite (229-342) et non pas Antoine le Grand (vers 250-356),

Antoine le Grand est un égyptien aisé qui vers l'âge de vingt ans part s'établir dans le désert de Haute-Égypte, dans la région de Thèbes. Il est popularisé dès sa mort par Athanase d'Alexandrie (saint Athanase) qui écrit le récit de sa vie, (hagiographie), et de nombreux ermites suivent son exemple dès la fin du IIIe siècle en se retirant dans le désert. On appelle les plus connus d'entre eux les Pères du désert. Le stylite est un anachorète pratiquant une ascèse extrême au sommet d'une ruine ou d'une colonne. Au Moyen Âge, est désigné sous le nom d'ermite, toute personne qui mène, seule ou au sein d'une petite communauté informelle (monastique), une vie religieuse austère à l'écart des villes

Le monachisme occidental s'inspira d'un monachisme oriental dans lequel les moines étaient anachorètes et contemplatifs, la règle de saint Benoît n'existant pas encore. Martin de Tours, tout en logeant ses disciples séparément dans des huttes ou loges (Locaciacum, « les petites cabanes », d'où le nom de Ligugé), les fit travailler en plus de les guider sur les voies de la rencontre avec Dieu requérant une vie de grand ascétisme.
 
Choisi comme évêque en 370 saint Martin quitte l'abbaye pour Tours (où il fonda l'abbaye de Marmoutier). Ligugé est abandonné au Ve siècle, à cause des persécutions des Wisigoths, qui cessent après la victoire de Clovis sur les Wisigoths en 507 .

Depuis que le Saint-Esprit a quitté l'Église, nous observons que dès la fin du 3ème siècle, les ouvriers du mystère de l'iniquité, c'est-à-dire la «pseudo-chrétienté» orientale adhère à la notion du martyre non sanglant, comme «l'érémitisme» (ermite), et c'est alors l'émergence du monachisme en son sein.  Ces hommes se séparent de la société pour se retirer dans des lieux déserts, le désert étant, selon leur interprétation biblique, le lieu de l’épreuve soi-disant «purificatrice» et de la rencontre avec Dieu.

Ils y mènent une vie d’ascèse, de prière, de travail et de solitude. Le père incontesté de ce genre de vie est légyptien appelé «Saint Antoine le Grand». Né en 251, il mène une vie de solitude dans le désert d’Egypte jusqu’à l’âge de 105 ans. Ils ont réellement «l'apparence de la piété» et c'est exactement ce que l'apôtre Paul avait exprimé lotrs de ses mises en garde contre ce type «d'apparence de sainteté».

Colossiens 2:23
2 Timothée 3:5

L'hagiographie, écrite par l'ouvrier d'iniquité «saint Athanase», aura une influence considérable sur le monachisme pseudo-chrétien, tant en Orient qu’en Occident. Le personnage historique que les catholiques appellent «Saint Pacôme», égyptien lui aussi, sera le père du monachisme communautaire (cénobitique). Il organisera les moines voulant vivre en communauté selon une règle bien précise qui aura des influences, elle aussi, en Orient et en Occident.

Source: https://www.abbayedelerins.com/site/index.php/fr/abbaye-de-lerins/breve-histoire-du-monachisme

«Sollicité par les visiteurs qui venaient lui demander ou des miracles ou une règle de vie, il (Antoine) établit en 305 des ermitages où ses disciples, attentifs à ses discours et s’inspirant de ses exemples, pratiquaient un héroïque détachement.» http://www.saint-antoine.ch/?p=23

http://www.assomption.org/fr/spiritualite/saint-augustin/revue-itineraires-augustiniens/mes-compagnons-de-pauvrete/iii-augustin-dans-l2019histoire/saint-antoine-le-grand-et-le-commencement-de-la-vie-monastique-par-lucian-dinca

Citation: « Évidemment, dans l’histoire de l’Église et de la théologie on se souvient d’Athanase avant tout comme du défenseur de la doctrine traditionnelle de la Trinité, contre Arius, et pour toutes les persécutions qu’il a dû subir pour sa défense de la foi de Nicée.

Mais c’est aussi quelqu’un qui a eu une très grande influence sur le développement du monachisme et donc de ce qu’on appelle aujourd’hui la « vie consacrée », et aussi sur l’histoire de la spiritualité. Athanase a eu une influence sur toutes les formes de la vie monastique de son époque : d’abord sur la vie de type érémitique pratiquée en Basse Égypte, à travers sa Vie d’Antoine, mais aussi sur la vie cénobitique à travers son amitié avec Pachôme et les moines pachômiens. Il a aussi eu une influence sur le monachisme féminin romain à l’époque de saint Jérôme. Comme on le sait, Athanase connut cinq fois l’exil durant son épiscopat, dont deux fois en Occident – une fois à Trèves en 336-337 et quelques années après à Rome. (...)  Quand Athanase devient Patriarche d’Alexandrie en 328, à l’âge de 33 ans, Antoine exerçait déjà son charisme de père spirituel dans le désert, après deux longues périodes de solitude et Pachôme venait de fonder son deuxième monastère. L’une des grandes intuitions du jeune patriarche fut de comprendre tout ce que le monachisme pouvait apporter à l’Église. À cette époque la plupart des évêques manifestaient plutôt de la méfiance à l’égard de ces groupes nouveaux et souvent étranges de moines.

Dès l’année qui suivit son élection Athanase visita les monastères pachômiens en Thébaïde et il écrivit la «Vie d’Antoine« (hagiographie) dès l’année qui suivit la mort de celui-ci. Cette «Vie d’Antoine» n’était pas une simple «biographie». Athanase assumait pleinement son rôle de pasteur à l’égard des moines qui étaient aussi des membres de son Église. En écrivant cette «Vie d’Antoine», Athanase avait deux buts : d’une part, donner une reconnaissance publique, devant toute l’Église à ce phénomène monastique et, d’autre part, guider spirituellement les moines dans leur cheminement spirituel à travers on enseignement. Cette «Vie» est en réalité un traité de spiritualité monastique.(...)»
Armand VEILLEUX
Source:
http://www.scourmont.be/Armand/chapters/2015/150503-saint-athanase.html  »


Glasmartre — Wikipédia (symbolisme religieux irlandais, le glasmartre, martyre rouge et martyre blanc)
Europe et traduction - L’Homélie de Cambrai : écriture bilingue et traduction dans les milieux irlandais du VIIe siècle - Artois Presses Université

Retour au menu #07
 



#11)

Le mot «ascétisme» vient du mot «ascèse» et peut être interprété de la même façon que «l'ascèse», comme étant l'ensemble des pratiques ascétiques (mortification, jeûne, pénitence, abstinence sexuelle, célibat …) qui ont pour but une «union intime avec Dieu» en «fuyant» «les choses du monde». D’un point de vue biblique légaliste, Il est commun dans les mentalités «religieuses» d’associer la religion à des pratiques d’ascèse, d’auto-condamnation, de pauvreté, de mortification, d'abstinence, d'altruisme, etc... Et c'est là, que le «mystère de l'iniquité» s'est acharné à remplacer l'authentique foi du salut en Jésus-Christ crucifié par «une grande apparence de piété. Au lieu de laisser l'Esprit de Christ sanctifier ceux qui étaient «baptisés en Jésus-Christ crucifié», ILS ONT PRÉFÉRÉ S'AUTO-SANCTIFIER EUX-MÊMES PAR LEURS OEUVRES.

Dans «la Vie de saint Antoine» publiée par l'Évêque Athanase d'Alexandrie, il est raconté qu'Antoine a pris à la lettre le passage des Écritures: « Si tu veux être parfait, va, vends tout ce que tu possèdes et donne-le aux pauvres, et viens, suis-moi, et tu auras un trésor dans les cieux (Mt 19, 21) » (Vita Antonii, 2, 1-3). 

Dans l'hagiographie de «saint Antoine», son auteur l'évêque Athanase d'Alexandrie, dit qu'Antoine reçut ce passage (Mt 19: 21) comme si le Seigneur s’adressait à lui personnellement. De retour chez lui, il appliqua à la lettre, ou presque, la prescription de Jésus. Méditant encore une autre parole entendue à l’église, «Ne vous souciez pas pour le lendemain (Mt 6, 34)», il fut pris d’un remord intérieur, et prit une décision encore plus radicale : il vendit tout ce qu’il possédait, distribua le prix obtenu aux pauvres, et se retira loin du bruit du monde, pour suivre en tout son Maître, pauvre et chaste, et vivre une vie ascétique.

Antoine ne fut pas le premier à choisir ce style de vie. Athanase nous apprend qu’il y avait un vieillard ascète dans le village voisin d’Antoine. De même il nous est dit que celui-ci allait souvent consulter d’autres ascètes qui pratiquaient une vie intense de prière et d’abstinence. De ces contacts, Antoine apprend que l’ascèse est un «métier» qui s’apprend graduellement par la pratique de la prière, l’abandon, le dépaysement. Ainsi il se retira dans un tombeau, dans la proximité des lieux habités, et vers l’âge de 35 ans il traversa le Nil et il s’établit dans une fortification abandonnée. Pendant 20 ans, il expérimenta à la fois le progrès dans la vie spirituelle, mais aussi la sècheresse spirituelle et la lutte quotidienne qu’il dut mener contre le «démon» (abstinence sexuelle).  Colossiens 2:23 2 Timothée 3:5

Sauf que l'ouvrier d'iniquité, en l'occurrence l'évêque Athanase d'Alexandrie, qui a écrivit «la vie d'Antoine» n'avait vraiment rien compris du vrai Évangile. Le vrai modèle Apostolique que nous donne Paul s'aligne sur une sanctification qui est à un milliard d'années-lumière des pratiques ascétiques et monastiques: Paul dit expressément: Galates 6:14 «Pour ce qui me concerne, loin de moi la pensée de me glorifier d'autre chose que de la croix de notre Seigneur Jésus Christ, par qui le monde est crucifié pour moi, comme je le suis pour le monde ! » Paul avait en lui, la pensée perpétuelle d'une sanctification exclusivement validée par le sacrifice de Jésus. Lorsque Paul dit «l'être tout entier» il n'ya a aucune place pour une «auto-sanctification» par l'ascétisme.
1 Thessaloniciens 5:23
«Que le Dieu de paix vous sanctifie lui-même tout entiers, et que tout votre être, l'esprit, l'âme et le corps, soit conservé irrépréhensible, lors de l'avènement de notre Seigneur Jésus Christ !»

Paul insiste pour dire que seul Dieu a le pouvoir de sanctifier et que c'est seulement par une pensée perpétuelle du «sang de l'Alliance en Jésus» qui sanctifie: Hébreux 2:11 «Car celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés sont tous issus d'un seul. C'est pourquoi il n'a pas honte de les appeler frères,» et  Hébreux 10:29 «(...) de quel pire châtiment pensez-vous que sera jugé digne celui qui aura foulé aux pieds le Fils de Dieu, qui aura tenu pour profane le sang de l'alliance, par lequel il a été sanctifié, et qui aura outragé l'Esprit de la grâce ? »

Comment pouvez-vous «devenir un modèle» (par une vie d'ascète et de moine) avec votre propre justice et ensuite prétendre que «vous vous tenez (en pensée) dans la présence de Dieu? Qui peut comprendre qu'un Martin de Tours n'a jamais eu en tête la valeur du «sang expiatoire de Jésus» pour «sa sanctification» devant Dieu?

Luc 16:15
«Jésus leur dit: Vous, vous cherchez à paraître justes devant les hommes, mais Dieu connaît vos cœurs ; car ce qui est élevé parmi les hommes est une abomination devant Dieu.»

Philippiens 3:9 « (...) et d'être trouvé en lui, non avec ma justice, celle qui vient de la loi, mais avec celle qui s'obtient par la foi en Christ, la justice qui vient de Dieu par la foi,» Romains 10:3 «(...) ne connaissant pas la justice de Dieu, et cherchant à établir leur propre justice, ils ne se sont pas soumis à la justice de Dieu ; »

Retour au menu



#12)

Le sens du proverbe semble assez clair, et il est donné dans les pages roses du Petit Larousse : "On juge une personne d'après la société qu'elle fréquente." Un humoriste l'a plaisamment détourné en l'écrivant : "Dis-moi qui tu fréquentes, je te dirai qui tu hais." (du verbe "haïr"). Façon plaisante de souligner que nous partageons souvent non seulement les goûts, mais aussi les mêmes aversions des personnes que nous fréquentons... Une autre version «modifiée» dit: "Dis moi qui tu suis, je te dirai qui je hais."

En psychologie, on enseigne que, pour les très jeunes garçons, le père est le modèle par excellence et le jeune garçon cherche à tout prix lui ressembler. Il semble que de tout temps, l'homme cherche à s'identifier à un modèle, s'il ne parvient pas à s'identifier aux membres du groupe auquel il appartient. Or, le modèle ou le groupe a un impact, non négligeable, sur le caractère d'un individu. Lorsqu'une jeune personne se tourne (par choix volontaire et personnel) vers quelqu'un (un professeur ou autre personne de confiance) pour «apprendre» et «être conseillé» la qualité et l'intensité de la relation pédagogique créée va déterminer le type de personnalité du disciple, influencé par «le maître d'expérience» en qui il a accordé toute sa confiance. La relation maître-élève entre l'évêque Hilaire de Poitiers et Martin de Tours illustre parfaitement l'orientation «théologique» qui caractérisa ce dernier, dans sa quête monachiste.



Retour au menu #12



#13)

Pour comprendre la relation maître-élève, humaine et pédagogique, entre l'évêque Hilaire de Poitiers et Martin de Tours, il faut reculer dans l'histoire de la vie de Martin et recouper les événements qui ont conduit Martin à devenir par choix personnel, le disciple inconditionnel d'Hilaire de Poitiers, en qui il avait une grande admiration. Ces deux personnages ont fortement contribué à l'expansion du mystère de l'iniquité, en ce sens que Martin de Tours deviendra une icône indissociable des mouvements contribuant à l'essor du monachisme en Europe.

Si l'on fait abstraction de l'hagiographie de Sulpice Sévère, certains renseignements historiques sur la «vie de Martin de Tours» sont facilement vérifiables, du fait qu'il a côtoyé des personnages historiques qui ont laissé leur marque. Avant de rencontrer l'évêque Hilaire de Poitiers, Martin a rencontré d'autres personnages qui l'ont conduit vers Hilaire.

Ainsi, la «vie» et la «théologie» des personnages qu'a côtoyé Martin, nous indique les sources qui ont marqué profondément la personnalité de Martin. Par la suite, le catholicisme romain a intégré toute l'orthodoxie «des Pères», tels qu'Alexandre et Athanase d'Alexandrie et l'évêque Hilaire de Poitiers.

Les parents de Martin étaient païens, d'origine mi-slave, mi-celtique. Martin naquit en 317 dans une province romaine d'Europe centrale, en Pannonie, c'est-à-dire dans une partie de la Hongrie et de la Moravie actuelles, plus précisément encore à Sabaria, colonie romaine depuis l'empereur Claude, aujourd'hui Szombathely en Hongrie, à une centaine de kilomètres au Sud-Sud-Est de Vienne.

Selon l'hagiographie de Sulpice Sévère, il est raconté que lorsque Martin n'était qu'adolescent, l'Empereur Constantin imposa par une mesure exceptionnelle l'incorporation des fils de vétérans les plus jeunes pour augmenter l'effectif de ses troupes. Le père de Martin qui était un vétéran de l'armée, n'attendit pas que son fils ait atteint l'âge légal, fixé à 19 ans, pour le remettre à l'autorité militaire.

À quinze ans, (vers 332) Martin fut donc enrôlé dans l'Armée romaine, livré par son père et forcé de prêter serment à l'Empereur. Il est fort probable que Martin cessa d'aller à l'école et que sa scolarité demeura très élémentaire, ce qui explique que Martin ne laissa aucun écrit de toute sa vie, et ce détail nous amène à deviner qu'il était conscient qu'il devait de combler son manque d'instruction et d'éducation.

Était-il illettré? Le latin n'étant pas sa langue maternelle, il avait peut-être de la difficulté à s'exprimer par écrit dans cette langue. Il servit d'abord dans des troupes d'adolescents préparatoires au métier militaire, puis et alla servir dans les Gaules (France) et fut affecté dans la cavalerie de la garde. Martin demeura ainsi une vingtaine d'années sous les armes, si l'on calcule qu'après avoir quitté l'armée, qu'il voyagea avec l'évêque Maximin pendant quelques années et qu'il rencontra l'évêque Hilaire de Poitiers vers 356. Martin de Tours n'a jamais laissé un seul écrit.

Retour au menu #13



#14  Titre section: qui était l'évêque Hilaire de Poitiers

Issu de l'aristocratie gallo-romaine de la cité de Limonum (Poitiers), Hilaire reçoit une bonne éducation avant de se former à la rhétorique latine. Les éléments autobiographiques qui parsèment ses œuvres laissent à penser qu'il est né païen, qu'il se convertit au contact de la Bible, et qu'il n'est baptisé que vers 345. Il est père de famille avec une fille unique Abra, lorsqu'il est élu évêque de la ville vers 350.
 
Soucieux de l'instruction de son peuple, il rédige un Commentaire sur l’Évangile de Matthieu, qui est la première œuvre exégétique latine qui nous soit parvenue. Ce texte, remarquable travail d’exégèse littérale, montre toutefois qu'Hilaire ne connaît pas la tradition orientale : sa perception de l'engendrement du Verbe montre même qu'il ignore les formulations du concile de Nicée. Il admettra d'ailleurs dans ses œuvres ultérieures qu'il n'a découvert celui-ci qu'en 354, soit près de trente ans après le concile.[Information douteuse]
 
En 353, réuni à la demande du pape Libère et de l'empereur Constance II, le concile d'Arles rétablit les ariens dans la communion, anathématise Athanase, Paulin de Trèves et Sérapion de Thmuis. Hilaire rompt alors la communion avec le pape Libère et lance l'anathème sur celui-ci ainsi que sur Saturnin d'Arles.
 
Alors que l’arianisme s’étend en Gaule, il s’oppose en effet à ce courant de pensée théologique. Dans l'Empire romain du milieu du IVe siècle, c'est aussi s'opposer à l'empereur. Lors du concile de Béziers de 356, dominé par les ariens unis autour de Saturnin, l'évêque d'Arles, il est «excommunié» et exilé en Phrygie.
 
Pendant son séjour en Phrygie, il continue cependant à gouverner son diocèse, mais c’est là qu’il découvre la pensée des théologiens orientaux et qu'il écrit son grand traité de doctrine trinitaire : De Trinitate, et une lettre adressée à différents évêques occidentaux De Synodis.

L'empereur Constance II décide de réunir simultanément un concile occidental à Rimini et un concile oriental à Séleucie afin de réconcilier l’Église divisée entre ariens, semi-ariens, et nicéens. L'empereur souhaite avant tout l'unité religieuse afin de parvenir à l'unité politique.
 
Hilaire cherche à exposer la doctrine catholique à l'empereur dans ses deux Livres à l'empereur Constance. Il expose ses thèses au concile de Séleucie en 359, où il obtient l'union des nicéens, dit aussi homoousiens (car affirmant l'identité de substance entre le Père et le Fils), et des semi-ariens, dit aussi homéousiens (car affirmant la « similitude de substance » entre le Père et le Fils), contre l'arianisme. Mais les ariens vont convaincre l'empereur de la véracité de leur thèse et celui-ci promulgue une loi qui définit que la foi des sujets de l'Empire doit être arienne lors du concile de Constantinople en 360.
 
C'est un exemple frappant du césaropapisme propre à l'Impérium romain ou l'Auguste est le plus souvent aussi souverain pontife. César était pontifex maximus lorsqu'il conquiert la Gaule en 52 av. J.-C.. C'est plutôt l'inverse, que l'Empereur ne s'occupe pas de religion est une nouveauté propre à la religion chrétienne dans l'Empire [pas clair]. Celle-ci n'ayant pas été immédiatement la religion d’État à cause de ses divisions internes et de patriarcat. cette division de la couronne impériale romaine ne sera d'ailleurs pas sans poser moult problèmes de préséance entre chef d'Église et pouvoir temporel (entre Auguste et César en face des pontifex maximus).
 
Hilaire, pour des raisons que l'on ignore (selon les sources, c'est soit par grâce du nouvel empereur Julien, soit un exil nouveau, car il est gênant en Orient, soit même un retour sans autorisation), retrouve sa ville de Poitiers en 360-361. On ne sait pas s'il a pu participer au concile de Paris de janvier 361, mais celui-ci a clairement reçu son influence. En effet, ce concile régional condamne clairement l'arianisme et destitue les évêques ariens de Gaule.
 
Hilaire, reprenant son ministère épiscopal, continue à écrire pour l'édification de son peuple, en particulier son Traité des mystères, catéchèse mystagogique et allégorique, ainsi que ses Commentaires sur les psaumes, œuvre d'exégèse. Il poursuit sa lutte anti-arienne, s'opposant en particulier à Auxence de Milan, avec l'aide d'Eusèbe de Verceil.
 
Saint Martin de Tours le rejoint vers 356, se mettant à son école. En 360, Martin fonde l'abbaye de Ligugé à proximité de Poitiers. Saint Hilaire fut probablement à l'origine de la construction à Poitiers du baptistère Saint-Jean, l'un des plus vieux bâtiments chrétiens actuellement subsistant en France. Il baptisa également Saint Lupien de Ratiatum9, la seconde cité pictave. Hilaire meurt en 367.

Retour au menu #14



#15)

Hilaire de Poitiers, communément appelé «saint Hilaire» par les catholiques

Hilaire a vécu au 4ème siècle. sous l'administration romaine, dans la ville qui deviendra Poitiers et s'appelait alors Lemonum.

Hilaire est certainement le personnage le plus remarquable de l'histoire de Poitiers.

Nous ne disposons pas d'informations certaines sur la plus grande partie de sa vie. Les sources antiques disent qu'il naquit à Poitiers, probablement vers l'année 310. Issu d'une famille de l'aristocratie gallo-romaine de la cité de Lemonum, il reçut une solide formation littéraire, bien évidente dans ses écrits.

Tous les historiens s'accordent sur le fait que cet homme (Hilaire) a joué un rôle déterminant dans la vie de Martin de Tours. Ce personnage est historique et ses œuvres littéraires nous sont réellement parvenues. Selon ce qu'on trouve sur Internet et particulièrement sur l'encyclopédie en ligne Wikipédia, nous apprenons qu'Hilaire de Poitiers, fut évêque de Poitiers (ville de France), qu'il est né en 315 et est mort en 367.

Cet homme avait le même âge que Martin de Tours. Hilaire de Poitiers fut un écrivain latin de l'Église de Rome. Théologien du 4e siècle, il fut un grand défenseur de l'orthodoxie nicéenne (Concile de Nicée) face à l'arianisme. Il a été désigné par le titre d’«Athanase de l’Occident» en raison de son action énergique et pastorale dans la lutte pour l'orthodoxie chrétienne. Il a été élevé au rang de docteur de l'Église par le pape Pie IX en 1851. En l'an 355, alors que l’arianisme s’étend en Gaule, il s’oppose farouchement à l'arianisme. Dans l'Empire romain du milieu du 4e siècle, c'est aussi s'opposer à l'empereur Constance II (qui protège l'arianisme). Lors du concile de Béziers de 356, dominé par les ariens unis autour de Saturnin, l'évêque d'Arles, il est excommunié et exilé en Phrygie (dans l'actuelle Turquie). C’est là qu’il découvre la pensée des théologiens orientaux et qu'il écrit ses grands traités de doctrine trinitaire : de Trinitate, de Synodis.

Résumons: Le conflit entre ariens et trinitaires rebondit sous l’initiative de l'évêque Hilaire de Poitiers, qui à son tour excommunie l'archevêque arien, Saturnin d’Arles, et quelques autres. Les adversaires ariens répliquent par la tenue d’un concile à Béziers en 356. Le concile de Béziers est dominé par les ariens unis autour de Saturnin, l'évêque d'Arles. Par la suite l'arianisme devient la seule théologie officielle de l'empire.

Les partisans ariens majoritaires excommunient Hilaire de Poitiers. Sur ordre de Constance II, Saturnin, archevêque d'Arles et Primat des Gaules, fait exiler Hilaire de Poitiers en Phrygie (dans l'actuelle Turquie). C’est là qu’il découvre «la pensée des théologiens orientaux» et qu'il écrit ses grands traités de doctrine trinitaire : «de Trinitate, de Synodis», dont l'Église catholique romaine fait encore référence.

De même, l’année suivante, en 359, les évêques suivent encore leur chef Saturnin au concile de Rimini qui définit un dogme différent du «symbole de Nicée en 325». Le triomphe de Saturnin ne tient pourtant qu’à l’appui de l’empereur Constance II. La mort de ce dernier et l’avènement de Julien (361/363), changent tout.

Le nouvel empereur Julien va favoriser les partisans trinitaires qui reviennent en force. Le nouvel empereur qui n’apprécie pas la religion «soi-disant» chrétienne et qui n’est sans doute pas fâché d’envenimer les relations dans l’Église, annule le décret de Constance II sur l’exil d’Hilaire.

Revenu d'exil, Hilaire reprend son épiscopat à Poitiers. Dès que Martin l'apprend, il quitte son refuge et vient le rejoindre à Poitiers. Hilaire reprend la lutte contre l'arianisme, notamment au concile de Paris, en 361, où il réussit à influencer l’épiscopat gaulois dans la voie trinitaire. Il y fait déposer l'archevêque Saturnin, dont Sulpice Sévère dira qu'il était homme détestable et chargé de crimes, ainsi que l’évêque de Périgueux. L'évolution du mystère de l'iniquité ne pouvait qu'aboutir à l'implantation universelle du «trinitarisme» de Nicéee 325, tel que les ouvriers d'iniquité depuis l'ère apostolique l'avait rêvé.

Retour au menu #15



#16)   

Revenons à l'histoire de Martin de Tours. L'on sait que Martin accompagna l'Évêque Maximin pendant quelques années lors de ses voyages. On sait que l'évêque Maximin est mort le 12 septembre 346, à Poitiers, là ou demeurait ses parents et son frère Maixent.

De retour d'un voyage à Rome, Maximin proposa à Martin de le suivre à Poitiers, pour revoir sa ville natale. Le frère de Maximin, nommé Maixent, était selon quelques historiens, «l'évêque de la ville de Poitiers». Et l'histoire nous renseigne en ce qu'Hilaire «succéda» à Maixent comme évêque par acclamation populaire, bien que Maixent ne figure pas officiellement comme «premier évêque de Poitiers», le titre étant plutôt accordé à Hilaire, surnommé «l'Athanase d'Occident». Ainsi, les circonstances ont conduit Martin vers Hilaire, qui deviendra le futur évêque de Poitiers vers 350. Hilaire partageait la même orthodoxie nicéenne que Maximin et son frère Maixent, et il ne fait aucun doute que Martin a été introduit par Maximin et son frère Maixent à Hilaire. L'histoire nous montre qu'en 356, Martin va rejoindre Hilaire, et devient son disciple.

Martin reçoit de l'évêque Hilaire «sa formation» ecclésiastique. On dit que Martin fut attiré par la réputation d'Hilaire et qu'il admirait Hilaire pour la fermeté intransigeante de «sa foi orthodoxe trinitaire» et son courage dans la résistance aux exigences de l'empereur Constance II, lequel, piqué de théologie, prétendait persécuter la foi de Nicée et obtenir le ralliement inconditionnel des évêques d'Occident à l'arianisme.

Les historiens nous montrent qu'Hilaire fit de Martin son disciple, le forma et lui donna «une éducation» selon «sa propre pédagogie et sa théologie» et voulut lui conférer la charge de diacre, qu'il refusa par modestie.

Il accepta seulement d'être exorciste, ce qui lui permit d'acquérir des facultés d'orateur. Un exorciste est un «prêtre» à qui un évêque a confié la charge spécifique de chasser des démons. Dans chaque diocèse un prêtre a normalement reçu cette mission. Ce premier séjour de Martin à Poitiers est à situer entre l'été 356 et le départ d'Hilaire pour l'exil, banni en Orient par l'empereur Constance II pour avoir osé lui tenir tête. Martin, privé de son maître, choisit également de s'enfuir, et partout où il se réfugia, il fut persécuté par les évêques ariens. Martin de Tours n'a jamais laissé un seul écrit

Voilà des vérités que William Branham a habilement «escamotées» dans son «Exposé des 7 âges de l'Église», car cela aurait été complètement insoutenable de concilier ses enseignements au sujet d'un personnage rempli du Saint-Esprit avec ceux desquels il déclarait que le trinitarisme de Nicée 325 était d'inspiration diabolique.

Retour au menu #16



#17)  Quelles sont les oeuvres de l'évêque Hilaire de Poitiers, qui ont été conservées jusqu'à nos jours?

Hilaire de Poitiers, surnommé le Marteau des Ariens ou l'Athanase d'Occident est le premier évêque de Poitiers réellement attesté, né vers 315 et mort en 367. Il est de même l'un des premiers écrivains latins de l'Église de Rome. Théologien du 4e siècle, il fut un grand défenseur de l'orthodoxie nicéenne face à l'arianisme (unitaire contre le trinitarisme de Nicée 325). La majeure partie des écrits d'Hilaire a été conservée : écrits exégétiques, traités théologiques et compositions liturgiques, en particulier des hymnes.
Bon nombre de ses écrits nous sont parvenus jusqu'à aujourd'hui. Depuis l'avènement de l'Internet, les archives en ligne ainsi que la facilité de se procurer les écrits d'Hilaire de Poitiers ne peuvent plus excuser l'ignorance à propos du personnage. Lors de son exil en Orient (Turquie), il entre en contact avec le texte grec des écritures, dans sa version de la Septante et il découvre plus précisément les œuvres d'Origène. Son Traité des Mystères, date des dernières années de sa vie. Martin de Tours le rejoint dans les années 356, se mettant à son école.
En 360, Martin de Tours, l'élève de l'évêque Hilaire de Poitiers, fonde l'abbaye monastique de Ligugé à proximité de Poitiers. Hilaire de Poitiers léga à Martin, la propriété de Liguré. L'abbaye fut fondée, sur un domaine reçu de d'Hilaire, évêque de Poitiers, dont Martin de Tours était le disciple. Ce domaine n'était qu'une villa romaine en ruine, dans laquelle il s'installa comme ermite, mais ses nombreux disciples (moines) le poussèrent à fonder un monastère.
Capture d'écran des écrits d'Hilaire de Poitiers
 Commentaire sur l’évangile de Matthieu (env. 353-356).
        Tome I (1-13)
        Tome II (14-33)
  La Trinité (env. 356-360).
        Tome I,
        Tome II,
        Tome III,
  Commentaires sur le Psaume 118 (env. 360-367).
        Tome I (1-8)
        Tome II (9-22)
        Tome III (1-14)
        Tome IV (51-61)
        Tome V (62-66)
        Tome VI (119-126)
 
   Contre Constance (env. 360-361)
   Traité des Mystères (env. 364-367)
   Commentaires sur les Psaumes

Retour au menu #17



#18)

L'œuvre principale d'Hilaire de Poitiers est le «De Trinitate», traité en 12 livres, dont plusieurs historiens croient qu'il a été composé pendant son exil. Il y défend la «consubstantialité du Fils» avec le Père, contre les ariens qui nient la divinité de Jésus, et contre les «sabelliens» (modalisme) qui ne distinguent pas le Père et le Fils.

La théologie d'Hilaire est la première synthèse doctrinale «sur la Trinité» écrite en latin. Hilaire, qui fut le maître et protecteur de Martin de Tours, et fut un ardent défenseur de la formule de foi trinitaire, imposée lors du Concile de Nicée en 325. Ainsi comme la théologie d'Hilaire était fondée sur des sources grecques et défendant «l'orthodoxie définie à Nicée en 325», elle aura une influence certaine pendant tout le siècle suivant. Toutefois, elle perdra de son importance après le travail d'Augustin d'Hippone , laquelle s'inscrivant dans la continuité de celle d'Hilaire, dépasse largement celle d'Hilaire, en particulier dans l'expression de la «divinité de l'Esprit-Saint»


Capture d'écran

 



#19)  
Hilaire de Poitiers, fervent défenseur du trinitarisme, est exilé par l'empereur Constance

En 356, Hilaire assiste comme évêque au Synode de Béziers, dans le sud de la France, le «synode des faux Apôtres», comme il l'appelle lui-même, car la réunion fut dominée par des Évêques philo-ariens, qui niaient la trinité. Les opposants au culte trinitaire  demandèrent à l'empereur Constance qui était également contre le trinitarisme, la condamnation à l'exil de l'Évêque de Poitiers.

Hilaire de Poitiers fut donc exilé en Phrygie (Turquie) pour sa position trinitaire.
Hilaire fut ainsi obligé de quitter la Gaule au cours de l'été 356. Exilé en Phrygie, dans l'actuelle Turquie, Hilaire se trouva au contact d'un milieu religieux totalement dominé par l'arianisme. Là aussi, sa sollicitude de pasteur le poussa à travailler sans relâche pour le rétablissement de l'unité de l'Eglise, sur la base de la juste foi, formulée par le Concile de Nicée. C'est dans ce but qu'il commença la rédaction de son œuvre dogmatique la plus importante et la plus connue : le De Trinitate (Sur la Trinité).

Retour d'exil à Poitiers
En 360 ou en 361, Hilaire put finalement revenir dans sa patrie après son exil, et il reprit immédiatement l'activité pastorale dans son Eglise, mais l'influence de son magistère s'étendit de fait bien au-delà des frontières de celle-ci. Parallèlement, Martin de Tours qui était l'élève d'Hilaire de Pouitiers, dut quitter Poitiers et se réfugier loin des adversaires contre le trinitarisme.

Note: Hilaire mourut en 367. Sa mémoire liturgique est célébrée par l'Église catholique le 13 janvier. En 1851, le pape Pie IX le proclama Docteur de l'Église.

https://nominis.cef.fr/contenus/saint/421/Saint-Hilaire-de-Poitiers.html
Extrait:
saint Hilaire de Poitiers, enluminure de la Vita S. Hilarii«Hilaire, devenu évêque de Poitiers, rencontra très rapidement saint Athanase d'Alexandrie, alors exilé en Gaule à cause de l'hérésie arienne. Hilaire, combattant à son tour cette hérésie, sera (en 356) , sur ordre de l'empereur Constance II, exilé en Phrygie (dans l'actuelle Turquie) où il découvrira la théologie grecque et deviendra de tous les Pères latins de l'Église, celui dont la pensée sera la plus proche des Pères Grecs. Curieusement, le Commentaire sur l'Évangile de Matthieu, première œuvre d'Hilaire, évêque soucieux de l'instruction de son peuple, montre toutefois que son auteur ne connaissait pas la tradition orientale, et même qu'il ignorait les textes du Concile de Nicée qu'il ne découvrit qu'en 354. Dès 355, alors que l'arianisme s'étendait dans toute la Gaule, Hilaire s’opposa à cette théologie  et écrivit son œuvre magistrale, son "Traité sur la Trinité." »

 «(...) Hilaire fut, au milieu du IVe siècle, le premier évêque de Poitiers connu avec certitude et l'un des grands auteurs chrétiens. Exilé pour avoir défendu la foi trinitaire dans une Gaule acquise à l'arianisme, il rédige son ouvrage le plus connu, le De Trinitate, et revient d'Orient pour finir ses jours à Poitiers en 367 ou 368.»

Rappelons qu'en 356, lorsqu'Hilaire est exilé par les «hérétiques ariens au pouvoir», Martin va également être forcé de s'enfuir et quitter la Gaule. Son errance durera environ 4-5 ans.

Retour au menu #19



#20

La clé de ma réfutation du choix de William Branham ne repose pas seulement sur le fait que ce dernier n'a lu que les œuvres de Sulpice Sévère, créées expressément pour promouvoir le culte d'un homme obsédé par un ascétisme rigoureux doublé d'un altruisme hors du commun, mais repose également par l'association et la position dogmatique du personnage, face à l'arianisme, taxé d'hérésie par l'Église trinitaire. Bien que toute l'Église de Rome soit sous l'emprise du mystère de l'iniquité, deux camps s'opposaient sur la théologie à propos de la nature divine. Martin de Tours endossait complètement le crédo (profession de foi) du Concile de Nicée en 325. Les preuves historiques de sa position théologique face à la «Trinité» sont accablantes et les témoignages sont abondants. Malheureusement c'est un des nombreux volets que William Branham a occulté et omis de mentionner.

Selon Sulpice Sévère, (le prétexte d'un «songe» pour justifier sa fuite est hagiographique) il va jusqu'en Pannonie (Hongrie), où il convertit sa mère à la foi nicéenne, puis revient par l'Illyrie (Albanie actuelle), où il lutte contre l'arianisme, ce qui selon Sulpice Sévère, lui vaut d'être battu de verges. On peut penser que Martin ne se priva pas de chercher à convertir les Ariens à la foi du «crédo de Nicée». Cependant, selon «la Vita Sancti Martini», en Pannonie comme ailleurs, «l'hérésie arienne» avait alors le dessus. Le camp théologique des évêques pro-nicéens avaient été persécuté et à son tour Martin eut à subir les pires traitements. Il finit par quitter sa ville et regagna l'Italie. Martin essaie de mener la vie monastique dans un ermitage à Milan. Mais là aussi, il y fut persécuté avec acharnement par l'évêque arien Auxence de Milan auquel succédera Ambroise. Auxence finira par faire expulser Martin de la cité.

Dans sa fuite, Martin trouve alors refuge, entre 358 et 360, dans la petite île inhabitée de Gallinara près de la côte ligure face à Albenga, à quelque cinquante milles au sud-ouest de Gênes, avec un prêtre qui partageait les mêmes aspirations que lui.

La suite de l'histoire est convaincante, qu'il existait une relation très serrée entre Hilaire et Martin. Un jour, apprenant qu'Hilaire est rentré d'exil, il s'empresse de regagner Poitiers pour le rejoindre et avec l'aide et le soutien (financier) d'Hilaire, il fonde à Ligugé, un abbaye (monastère), sur un terrain que lui donne Hilaire,  le premier de Gaule. Plus tard, Sulpice Sévère deviendra le disciple inconditionnel de Martin, et publia son hagiographie «Vita Sancti Martini» pour élever Martin au rang de «saint» à vénérer. Les légendes de Martin contribueront pendant des siècles, à générer des fondateurs de monastères, tels que «saint Colomba d'Iona» en Irlande, qui implanteront des systèmes inspirés par la vie ascétique et monastique de Martin de Tours.

Retour au menu #20



#21)

Selon certains historiens, vers la fin de l'année 360, Hilaire revient en Gaule, car les Ariens en Orient redoutaient son influence grandissante. On le surnomma d'ailleurs «le perturbateur de l'Orient». Pour d'autres, Hilaire revient pour des raisons que l'on ignore (selon les sources, c'est soit par grâce du nouvel empereur Julien (qui régna de 361 à 363), soit un exil nouveau car il est gênant en Orient, soit même un retour sans autorisation). De toutes façons, Hilaire retrouve sa ville de Poitiers fin 360 ou début 361.

Les historiens ne sont pas tous certains s'il a pu participer au Concile de Paris de janvier 361, mais celui-ci a clairement reçu son influence. En effet, ce concile régional condamne clairement l'arianisme et destitue les évêques ariens de Gaule. Hilaire peut maintenant s'occuper de la «vocation ascétique» de Martin.

Hilaire, reprenant son ministère épiscopal, continue à écrire, en particulier son Traité des mystères, sa Catéchèse, ainsi que ses Commentaires sur les psaumes. Évidemment, il poursuit sa lutte anti-arienne, s'opposant en particulier à Auxence de Milan, avec l'aide d'Eusèbe de Verceil qui avait lui aussi été exilé par les ariens.

Hilaire retrouve aussi Martin, qui initié à la «vie monastique», s'établira dans un ermitage à Ligugé (Premier monastère de la Gaule) lorsqu'Hilaire lui concèdera une propriété. Selon Sulpice Sévère, de nombreux disciples viendront rejoindre Martin. Plus tard celui-ci deviendra lui-même Evêque de Tours et sera pour l'histoire l'un des premiers représentants de la «vie monastique en Gaule». Mais Hilaire continua à souffrir des ravages fait par ce qu'Il appelle «l'hérésie arienne», il rassemblera des conciles, et ira jusqu'à Milan pour la combattre. Epuisé, il reviendra à Poitiers, rédigea son «contre Auxence» où il dénoncera avec force les empiétements du pouvoir impérial sur les affaires religieuses et où il précisera les conditions réelles de l'unité des chrétiens : la foi nicéenne.

La présence d'Hilaire, au concile de Séleucie (359) où il avait demandé une séance publique pour confondre les évêques ariens «hérétiques», et selon quelques historiens, cela avait été pour eux un coup terrible. Avant de revenir en Gaule, Hilaire était passé à Constantinople (360) en passant par Rome. Son retour à Poitiers fut un triomphe. En moins de deux ans, l'orthodoxie de l'empire était passé de l'arianisme au trinitarisme de Nicée.

Quelques dates dans le temps:
353:
Concile d'Arles. Conflit entre l'évêque trinitaire Hilaire de Poitiers et l'évêque arien Saturnin d'Arles. L’arianisme avait été  condamné au concile de Nicée (325). Cependant l’arianisme connait sa revanche avec l’empereur Constance II qui recompose l’unité de l’empire romain après la mort de son frère Constant. Sur l’initiative du pape Libère qui veut réconcilier les évêques encore divisés, l’empereur Constance II, se trouvant à Arles, décide que le concile s’y tiendra. Présidé par Saturnin, évêque de la ville, il traite essentiellement de l'arianisme. L'empereur en arbitre les séances et réclame la condamnation d’Athanase, l’évêque d’Alexandrie qui s’oppose à l’arianisme et à son autorité.
356
: 9 février : Le patriarche Athanase d'Alexandrie est chassé de son siège et cherche refuge dans le désert de Haute-Égypte, et rencontre les moines du désert.
355: Synode arien de Milan. Le pape Libère est exilé à Béroia en Thrace (Grèce) pour avoir refusé les décrets des synodes ariens.
356: Entre le 7 avril et le 19 mai (date probable) : Le concile arien de Béziers est réuni par l'empereur Constance II, à la demande de Saturnin d'Arles. Les partisans du Credo de Nicée (trinitaires) sont jugés et exilés. L'évêque Hilaire de Poitiers est exilé en Phrygie (Turquie actuelle).
359 : Concile de Rimini. Les évêques de Vienne et de Narbonne suivent leur chef l'évêque d'Arles, Saturnin, à ce concile qui définit un dogme différent du symbole de Nicée (dogme Arien).
359 : Concile de Séleucie.
361 : Concile de Paris, condamnation de Saturnin d'Arles et l'arianisme. Revenu à Poitiers, Hilaire reprend la lutte, notamment avec son influence au concile de Paris, en 361, où il réussit à ramener tout l’épiscopat gaulois dans la voie orthodoxe trinitaire. Il y fait déposer l'évêque arien Saturnin, que Sulpice Sévère déclare homme détestable et chargé de crimes.

Les historiens soulignent que par ses talents d'homme d'action et d'écrivain, par la situation politique du moment Hilaire put travailler à y restaurer «l'Orthodoxie trinitaire» en éliminant «l'hérésie arienne» de l'Église. Il obtint l'excommunication (Synode de Paris -361) de deux leaders de l'arianisme en Gaule, les évêques d'Arles et de Périgueux et il s'appliquera avec fermeté mais aussi avec la douceur qui le caractérise, à regagner les évêques qui avaient faillis mais qui reconnaissaient leurs erreurs. Ce fut le salut de la Gaule chrétienne. «Tout le monde reconnut, écrit Sulpice Sévère, que notre Gaule fut débarrassée de l'hérésie criminelle par le zèle d'Hilaire de Poitiers.»

Qu'est-ce qu'une hagiographie?
Qu'est-ce qu'un exemplum?
Qu'elle est la différence entre une hagiographie et un exemplum?
Martin de Tours n'a jamais laissé un seul écrit
Martin de Tours n'a jamais laissé un seul écrit
Martin de Tours n'a jamais laissé un seul écrit
Martin de Tours n'a jamais laissé un seul écrit
Martin lutte contre l'arianisme avec Hilaire de Poitiers
Martin contre l'arianisme et forcé à l'exil par les ariens
Martin profondément engagé contre l'arianisme
Martin fervent représentant de la foi trinitaire contre l'arianisme
Martin s'oppose farouchement à l'arianisme avec Hilaire de Poitiers
Martin s'attacha à Hilaire de Poitiers et reçu une formation ascétique
Martin collaborateur de l'évêque Hilaire de Poitiers
Influence de l'évêque Hilaire de Poitiers sur Martin de Tours
Martin persécuté par les ariens à cause de sa position trinitaire
Fils spirituel d'Hilaire de Poitiers, Martin combat l'arianisme
Influence de l'évêque Hilaire de Poitiers sur Martin de Tours
Aapologie des victoires de Martin de Tours sur l'arianisme

Naissance de l'érémétisme «organisé» avec la construction de monastères
Lien entre le monachisme et la diffusion du cultre trinitaire à travers l'empire

Martin de Tours, propulse le monachisme. Le réseau martinien

Les enseignements de William Branham sont faux. Son choix de Martin de Tours comme «ange/étoile/messager» est une aberration.
Cliquez pour agrandir

Retour au menu #21



#22)

En 361, l'ouvrier d'iniquité Martin de Tours fonde l'abbaye de Ligugé à proximité de Poitiers. Selon ce qu'on trouve sur Wikipédia au sujet de « l'abbaye est fondée par Martin en 361, sur un domaine reçu de «saint Hilaire, évêque de Poitiers», dont il était le disciple. Ce domaine n'était qu'une villa romaine en ruine, dans laquelle Martin s'installe comme ermite, mais ses disciples nombreux le poussent à fonder un monastère.»

Donc, c'est l'évêque Hilaire qui aida le jeune Martin – à s'installer dans un «ermitage» (une propriété abandonnée) dans une commune appelée Ligugé, près de Poitiers. La vie monastique, encore à ses débuts en Occident, était perçue avec une certaine méfiance par plusieurs du clergé de l'Église de Rome. En apportant son soutien à Martin, Hilaire joua un rôle décisif dans le développement du monachisme dans le pays et dans la «pseudo-évangélisation catholique romaine» des campagnes. L'Histoire confirme qu'Hilaire meurt en 367.

Source:
http://www.eglise-orthodoxe.eu/texte_saint_hilaire_poitiers.htm

Extrait:
Vers 351-352, l'évêque Maixent de l'Église de Poitiers meurt. Hilaire qui jouissait d'un grand prestige car on le savait remarquable théologien fut choisi par acclamations comme successeur. Il accepta dans un esprit de service ses nouvelles responsabilités. Et il appliquera dans sa vie ses propres paroles : «L'évêque est placé à la tête de la maison pour veiller aux besoins et aux intérêts du peuple qui lui est confié» et «L'évêque ne remplit son ministère que s'il fortifie ce qui est faible par un enseignement à la fois authentique et adapté, s'il consolide ce qui tombe en ruine, s'il redresse celui qui s'égare, s'il dispense le verbe de vie à la famille qu'il a à nourrir de la nourriture éternelle». Il fut un évêque aimé se consacrant en premier lieu à la prédication et à la méditation de la Bible. Il rédigea le «Commentaire sur l'évangile de saint Matthieu» (353-356) et accueilli vers 356 le futur «saint Martin».

Celui-ci s'attacha à l'évêque Hilaire comme «un converti d'Égypte auprès d'un «ancien du delta ou du désert» et reçut de lui une formation ascétique. Mais rapidement l'Église se trouva en pleine crise dont la cause était «l'hérésie arienne» (355). Cette hérésie qui nie la consubstantialité du Père avec le Fils au sein de la Trinité fut combattue par une majorité d'évêques occidentaux mais aussi par d'autres d'Orient, comme Basile, Athanase d'Alexandrie, Grégoire de Nysse, Grégoire de Naziance. Devant la volonté de l'évêque d'Arles Saturnin, qui voulait imposer l'Arianisme à toute l'Eglise de Gaule, Hilaire entra en lisse et organisa la résistance. Dès ce moment et à l'instar d'Athanase d'Alexandrie, on le surnommera l'Athanase d'Occident. Ce qui lui valut en 356, au concile de Béziers d'être condamné pour son orthodoxie nicéenne et persistant dans son attitude antiarienne, il fut déposé, puis exilé en Phrygie (dans l'actuelle Turquie).

Retour au menu #22



#23  Quel lien relie l'hagiographe Alexandre d'Alexandrie avec Hilaire de Poitiers, et avec Martin de Tours?

L'Histoire nous enseigne qu'Athanase d'Alexandrie fut le disciple du patriarche Alexandre d'Alexandrie, celui-là même qui dirigea le parti trinitaire au Concile de Nicée en 325, contre Arius et sa doctrine de l'unicité de Dieu, qu'on appelle l'arianisme.

Athanase succéda à Alexandre d'Alexandrie le 8 juin 328. Souvenons-nous que l'évêque (patriarche) Athanase d'Alexandrie s'était réfugié chez l'Évêque Maximin à Trèves lors de son exil ordonné par l'empereur, parce que ce dernier avait été «excommunié» par les évêque ariens pour sa position «trinitaire» contre l'arianisme.

Si vous suivez la piste d'Athanase d'Alexandrie (exilé par les ariens en 336-37, puis à nouveau en 343), celle de l'évêque Maximin de Trèves et de son frère Maixent de Poitiers, et celle d'Hilaire de Poitiers (lui aussi exilé par les ariens) vous comprendrez quelle était aussi la «théologie» de Martin de Tours, qui opta pour la fuite en 356, lorsque son «maître» Hilaire fut condamné à l'exil. Et aussi vous comprendrez pourquoi, partout où Martin se réfugia, il fut battu et chassé par les évêques ariens. Ci-dessous, une capture d'écran.

Capture d'écran

Retour au menu #23
 



#24)

Toujours selon l'hagiographie Sulpice Sévère (recoupée par d'autres historiens), il est écrit que lorsque Martin atteignit l'âge de dix-huit ans, (d'autres disent 20 ans) il décida de se faire «baptiser» (selon la foi du concile de Nicée), mais il ne renonça pas immédiatement à la carrière militaire. Vers l'âge de 40 ans, libéré de ses obligations militaires, Martin se rendit alors à Trèves (Trier en Allemagne), où il se lia d'amitié avec l'Évêque Maximin,  originaire de Poitiers (France) et où plus tard, Martin s'installa avec l'évêque Hilaire de Poitiers.

Juste pour vous situer sur le personnage de Maximin, ce dernier était un farouche adversaire de l'arianisme, et un ami très proche d'Athanase d'Alexandrie (également pro-nicéen) qui se réfugia chez lui, à Trèves, pendant son exil, en 336-37, puis à nouveau en 343.

L'évêque Maximin a pris part au concile de Sardique en 343, convoqué par le pape Jules 1er (pro-nicéen), et s'est opposé farouchement aux évêques ariens (ceux qui endossaient l'unicité de Dieu). Les livres d'histoire, nous confirme que, tout comme ce fut le cas à Nicée en 325, la réunion de Sardique fut le lieu de discordes théologiques et canoniques témoignant des divergences entre les courants traversant les communautés «soi-disant chrétiennes» de l'époque. On dit que l'Évêque Maximin s'employa à convaincre les empereurs romains d'Occident de soutenir l'église catholique occidentale et l'orthodoxie nicéenne (Trinitarisme) dans sa lutte contre l'arianisme (unicité). Il anima également les «campagnes d'évangélisation ???» de son diocèse et des territoires proches comme la Lorraine et jusqu'en Alsace, accompagné notamment de Paulin de Trèves, originaire comme lui d'Aquitaine et qu'il avait ordonné prêtre, et qui lui succédera comme sixième évêque de Trèves en 347, poursuivant la même opposition contre l'arianisme. Ci-dessous, une capture d'écran:

En résumé, l'Évêque Maximin et son frère Maixent qui était également évêque de Poitiers, sont décrits comme «de farouches défenseurs» de la doctrine trinitaire et sont engagés dans la lutte contre l'arianisme. Maximin et Athanase partageaient les mêmes pensées. Plus tard, l'évêque de Poitiers, Maixent, fut remplacé par l'évêque Hilaire de Poitiers, maître et professuer de Martin de Tours. Hilaire de Poitiers est reconnu par l'Église catholique, comme étant l'un des plus grands adversaires de l'arianisme et défenseur du dogme trinitaire.

Retour au menu #24



#25)

Maximin, né à Silly, en Gaule romaine, devient évêque de Trèves (Allemagne) vers 341/3421. C'est un adversaire de la faction prônant l'arianisme, et un ami d'Athanase d'Alexandrie qui se réfugie chez lui, à Trènt son exil, en 336-37, puis à nouveau en 343. Grâce à lui, Athanase rencontre le futur empereur César Constantin avant que celui-ci ne devienne empereur. Maximin prend part au concile de Sardique convoqué par le pape Jules 1er, et s'y oppose aux évêques ariens.

La concile de Sardique est le lieu de discordes théologiques et canoniques témoignant des divergences entre les courants traversant les communautés soi-disant chrétiennes de l'époque, et des différences de traditions intellectuelles entre l'Orient grec et l'Occident latin, ceci à un moment où ces communautés ne dépassent guère plus de cinq pour cent de la population de l'Empire, et sont encore relativement concentrées en Orient et dans les provinces africaines. L'évêque Maximin s'emploie à convaincre les empereurs romains d'Occident de soutenir l'église catholique occidentale et l'orthodoxie nicéenne dans sa lutte contre l'arianisme (l'unicité de Dieu. Il anime également les campagnes d'évangélisation de son diocèse et des territoires proches comme la Lorraine et jusqu'en Alsace, accompagné notamment de Paulin de Trèves, originaire comme lui d'Aquitaine et qu'il a ordonné prêtre. Maximin est mort à Poitiers où il serait venu voir ses parents. Son corps a été rapatrié à Trèves, et a été enterré dans le cimetière à côté de la porte nord de Trèves, dans la crypte d'une église dédiée à Jean l'Évangéliste, puis dans une abbaye devenue l'abbaye «Saint-Maximin de Trèves».

Source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Maximin_de_Trèves 

D'après mes recherches, il est dit de Martin, qu'après avoir quitté l'armée, il vécut à Trèves un certain nombre d'années, et c'est là qu'il fit la connaissance de l'évêque Maximin et qu'il connut l'évêque Athanase d'Alexandrie (vers 337) quand ce dernier se réfugia chez Maximin, après avoir été exilé par Constantin. Il semble que ce soit à Trèves qu'il fut initié à l'ascétisme sous la direction et dans l'amitié de Maximin. Les preuves historiques sont implacables pour souligner les influences que divers personnages ont données à Martin de Tours.

Citation: Le rôle déterminant d'Athanase
«Ce fut surtout sous l'influence de ce patriarche d'Alexandrie que se propagea le monachisme en Occident. En 335, Constantin l'ayant exilé de son siège, il se réfugia à Trèves, où il vécut pendant deux ans, psalmodiant l'office divin avec quelques moines qu'il avait amenés avec lui. À cet exemple, un certain nombre de petits groupes érémitiques se constituèrent sur les bords de la Moselle ; le plus important fut celui qu'établit à Cardo saint Castor, et qui devint une importante communauté, régie par une règle qui ne fut sans doute pas rédigée. Ce fut probablement à cette communauté, ou à une autre moins importante, qu'appartint saint Martin quand, en 341, il demanda son congé de l'armée pour se consacrer à Dieu ; jusqu'au jour où, accompagnant à Poitiers l'évêque Maximin de Trèves, il y trouva un groupe d'ascètes dirigé par saint Hilaire, futur évêque de la ville, et s'y incorpora. Puis, après un voyage en Italie durant lequel il constitua deux ermitages, il retourna à Poitiers ; il fonda alors près de Ligugé un monastère de laïcs, puis, devenu archevêque de Tours, un monastère de clercs à Marmoutier (371) En 339, Athanase, de nouveau exilé, s'arrêta à Rome...»

Note: 23 novembre 337 : retour de l'évêque Athanase à Alexandrie après 28 mois d'exil à Trèves.

Source:https://www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/le_monachisme_chretien_en_occident.asp
Source: https://www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/pdf/pdf_le_monachisme_chretien_en_occident.pdf
Source: http://gabriellaroma.unblog.fr/category/monachisme-chretien/

Reproduction 1, texte sur la relation entre Maximin et Martin qui devient disciple d'Hilaire
Reproduction 2, texte sur Martin voyageant avec Maximin et devient disciple d'Hilaire
Reproduction 3, texte relation entre Maximin et Martin, Hilaire lui donne une formation ecclésiastique
Reproduction 4, texte : relation Maximin et Martin, Hilaire oriente la vie de Martin
Reproduction 5, texte : étroite liaison avec Maximin et Martin qui voyage avec Maximin à Rome

Citation: «Il est possible que de 337 à 347, Martin vécut à Trèves, qu'il y fut ascète sous la direction et dans l'amitié du grand évêque Maximin et qu'il bénéficia de la compagnie d'Anathase d'Alexandrie et de Paul de Constantinople. Trèves était alors la capitale de la préfecture des Gaules et celle de l'Empire romain d'Occident ; le christianisme s'y était solidement implanté mais surtout elle était le berceau de la vie monastique dans les Gaules. Maximin ayant fait de Martin le compagnon de ses voyages, ce dernier l'accompagne à Poitiers et y reste après la mort de Maximin. On le retrouve ensuite auprès de saint Hilaire, évêque de Poitiers, dont la renommée est considérable car il est l'un des évangélisateurs de la Gaule. Sous sa conduite il veut se former à la vie religieuse. (...) En 361, il s'installe à Ligugé en Poitou dans les communs d'une villa gallo-romaine, en ruine depuis l'invasion alémanique de 276. Ce lieu lui est offert par saint Hilaire

Note: 23 novembre 337 : retour de l'évêque Athanase à Alexandrie après 28 mois d'exil à Trèves.

Source: https://oise.catholique.fr/archives/rubriques/droite/art-culture-et-foi/notre-histoire/temoins-dhier/saint-martin/

Retour au menu #25



#26

L'Histoire nous enseigne qu'Athanase d'Alexandrie fut le disciple du patriarche Alexandre d'Alexandrie, celui-là même qui dirigea le parti trinitaire au Concile de Nicée en 325, contre Arius et sa doctrine de l'unicité de Dieu, qu'on appelle l'arianisme. Athanase succéda à Alexandre le 8 juin 328. Souvenons-nous que l'évêque (patriarche) Athanase d'Alexandrie s'était réfugié chez l'Évêque Maximin à Trèves lors de son exil ordonné par l'empereur, parce que ce dernier avait été «excommunié» par les évêque ariens pour sa position «trinitaire» contre l'arianisme.

Si vous suivez la piste d'Athanase d'Alexandrie (exilé par les ariens en 336-37, puis à nouveau en 343), celle de l'évêque Maximin de Trèves et de son frère Maixent de Poitiers, et celle d'Hilaire de Poitiers (lui aussi exilé par les ariens) vous comprendrez quelle était aussi la «théologie» de Martin de Tours, qui opta pour la fuite en 356, lorsque son «maître» Hilaire fut condamné à l'exil. Et aussi vous comprendrez pourquoi, partout où Martin se réfugia, il fut battu et chassé par les évêques ariens. Ci-dessous, une capture d'écran.

Retour au menu #26



#27)


Martin de Tours n'a jamais laissé un seul écrit

Retour au menu #27



#28)

La notion de «martyr non-sanglant» était particulièrement chère aux milieux monastiques ET SE TROUVE DÉJÀ EXPRIMÉE dans deux œuvres hagiographiques qui ont eu le plus d'influence sur le monachisme : La «Vie de saint Antoine» et la «Vie de saint Martin». C'était ce que le mystère d'iniquité rêvait depuis fort longtemps! Et que dire d'un «soi-disant prophète» incapable de discerner le faux du vrai! C'est pitoyable!

Le salut par le monachisme ascétique
Cliquez pour agrandir

Retour au menu #28


Chronologie des périodes entre l'an 325 et l'an 400, de la religion officielle, entre unitarisme (arianisme) et trinitarisme.

Hilaire de Poitiers est né vers 315
Hilaire élu évêque de la ville de Poitiers vers 350.

L'arianisme déchu en 325, revient officiel en 353
.
S
outenus par l'empereur Constance II, les ariens rétablissent leur prépondérance politique et religieuse, notamment au cours des conciles de Sirmium. Constance II soutient l’arianisme, probablement plus pour des raisons politiques que religieuses : se trouvant à Arles en Provence, il décide qu'un concile s’y tiendra pour mettre au pas le patriarche Athanase d'Alexandrie qui s’oppose certes à l’arianisme, mais surtout à l’autorité de Constance II. C’est le concile d'Arles de 353, présidé par l’évêque d'Arles Saturnin. Constance II en arbitre les séances et réclame la condamnation d’Athanase. Saturnin d'Arles, évêque d'Arles, est le porte-drapeau de l'arianisme en Gaule, de 353 (date du concile d'Arles) jusqu'au concile de Paris en 361.

En 353, réuni à la demande du pape Libère et de l'empereur Constance II, le concile d'Arles rétablit les ariens dans le culte officiel de l'empire, anathématise Athanase, Paulin de Trèves et Sérapion de Thmuis. Hilaire rompt alors la communion avec le pape Libère et lance l'anathème sur celui-ci ainsi que sur Saturnin d'Arles.

En 356, Martin (de Tours) ayant pu quitter l’armée il se rend à Poitiers pour rejoindre l'évêque Hilaire de la ville depuis 350. Hilaire a le même âge que lui. Cependant, sa première rencontre avec l'évêque Hilaire sera de très courte durée, car ce dernier sera exilé la même année.

356
Comme l’arianisme s’étend en Gaule, et qu'Hilaire, un trinitaire ayant embrassé le trinitarisme du concile de Nicée de 325, s’oppose en effet au courant de pensée théologique arien,
il faut comprendre que dans l'Empire romain du milieu du IVe siècle, c'est aussi s'opposer à l'empereur. Lors du concile de Béziers de 356, dominé par les ariens unis autour de Saturnin, l'évêque d'Arles, Hilaire est déclaré «excommunié» et exilé en 356 Phrygie (Turquie actuelle) par l'empereur romain Constance II.

Alors qu'Hilaire, un trinitaire, victime de ses ennemis politiques et religieux, tombe en disgrâce et est exilé, la légende raconte que Martin est averti «en songe» qu’il doit rejoindre ses parents en Illyrie afin de les convertir. Néanmoins, puisque Martin partageait la «foi trinitaire» de son maître Hilaire de Poitiers, il fut sans doute contraint de fuir la persécution arienne envers les trinitaires. Rendu en Illyrie, il semble qu'il aurait réussit à convertir sa mère mais son père est restée étranger à sa foi; cette position peut du reste n’être que tactique, le père essayant de défendre son statut social privilégié. En Illyrie, c’est la foi arienne qui est la foi dominante et Martin, qui est un fervent représentant de la foi trinitaire, doit sans doute avoir de violentes disputes avec les ariens, car les archives mentionnent qu'il a étét publiquement fouetté puis expulsé d'Illyrie. Il doit s'enfuir et se réfugie à Milan où les Ariens dominent aussi. En 361, après que l'arianisme ait été une nouvelle fois condamné au concile de Paris, Martin revient alors à Poitiers où Hilaire l'autorise à créer une communauté religieuse non cloîtrée à Ligugé en Poitou.

En 358, l'empereur romain Constance II demande la tenue de deux conciles, l'un rassemblant les évêques occidentaux à Ariminum (actuelle Rimini) et l'autre rassemblant les évêques orientaux (prévu à Nicomédie mais qui se tient finalement à Séleucie d'Isaurie), pour résoudre la controverse arienne sur la nature de la divinité de Jésus-Christ, qui divise l'Église du IVe siècle.

356:
Le 9 février 356: Le patriarche Athanase d'Alexandrie est chassé de son siège et cherche refuge dans le désert de Haute-Égypte, et rencontre les moines du désert. Athanase deviendra une source influente de l'érémétisme.

L'empereur Constance II décide de réunir simultanément un concile occidental à Rimini qui s'est ouvert en mai 359 en présence de 400 évêques d'Occident, et un concile oriental à Séleucie tenu en septembre 359 afin de réconcilier l’Église divisée entre ariens, semi-ariens, et nicéens. Le concile de Rimini est considéré comme une défaite pour le trinitarisme. L'empereur souhaite avant tout l'unité religieuse afin de parvenir à l'unité politique.

En 360, Constance II convoque les évêques à Constantinople pour entériner le nouveau credo arien.

En 360-361, avec les fervents partisans trinitaires du concile de Nicée, les trinitaires regagnent définitivement leur influence politique et l'évêuq Hilaire retrouve son évêché à Poitiers. Hilaire, reprenant son ministère épiscopal, continue à écrire pour l'édification de son peuple, en particulier son Traité des mystères, catéchèse mystagogique et allégorique, ainsi que ses Commentaires sur les psaumes, œuvre d'exégèse. Il poursuit sa lutte anti-arienne. Martin de Tours en est informé et revient lui-même à Poitiers.

361
Alors âgé de 44 ans, Martin de Tours s’installe en 361 sur un domaine gallo-romain qu'Hilaire lui indique près de Poitiers. Martin y crée un petit ermitage, que la tradition situe à 8 km de la ville : l’abbaye de Ligugé, où il est rejoint par des disciples. Il y crée la première communauté de moines sise en Gaule. Ce premier monastère est le lieu de l’activité d’évangélisation de Martin pendant dix ans. Il accomplit ses premiers miracles et se fait ainsi reconnaître par le petit peuple comme un saint homme.

Hilaire de Poitiers est mort en 367.

La réputation de Martin de Tours est telle qu'en 371 les chrétiens de la région de Tours le choisissent comme évêque contre son gré.

En 371 à Tours, l'évêque Liboire en place, vient de mourir ; les habitants veulent choisir Martin mais celui-ci s’est choisi une autre voie et n’aspire pas à l'épiscopat. Les habitants l’enlèvent donc et le proclament évêque le sans son consentement et Martin se soumet.

Au début de l'année 380 l'empereur Théodose 1er tombe malade, et se fait baptiser. Il professe alors ouvertement la foi de trinitaire de Nicée.

L'idée de réunion du concile de Constantinople commença dès 378. Théodose, comme empereur d'Orient, consacra l'arrivée au pouvoir d'un partisan de la foi de Nicée, alors même que le précédent empereur défendait l'arianisme. Dès les années 378 et 379, les orthodoxes reviennent d'exil.

Le premier concile de Constantinople, convoqué de mai à juillet 381 par l'empereur Théodose Ier, responsable de l'Orient, est le deuxième concile œcuménique de l'histoire du christianisme, après celui de Nicée.

396-397
L'hagiographie la Vita sancti Martini (Vie de saint Martin) est écrite à la mort du saint en 396-397 par Sulpice Sévère, un moine qui a suivi Martin de Tours.

Martin de Tours est mort le le 8 novembre 397. Il introduit le monachisme en Gaule moyenne. Le monachisme martinien s'ancrant autour de la Loire, tandis que les monachismes lérinien et cassianite se développent dans la Gaule méridionale.
Martin est appelé à Candes pour réconcilier des clercs.  Malgré son grand âge, 84 ans, Martin s'y rend. Son intervention est couronnée de succès, mais le lendemain, 8 novembre 397, épuisé par sa vie de soldat du Christ, Martin meurt à Candes, sur un lit de cendre comme mouraient les saints hommes. Immédiatement, disputé par les Poitevins et les Tourangeaux, le corps de Martin est subtilisé par ces derniers et rapidement reconduit, par le fleuve, la Loire, jusqu'à Tours où il fut enterré le 11 novembre 397.

Son culte se répand partout en Europe occidentale, depuis l'Italie, puis surtout en Gaule où il devient le patron des dynasties mérovingiennes et carolingiennes.

 


Alternance de l'arianisme (unité de Dieu) et trinitarisme, entre 325 et 380
Martin de Tours embrassa le trinitarisme de Nicée 325. Son maître Hilaire de Poitiers et le Père de la théologie trinitaire de l'époque.