#01) Note:Les liens sont soulignés en bleu
(Les liens indiqués avec
s'ouvrent dans une fenêtre extérieure)
Je ne pourrais pas passer sous silence dans cette deuxième partie, une foule d'informations, de détails et de renseignements historiques, qui valent la peine d'être soulignés et analysés. La clé de mes réfutations se trouve dans l'analyse soigneuse, que j'ai effectué sur les «personnages historiques» qu'a choisis William Branham, sur leur vie, leur écrits et témoignages, leurs
«théologies» ainsi que les personnes avec lesquelles ils se sont associés et tous ceux qu'ils ont admirés et qui les ont inspirés. Cette deuxième section consacrée à
Martin de Tours a pour objectif de vous faire comprendre que la «position théologique» du personnage de Martin, face aux doctrines qui se sont affrontées dans son époque, entre l'arianisme (Unicité de Dieu) et les trinitaires nicéens, et que la
«position théologique»de Martin ne fut pas celle que prétend William Branham. Quant à la troisième partie, tout sera centré sur
«la profession de foi de Nicée (325)» et le contenu du crédo nicéen, qu'on appelle «le symbole de Nicée»
qui s'est opposé à
l'enseignement d'Arius, ou
la «foi arienne», qui
niait le trinitarisme et qui
fut déclarée «hérétique» au concile de Nicée
en l'an 325.
Le personnage de Martin de Tours, vécut à une époque tellement remplie de bouleversements, tant politiques que
«religieux» que cette section particulière et historique, consacrée à Martin de Tours, vous aidera à comprendre que le
type de
«foi» ou de «position théologique»
de ce personnage, face aux vents de doctrines qui se sont affrontées dans son époque, ne fut pas celle que prétend William Branham. J'aimerais souligner ici quelques déclarations de William Branham sur «la foi» de Martin, c'est-à-dire, ce que Martin croyait, vivait et enseignait.
**** [63-0801] Un paradoxe --
«(160) Saint Martin a été l’un des hommes qui a combattu pour la foi qui a été délivrée pour les saints. Il croyait dans les miracles de Dieu. Il croyait au parler en langues. Il croyait à tout le Testament qui avait été écrit par les apôtres. Il y croyait et il combattit pour cela tout au long de sa vie, et Dieu accomplissait des miracles. »
Note: Ce personnage de
Martin n'a jamais été
«saint», sinon dans
la liturgie de l'Église
de Rome. Aucun être
humain peut «se
sanctifier lui-même»
devant Dieu. Aucun. Les
ouvriers du mystère de
l'iniquit prétendent le
contraire, mais comme
ils n'ont pas l'Esprit,
il devient évident
qu'ils sont des
menteurs. C'est le Saint Esprit
de Christ qui sanctifie
lorsqu'il s'empare d'un
être humain,
et comme Martin de Tours n'a
jamais placé sa
confiance en Jésus
crucifié, mais plutôt dans les
œuvres du monachisme
ascétique, il est hors
de question de justifier
de l'appeler «saint»
Martin, comme l'a fait
William Branham!
Cette deuxième partie sur le personnage de
Martin de Tours, va vraiment creuser et analyser tout le contexte de la vie aux jours de Martin.
Étant donné que Martin n'a pas laissé d'écrits,
parce que l'on pense que sa
«scolarité» était très élémentaire, et que les œuvres (lettres et
hagiographie de Sulpice Sévère en ce qui concerne
«la foi de Martin», ne sont pas crédibles, nous devrons plutôt analyser les archives historiques impériales et religieuses, (vie politique et religieuse) que l'on peut facilement consulter grâce aux nombreuses bases de données internet
d'un grand nombre d'encyclopédies, telles que
Wikipedia,
l’Encyclopédie Britannica, celles de
la
Winconsin Lutheran College, ainsi que les écrits laissés par ceux qui ont vécu vers la même époque que Martin, tels que:
Eusèbe de Nicomédie,
Lactance,
Zosime, et finalement par les œuvres de l'évêque
Hilaire de Poitiers qui l'a connu personnellement, pour l'avoir eu comme disciple et élève.
La «foi de Martin», parlons-en....
Après avoir consulté une multitude de publications sur
Martin de Tours et sur tous les personnages qui l'ont côtoyé ou eu de l'influence sur lui, je peux vous livrer un profil du personnage de
ce soi-disant «saint Martin» relativement exact. D'une part, l'ont sait qu'il a été fortement influencé lors de ses rencontres avec des personnages historiques du domaine ecclésiastique de l'Église de Rome, tels que: Athanase d'Alexandrie qui fut patriarche d'Alexandrie du 8 juin 328 au 2 mai 373
après avoir succédé au patriarche Alexandre d'Alexandrie (312 à 328), qui lui fut à la tête des évêques pro-trinitaires au concile de Nicée en 325, de l'évêque de Trèves (Allemagne) Maximin et de son frère Mesme, qui selon les témoignages fut un disciple de Martin et qui endossa la vie monastique à l'abbaye de Liguréfondé par Martin en 361, et de l'évêque Hilaire de Poitiers dont il devint le disciple inconditionnel.
Tous les personnages nommés précédemment ont des points communs indissociables.
Dans l'évolution «du
mystère de l'iniquité»
du 4e siècle, ils ont joué
des rôles très importants. Ils partagent exactement
«les mêmes croyances et les
mêmes enseignements théologiques» et tous excepté
Alexandre d'Alexandrie, ont été
«excommuniés» et condamnés à l'exil, au cours de leur vie, par leurs opposants
«ariens», lorsque ces derniers reprirent le contrôle de l'Église, supportés par l'empereur de leur époque.
Bien que ceux qui
endossaient l'arianisme
(Unité de Dieu) avaient
raison jusqu'à un certain
point, sur l'essence de la
«divinité», il n'en
demeure pas moins qu'ils
avaient été coupés de
l'Esprit Saint, car ils
avaient hérité de la
liturgie de l'Église de Rome
depuis fort longtemps.
Le patriarche Athanase d'Alexandrie fut excommunié et exilé 5 fois durant sa vie par les «ariens», et l'évêque Hilaire de Poitiers fut également excommunié et exilé (entre 356 et 360) par l'empereur pro-arien, Constance II et l'évêque Saturnin d'Arles. Et finalement Martin fut également
«forcé à l'exil» parce qu'au moment où Hilaire fut condamnée pour «hérésie trinitaire», Martin était son
disciple. Cela révèle
parfaitement le côté
«trinitaire» de Martin
de Tours.
Le patriarche Athanase d'Alexandrie, que Martin rencontra vers 337, lorsque ce dernier s'était réfugié à Trèves suite à son exil par les ariens, a écrit l'hagiographie«la vie de saint Antoine Le Grand»,
qui est unehagiographie pour glorifier la vie ascétique et monastique en donnant
ce «soi-disant saint» comme exemple
à vénéré. Ce personnage hagiographique et vénéré par la suite pendant plusieurs siècles, vécut dans le désert en ermite, imitant les nombreux anachorètes qui vivaient dans la pauvreté et la chasteté et offraient vraisemblablement une «très grande apparence de piété» Colossiens 2:23 , 2 Timothée 3:5
Ces personnages qui avaient
embrassé le monachisme
ascétique étaient de
parfaits ouvriers du mystère
de l'iniquité.
Néanmoins, toutes les sources de connaissance disponibles aujourd'hui ne sauraient vous guider et vous instruire sans que votre cœur et votre esprit soit d'abord ouvert à la Vérité et que vous compreniez la grâce exceptionnelle qui nous est donnée maintenant de discerner le faux du vrai, par la révélation divine du mystère de son Identité, pour enfin rejeter
«l'accusateur» une fois pour toutes, qui est «l'esprit» qui bloque l'accès à une «conscience perpétuelle» de la Présence de Dieu, par la foi en Jésus-Christ, notre frère aîné.
Voici
quelques déclarations de William Branham que cette page va réfuter implacablement. Je lance au défi, quiconque de trouver des Écritures pour défendre ces fausses déclarations!
William Branham n'a pas su discerner
chez ses personnages historiques qu'il
utilisés pour étayer son «Exposé des
7 âges de l'Église»l'esprit du
mystère de l'iniquité dont l'apôtre
Paul parlait dans le passage de 2
Thessaloniciens 2.7
«Car le mystère de l'iniquité agit
déjà ; il faut seulement que celui qui
le retient encore ait disparu.»
Cette page réfute les enseignements de
Wil;liam Branham concernant le
personnage
Martin de Tours.
[62-0119] Une bannière -- «(89) (...) « C’est Martin. » Vous y êtes. Et il est devenu un saint, il a parlé en langues, a chassé les démons, il a eu des visions : Un puissant prophète de Dieu. Oui, oui. » Prédication
«Une bannière»
[62-0119]
[60-1207] - L'Âge de l'Église de Pergame *** (61)« La vie de Martin» a été l’une des vies les plus remplies de miracles que l’on
trouve dans tous les âges de l’église. Dans tous les âges de l’église depuis Paul, il a été l’un des hommes les plus spirituels.(66)(...) Oh, il y avait tout le temps des miracles dans ses réunions!» Prédication L'Âge de l’Église de Pergame [60-1207]
[60-1207] - L'Âge de l'Église de Pergame *** « (66) Il faisait tout ce qu’il pouvait pour détruire le paganisme, et il était fermement opposé à l’église de Rome. Il était en désaccord absolu avec tout ce qui venait des évêques de la première église de Rome,qui devenaient mondains, etc.,et il leur résistait. Il était assurément contre eux! »Prédication L'Âge de l’Église de Pergame [60-1207]
[62-0119] Une bannière -- «(89) (...) «C’est Martin. » Vous y êtes. Et il est devenu un saint, il a parlé en langues, a chassé les démons, il a eu des visions : Un puissant prophète de Dieu. Oui, oui. » Prédication «Une bannière»
[62-0119]
[60-1207] - L'Âge de l'Église de Pergame *** (61)«La vie de Martin» a été l’une des vies les plus remplies de miracles que l’on
trouve dans tous les âges de l’église. Dans tous les âges de l’église depuis Paul, il a été l’un des hommes les plus spirituels.(66)(...) Oh, il y avait tout le temps des miracles dans ses réunions!» Prédication L'Âge de l’Église de Pergame [60-1207]
[60-1207] - L'Âge de l'Église de Pergame *** (66) Il faisait tout ce qu’il pouvait pour détruire le paganisme, et il était fermement opposé à l’église de Rome. Il était en désaccord absolu avec tout ce qui venait des évêques de la première église de Rome,qui devenaient mondains, etc.,et il leur résistait. Il était assurément contre eux! "Prédication L'Âge de l’Église de Pergame [60-1207]
Le mystère de l'iniquité, comme le dit l'expression, est demeuré un «mystère» jusqu'à maintenant.
Néanmoins, dans les Écritures, l'apôtre Paul relie directement le mystère de
l'iniquité à la présence de l'Esprit Saint dans les assemblées. Le «
mystère de l'iniquité » est par conséquent la fin de la retenue de
l'esprit d'iniquité et des conséquences qui suivront par la suite pour
l'Église.
L'apôtre Paul l'avait mentionné dans le passage de
2 Thessaloniciens 2:6-7, et
il savait pertinemment de quoi il s'agissait. Il est cependant assez surprenant que ce sujet «du mystère de l'iniquité» ne se retrouve pas ailleurs dans les épitres de Paul.
Beaucoup plus tard, ceux qui ont réuni les lettres des apôtres pour constituer ce qu'on appelle «le canon»
du Nouveau Testament, n'auraient certainement pas choisi d'inclure des textes qui donnaient plus d'explications sur ce que Paul avait partagé concernant «ce mystère», car ce n'était assurément pas dans leur intérêt. Comment
ne pas y voir un sens prophétique et assurément «mystérieux», puisque
l'absence du Saint-Esprit dans les assemblées ne pouvait être compris par
ceux qui ne connaissaient pas nés de nouveau.
Lorsque vous aurez parcouru les chapitres de mon exposé, vous comprendrez que le mystère de l'iniquité
avait déjà pris racine depuis la fin du premier siècle après Jésus-Christ.
Le premier siècle de l'Église et jusqu'au 5e siècle, tout s'est déroulé
presque exclusivement dans l'empire romain. Cependant avant l'an 313, ceux
qui se disaient «chrétiens» étaient persécutés et souvent mis à mort. En
l'an 313, les autorités de Rome ont décrété une tolérance religieuse,
incluant le christianisme. C'est à partir de ces années, juste avant le
concile de Nicée en l'an 325, que la notion «d'érémitisme et d'ascétisme du
désert» a fait son apparition, et s'est progressivement transformé en
monachisme, à partir de l'Époque du personnage Martin de Tours, lequel
construisit les premiers monastères. Le mystère d'iniquité «du salut par
les oeuvres», et de la diffusion du «trinitarisme», a ensuite migré à travers les temps,
et même dans toutes les tentatives de réforme.
Finalement dans notre
époque, 20e et 21 siècle, les enseignements
des
prédications de William Branham n'ont pas seulement banalisé l'époque du
monachiste du 4e et 5e siècle, mais ont
élevé des personnages au rang de
«messagers divins» qui nétaient que
des ouvriers du mystère de l'iniquité. Vous serez surpris de la simplicité de l'explication de «ce mystère» et vous comprendrez la tragédie
spirituelle et les dommages qu'il a infligés à l'Église. En faisant une recherche dans le Nouveau testament, j'observe que dans l'évangile de Matthieu, le mot «iniquité» est mentionné dans 4 passages.
Par contre, comme c'est de la part de Paul que nous avons appris
«que le mystère d'iniquité» agissait déjà aux jours apostoliques, je préfère les passages des épitres de Paul, tels que
2 Corinthiens 6:14, qui assimile l'iniquité «au joug étranger»«qui agit déjà»
jusqu'à ce que
«celui qui le retient encore, ait disparu».
2 Corinthiens 6:14«Ne vous mettez pas avec les infidèles sous un joug étranger.
Car quel rapport y a-t-il entre la justice et l'iniquité ? ou qu'y a-t-il de commun entre la lumière et les ténèbres ?»
2 Thessaloniciens 2:7 «Car le mystère de l'iniquité agit déjà
; il faut seulement que celui qui le retient encore ait disparu.»
Dans Galates 5, bien que Paul mentionne de fuir «l'impudicité, l'impureté, la dissolution, l'idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l'envie, l'ivrognerie,
les excès de table, et les choses semblables», ce n'était assurément
pas le fondement de son Évangile. Paul a prêché que Dieu a
garantit dans une Nouvelle Alliance avec son peuple,
c'est-à-dire à tous ceux qui croient, la sainteté et la
perfection dans Sa présence. Cette Nouvelle Alliance est
conditionnelle et validée seulement si celui qui croit conserve
la pensée perpétuelle du sacrifice expiatoire de Jésus pour sa
nature de pécheur. L'apôtre Paul et l'apôtre Jean était
exactement sur la même longueur d'onde, lorsque ce dernier a
écrit :
1 Jean 5:18«Nous savons que
quiconque est né de Dieu ne pèche point ; mais celui qui est né de Dieu se garde lui-même, et
le malin ne le touche pas.»
1 Jean 3:9« Quiconque est né de Dieu ne pratique pas le péché, parce que la semence de Dieu demeure en lui ;
et il ne peut pécher
, parce qu'il est né de Dieu.»
Quand on a compris ce que Jean voulait dire dans
«il ne peut pécher» et
«le malin ne le touche pas» je ne vois pas comment un chrétien serait perpétuellement accusé
dans sa conscience, une fois qu'il a compris que la foi
véritable restaure le croyant au même niveau de perfection et de
sainteté que celui de Jésus.
Par contre, il faut comprendre que si le diable voulait prendre le contrôle de l'Église, ce n'est pas avec les comportements
que Paul avait énumérés dans Galates 5, qu'il pourrait séduire les élus. Le mot «iniquité» a un sens spirituel beaucoup plus profond que ce que les mots «idolâtrie», «impureté» ou «dissolution» veulent dire.
L'esprit d'iniquité est beaucoup plus
subtil et ruséque cela. Les mauvais comportements ne séduisent pas les élus, et personne ne serait assez crédule et dupe pour adhérer à des enseignements faisant l'apologie de telles choses.
Par contre, des enseignements prodigués par quelqu'un ayant une apparence de «sainteté» pourraient possiblement susciter quelque intérêt. Paul a mentionné que les Corinthiens
«supportaient» fort bien, «un autre Jésus» et «un autre Évangile».
2 Corinthiens 11:4 C'est ce que je développerai un peu plus loin.
Quel était la caractéristique «de
ce mystère de l'iniquité»? Ce mystère de l'iniquité était
simplement le remplacement de la
justification parfaite devant Dieu,
pourtant disponible seulement par
une substitution parfaite en Jésus
crucifié, par une auto-sanctification fondée
sur les bons comportements, les plus
belles valeurs morales acquises.
Bref, par «les fruits de
l'arbre de la connaissance du bien
et du mal». Ce n'était pas
les fruits du bien, ou du mal, que
Dieu avait interdit de
«manger», mais c'était
tout l'arbre au complet, même
les fruits «du bien»,
c'est-à-dire la formule humaine
d'auto-justification par la
connaissance du bien et du mal.
La
réelle foi perpétuelle dans une
parfaite substitution en Jésus
crucifié, était la seule et unique
condition pour être agéé de Dieu et
recevoir la justification parfaite,
une fois pour toutes, devant Dieu.
Cette foi était le fondement, et la
justification parfaite n'était pas
l'objectif à atteindre par les
oeuvres. Voilà l'iniquité!
1 Corinthiens 2:2
«Car je n'ai pas eu la
pensée de savoir parmi vous
autre chose que Jésus
Christ, et Jésus Christ
crucifié.»
Philippiens 3:15«Nous tous donc qui sommes parfaits, ayons cette même pensée ; et si vous êtes en quelque point d'un autre avis, Dieu vous éclairera aussi là-dessus.»
Matthieu 5:48 «
Soyez donc parfaits,
comme votre Père céleste est
parfait.»
1 Corinthiens 2:6
«Cependant, c'est une
sagesse que nous prêchons
parmi les parfaits,
sagesse qui n'est pas de ce
siècle, ni des chefs de ce
siècle, qui vont être
anéantis ;»
1 Jean 3:9 « Quiconque est né
de Dieu ne pratique pas
le péché, parce que la
semence de Dieu demeure
en lui ; et il ne
peut pécher, parce
qu'il est né de Dieu.»
Celui qui est né de Dieu est parfait. La
justification parfaite par la foi fut remplacée par
l'auto-justification et auto-sanctification par les oeuvres.
Ci-dessous, un parfait exemple d'une vie
fondée sur les fruits des meilleures
valeurs morales
Le mot «martyr» vient
à l'origine du
terme juridique grec ancien signifiant «
témoin » , pour quelqu'un qui donne
un témoignage ou une preuve devant un
tribunal. Selon la théologie enseignée
par l'Église catholique romaine, «Le
martyre signifie qu'on souffre la mort
pour le Christ. C'est le témoignage
ultime rendu à Notre Seigneur : on
supporte la mort pour la vérité de la
foi chrétienne. C'est une purification
radicale qui équivaut au baptême
(Catéchisme de l'Église catholique 1434
et 2473) car elle efface le péché
originel et les péchés actuels quant à
la coulpe et à la peine. C'est la
manifestation du plus haut degré de
charité en sacrifiant le plus grand des
biens, la vie.»
LE MARTYRE SANS EFFUSION DE SANG
SELON LE CULTE CATHOLIQUE ROMAIN
«Le martyre est une gloire
surnaturelle sous les apparences
d'une défaite naturelle : "Visi sunt
oculi insipientum mori... illi autem
sunt in pace. »
Or la thématique
du «martyre» a cessé lorsque les
persécutions des 3 premiers siècles ont
cessé. En l'an 311,
de guerre lasse, les Romains promulguent
la fin des persécutions contre le «christianisme». Même l'empereur
Constantin 1er se convertit à
la religion chrétienne de l'Église de
Rome, qu'il légalise en l'an 313.
L'évolution du mystère de
l'iniquité dont parlait
l'apôtre Paul, a débuté avec
la notion du «martyre
rouge», (sanglant), et
s'est transformée en
«martyre blanc», (non
sanglant) au début du 4 ième
siècle.
2 Thessaloniciens
2:7«Car le
mystère de l'iniquité
agit déjà ; il faut
seulement que celui qui
le retient encore ait
disparu. »
Une
notion religieuse soi-disant
«chrétienne» a
subtilement remplacé
la justification parfaite
donnée par Dieu au moyen du
sacrifice propitiatoire de
la Nouvelle Alliance en
Jésus crucifié, par
une auto-justification
fondée sur des comportements
humains, une sorte de mort
en soi-mêmegérés par
des pratiques
exceptionnelles de
pénitence, de mortification,
de macération, de
flagellation et de toutes
sortes de pratiques
ascétiques. Au début, les «croyants»
se sont tournés vers la
notion de «sacrifice
sanglant» et par la
suite vers la notion de
«sacrifice non sanglant»,
qui devait donner une
mort métaphorique ou
symbolique pour «tuer
le vieil homme» etréparer ses péchés.
L'évolution du
mystère de l'iniquité
dont parlait l'apôtre
Paul, a débuté avec la
notion du «martyre
rouge», (sanglant),
et s'est transformée en
«martyre blanc»,
(non sanglant) au début
du 4 ième siècle.
2 Thessaloniciens 2:7«Car le mystère
de l'iniquité agit
déjà ; il faut
seulement que celui
qui le retient
encore ait disparu.»
Dès
que le mystère de l'iniquité
a commencé à se manifester
au sein des assemblées
chrétiennes dans l'empire
romain, une
notion religieuse soi-disant
«chrétienne» a
subtilement remplacé
la justification parfaite
donnée par Dieu au moyen du
sacrifice propitiatoire de
la Nouvelle Alliance en
Jésus crucifié, par
une auto-justification
fondée sur des comportements
humains, une sorte de mort
en soi-mêmegérés par
des pratiques
exceptionnelles de
pénitence, de mortification,
de macération, de
flagellation et de toutes
sortes de pratiques
ascétiques. Au début, les «croyants»
se sont tournés vers la
notion de «sacrifice
sanglant» et par la
suite vers la notion de
«sacrifice non sanglant»,
qui devait donner une
mort métaphorique ou
symbolique pour «tuer
le vieil homme» etréparer ses péchés.
Historiquement,
cette forme de martyre qu'on nomme
«le martyre blanc», a fait
irruption plus tard après les
persécutions (martyre rouge) dans
l'empire romain. Ainsi le martyre
blanc devint une sorte de
compensation au «martyre rouge», en temps de paix,
c'est-à-dire, lorsque
l'édit de tolérance
religieuse mit fin aux
persécutions dans
l'empire.
Il faut
comprendre que la notion
«du martyre blanc» n’était
pas une épreuve ou une souffrance
physique qui était infligée de
l’extérieur, mais que l’on
s’infligeait volontairement. Par ce
«martyre par équivalence»,
qui a une dimension mystique,
celui qui endossait
cette notion, prenait le risque
«de mettre en jeu», de façon
libre et volontaire, sa propre vie
en se donnant une mort métaphorique
ou symbolique : « tuer le vieil
homme en soi pour revêtir l’homme
nouveau en Christ». Pour eux, le
«martyre blanc» requérait
donc « une discipline de vie
toute rigoureuse ».
C'est cette
incompréhension du «mystère de
l'iniquité» qui
a fait déraper William
Branham. En élevant des
personnages historiques
au rang de «messagers
remplis du Saint-Esprit»,
allégoriquement
identifiés dans «la
main du Seigneur»,
pour étayer ses
théories des «sept âges
de l'Église»,
particulièrement les
personnages de Martin
de Tours et de Columba
d'Iona, William
Branham a complètement
occulté le principe
élémentaire de foi
authentique en la
justification parfaite
et divine. William
Branham a ignoré
complètement que jamais
le Seigneur n'aurait
fait de compromis quant
aux critères de foi
requis pour être baptisé
dans la Nouvelle
Alliance en Jésus-Christ
crucifié. William
Branham a plutôt jugé
que les personanges
historiques ayant
embrassé «le
monachisme ascétique»
afin de s'auto-justifié,
méritait la Nouvelle
Naissance promise dans
la Nouvelle Alliance.
Apocalypse
1:16 «Il avait dans sa
main droite sept étoiles.»
Apocalypse 1:20«
le mystère des sept étoiles que
tu as vues dans ma main droite,
et des sept chandeliers d'or.
Les sept étoiles sont les anges
des sept Églises, et les
sept chandeliers sont les sept
Églises.»
Question publiée sur
Internet: «Quels
sont les deux types de
martyre ?» «Il existe deux formes de
martyre, le martyre sanglant, celle qui
conduit à la mort physique et souvent
avec effusion de sang, comme le martyre
de Saint Étienne, et le martyre non
sanglant, le martyre blanc, celui qui ne
requiert pas une mort physique : C'est
ce deuxième type qui est le plus à la
portée de tout chrétien ...»
Plus tard, les règles monastiques
donnent aux moines, une mort «métaphorique
ou symbolique» : «tuer le vieil homme».
Commentaire publié sur
Internet: «Le martyre rouge» selon les
théologiens catholiques:»
Les martyrs rouges, les plus connus,
sont ceux qui ont vécu un supplice en
refusant d'abjurer leur foi. Ils ont été
nombreux à l'époque romaine. Donc, le
titre de martyr rouge était attribué
à un croyant qui avait été torturé ou
qui avait été tué par des persécutions
religieuses.
Commentaire publié sur
Internet:
«Le terme de
«martyre blanc»
était utilisé par le Père de l'Église
Jérôme pour « désigner ceux
qui, comme les ermites du désert,
aspiraient à la condition de martyr par
une ascèse stricte ».
Question publiée
sur Internet:
«Qu'est-ce que le
martyre blanc ?» «Telle est bien la source du martyre
blanc, témoignage du plus grand
amour, celui de donner sa vie en
faveur d'un autre, de tout autre.
Assumer les difficultés de la vie,
assumer les conséquences de ses
engagements.»
Autre
commentaires publiés sur
Internet:
«Qu’est-ce qu’un
martyre blanc ?» « Alors que le
martyre rouge est le plus
connu et implique de graves
persécutions et souvent la
mort, le martyre blanc
implique de mourir à
soi-même . En d’autres
termes, le Christ nous
appelle à rejeter nos
attachements aux possessions
terrestres pour son amour.»
«Le martyre
blanc (bánmartre), dit-il, est
la séparation de tout ce que
l'on aime, peut-être dans le
cadre d'une peregrinatio pro
Christo ou « pèlerinage au nom
du Christ » qui pourrait être
prolongé de manière permanente»
«Le terme de «martyre blanc»
était utilisé par le Père de l'Église
Jérôme pour « désigner ceux
qui, comme les ermites du désert,
aspiraient à la condition de martyr par
une ascèse stricte ».
Le martyre vert, (ou bleu) une
variante du «martyre blanc», selon les
théologiens catholiques.
Les martyrs verts sont ceux qui
ont souhaité faire l'expérience
de la douleur afin de partager
la douleur du Christ.
L'Encyclopédie catholique
identifie également les martyrs
verts, qui choisissent le jeûne
et les privations pour se
rapprocher de Dieu. Ces
derniers préfèrent généralement
des lieux austères et solitaires
pour vivre pleinement leur foi.
Ainsi le martyre bleu (ou vert)
(glasmartre) implique le déni
des désirs, comme par le jeûne
et les travaux pénitents, sans
nécessairement.
Voici ce qui est
élémentaire et que vous
devez savoir
Les persécutions contre les
chrétiens par les autorités
de l'Empire Romain.
Sous l’Empire romain,
ceux qui avaient adhéré
au «christianisme», ont été soumis à toutes
sortes de supplices et
de tortures. Du 1er au
3e siècle, des milliers
de chrétiens ont ainsi
été exécutés.
Ainsi avant l'an 313, la
tolérance religieuse de
l'Empire romain envers les
divers cultes religieux est conditionnée
par le respect des lois de
l'empire et notamment le
culte envers l'empereur,
considéré comme étant «un
dieu». Or, les
chrétiens refusent en
effet le culte impérial
car ils affirment que leur
dieu est le seul vrai dieu.
Pour les chrétiens, les
païens sont ceux qui croient
en plusieurs dieux. Comme
ils refusent de participer
au culte impérial et qu'ils
ne veulent pas faire de
sacrifices aux dieux
romains, les chrétiens
sont considérés comme de
mauvais citoyens romains.
Les persécutions
comprennent notamment la
confiscation ou la
destruction de biens,
l’incitation à la haine,
les arrestations,
l’emprisonnement, les
coups, la torture, le
meurtre et les
exécutions.
La
fin des persécutions dans
l'empire romain au début du
4e siècle, est «la fin du
martyre sanglant»
L'édit de Serdica, également
appelé édit de tolérance de
Galère, fut promulgué en 311
à Serdica (aujourd'hui
Sofia, Bulgarie) par l'empereur
romain Galère, mettant
officiellement fin à la
persécution du christianisme en
Orient par Dioclétien.
L'empereur Constantin le Grand
arriva bientôt au pouvoir et
légalisa complètement le
christianisme en 313.
Ainsi, il y a 1 700 ans, en
avril 313, les empereurs
Constantin et Licinius
promulguent un édit de
tolérance religieuse, dit «édit de Milan».
L'auteur
nommé «Lachance» a laissé une
version écrite d'une circulaire qui
concerne
«l'édit de Milan»
Lucius Caecilius Firmianus, dit
Lactance (du latin Lactantius),
est un rhéteur et apologète chrétien
né vers 250 en Afrique
romaine, et mort vers 325 à
Trèves. Bien que sa doctrine
chrétienne soit mal assurée, il a
été surnommé le «Cicéron chrétien»
par les humanistes en raison de
l'élégance de sa prose latine.
Ainsi, ce que l'on appelle «édit de Milan» repose sur
deux lettres adressées durant l'été
313 à des autorités romaines
orientales, reproduites par deux
auteurs anciens, dont aucune ne
mentionnent un «édit »:
À la fin de son traité De Mortibus
Persecutorum, Lactance (v.
250-v.325) 48.2–12, évoque une
lettre en latin adressée par
Licinius au gouverneur de Bithynie
et affichée à Nicomédie au mois de
juin de la même année.
Le texte de Lactance
reprend la circulaire communiquée
par Licinius au gouverneur de
Bithynie et affichée à Nicomédie le
13 juin 313. Comme elle est rédigée
en latin et affichée dans la
capitale même de Licinius, c'est la
version qui a le plus de chances de
s'approcher de l'original.
L'époque de «l'édit de Milan», la
liberté religieuse qui a
propulsé le monachisme
du «martyre non
sanglant» (martyre blanc)
Texte de l'édit de
Milan dans l'Histoire
ecclésiastique d'Eusèbe
de Césarée, manuscrit du
XVIe siècle.
« Moi, Constantin Auguste,
ainsi que moi, Licinius Auguste,
réunis heureusement à
Milan pour discuter de
tous les problèmes
relatifs à la sécurité
et au bien public, nous
avons cru devoir régler
en tout premier lieu,
entre autres
dispositions de nature à
assurer selon nous le
bien de la majorité,
celle sur laquelle
repose le respect de la
divinité, c'est-à-dire
donner aux chrétiens
comme à tous la liberté
et la possibilité de
suivre la religion de
leur choix.(...)
La même possibilité
d'observer leur religion
et leur culte est
concédée aux autres
citoyens ouvertement et
librement, ainsi qu'il
convient à notre époque
de paix, afin que chacun
ait la libre faculté de
pratiquer le culte de
son choix. Ce qui a
dicté notre action, c'est la volonté de ne
point paraître avoir
apporté la moindre
restriction à aucun
culte ni à aucune
religion. »
L'époque de «l'édit de Milan»
est lÉpoque du
personnage de Martin de
Tours, qui a propulsé le
monachisme du martyre
blanc.
Le 4 septembre 476,
date de l'abdication de Romulus
Augustule, dernier empereur de l'Empire
romain d'Occident,
est en général retenu comme marquant la
fin de l'empire romain.
William Branham n'a jamais compris la
notion religieuse «du martyre non
sanglant» qui prévalait partout dans
l'empire romain au début du 4e siècle. Son
personnage Martin de Tours, avait embrassé
cette formule d'auto-sanctification et a
propulsé le monachisme qui s'est répandu
partout dans l'Europe de l'empire romain.
Fondée par Martin de Tours,
en 361,
l'abbaye de Ligugé est le plus ancien
établissement monastique d'Occident
(autrefois la Gaule) encore en activité,
même si les bâtiments conventuels
actuels sont d'époques relativement
récentes.
L'abbaye de Marmoutier est une ancienne
abbaye de moines bénédictins située sur
la rive droite de la Loire en France, un
peu en amont de Tours.
Martin de Tours fonda
l'abbaye
de Marmoutier,
avec le support de l'évêque Hilaire de
Poitiers, vers l'an 372. L'abbaye connut
son apogée au Moyen âge et ses
dépendances s'étendaient dans une bonne
partie de la France médiévale et
jusqu'en Angleterre.
e culte de «Saint Martin» est attesté
dans la communauté de l'abbaye d'iona
fondée par le personnage Columba d'Iona.
William Branham n'a jamais compris la
notion religieuse «du martyre non
sanglant» qui prévalait partout dans
l'empire romain au début du 4e siècle. La
date de l'an 313 est une date charnière
pour la cessation des persécutions
envers ceux qui avaient embrassé le
christianisme. Le
personnage Martin de Tours, avait embrassé
cette formule d'auto-sanctification, en
fondant les monastères de Liguré en l'an
361, et ensuite celui de Marmoutier vers
l'an 372. Martin de Tours n'a jamais
laissé un seul écrit, même pas un petit
bout de papier.
Les archives internet, les livres et
publications sur le sujet du «martyre
rouge» et «du martyre blanc»
foisonnent d'informations historiques, nous
renseignant maintenant parfaitement sur
l'orientation de la notion religieuse «pseudo-chrétienne» du martyre blanc, qui a donné
naissance au monachisme ascétique, lequel
s'est répandu d'abord à travers l'empire
romain et ensuite vers des contrées qui
n'avaient jamais été conquises par l'empire
romain, tel que l'Irlande. Voici quelques
capture d'écran de publications que 'ai
trouvées sur Internet, ainsi que leurs
liens.
William Branham n'a jamais compris la
notion religieuse «du martyre non
sanglant» qui prévalait partout dans
l'empire romain au début du 4e siècle. La
date de l'an 313 est une date charnière pour
la cessation des persécutions envers ceux
qui avaient embrassé le christianisme. Le
personnage Martin de Tours, avait embrassé
cette formule d'auto-sanctification, en
fondant les monastères de Liguré en l'an
361, et ensuite celui de Marmoutier vers
l'an 372.
Voici la description qu'en
donne Sulpice Sévère, dans le
livre de l'hagiographe de Martin
de Tours, vers l'an 410. C'est
uniquement dans ce livre que
William Branham a puisé toutes
ses informations sur le
personnage de Martin de Tours.
«
Pendant quelque temps,
[Martin] logea dans une
cellule attenante à l'église
[de Tours]. Puis, ne pouvant
plus supporter d'être
dérangé par ceux qui
venaient lui rendre visite,
il s'installa dans un
ermitage à deux milles
environ hors les murs de la
cité. Cette retraite était
si écartée qu'elle n'avait
rien à envier à la solitude
du désert. D'un côté, en
effet, elle était entourée
par la falaise à pic d'un
mont élevé et le reste du
terrain était enfermé dans
un léger méandre du fleuve
de Loire; il n'y avait
qu'une seule voie d'accès,
et encore fort étroite.»
En 356, il quitta
l’armée à Worms, en Germanie. Il se
mit alors au service de saint
Hilaire, évêque de Poitiers, qui le
forma. Parti retrouver ses parents
en Pannonie, il convertit sa mère.
Il s’installa ensuite à Milan, pour
essayer de retrouver Hilaire, alors
en exil. Chassé de Milan, il partit
s’isoler pour un temps sur l’île de
Gallinaria, sur la côte ligure.
Puis, il revint en France pour
rejoindre l'évêque Hilaire de
Poitiers; et sur les conseils de
celui-ci, Martin s’installa comme
ermite près de Poitiers, et fonda le
monastère de Ligugé, premier
Monastère d’Occident. Martin fut élu
évêque de Tours le 4 Juillet 371.
Martin de Tours avait un
aspect pitoyable dû aux
mortifications et aux privations
excessives qu’il s’infligeait,
il portait des vêtements
rustiques et grossiers.
L'abbaye de Marmoutier fondée
par Martin avec pour règle la
pauvreté, la mortification et la
prière. Le monastère est
construit en bois; Martin vit
dans une cabane de bois dans
laquelle il repousse les «
apparitions diaboliques et
converse avec les anges et les
saints » : c’est une vie
faite d’un courage viril et
militaire que Martin impose à sa
communauté. Les moines doivaient
se vêtir d’étoffes grossières
sur le modèle de saint
Jean-Baptiste qui était habillé
de poil de chameau. Ils
copiaient des manuscrits,
pêchaient dans la région de la
Loire ; leur vie était très
proche de ce que l’on peut lire
dans les Évangiles sur la vie
des premiers apôtres, jusqu’aux
grottes qui abritent dans les
coteaux de la Loire des
habitations troglodytes où
s’isolent des moines ermites.
Antoine le Grand, également connu comme
Antoine l'Ermite, ou encore Antoine du
désert,est considéré comme le fondateur de l'érémitisme chrétien.
Sa vie (hagiographie) nous est connue par le récit qu'en a fait Athanase d'Alexandrie vers 360.(Alexandre d'Alexandrie est mort en 373.)
Antoine du désert, a été le
héros «spirituel» de Martin de Tours, et
son érémitisme ascétique a fortement
influencé ce dernier, au point que le
monachisme de Martin est devenu le cheval de Troie spirituel qui a infiltré l'Église Rome.
Il serait né vers 251 et
est mort vers 356 (la même année que Martin de Tours devient disciple d'Hilaire de Poitiers) à l'âge de 105 ans. Il est fêté sous le nom de saint Antoine 17 janvier par les catholiques. (...) Né en Égypte à Hérakléopolis Magna (aujourd'hui Qeman, Fayyoum) dans une famille assez riche d'agriculteurs égyptiens fervents chrétiens, Antoine devient orphelin à dix-huit ans avec une sœur cadette à élever. Ayant des terres à cultiver, il prend l'Évangile à la lettre (Mt 19,21, à l'âge de vingt ans, et distribue tous ses biens aux pauvres, après avoir installé sa sœur selon ses vœux dans une communauté féminine comme
«vierge consacrée», puis il commence sa vie d'anachorète dans un lieu isolé près d'un de ses champs.
Vêtu d'une haire en crin, il partage son temps entre la prière et le travail auprès de la cabane d'un vieil ascète qui l'initie à la vie érémitique. Il décide de renforcer sa retraite en partant vivre pendant 13 ans dans le désert (le chapitre V de la Vie d’Antoine mentionne qu'il va jusqu'à s'enfermer dans un des anciens tombeaux égyptiens de la montagne), fondant la communauté des Kellia (en) (vivant dans des huttes, des grottes ou de petits ermitages, il célèbre avec sa communauté le samedi) avec son disciple Ammonas qui s'est précédemment installé à Nitrie.
L'afflux de nombreux disciples troublant son isolement, il part en 285 vivre en ermite à Pispir, en plein désert, dans un fortin romain abandonné sur la route de la mer Rouge, imitant les nombreux anachorètes qui vivaient dans la pauvreté et la chasteté aux alentours des bourgs. Là, (...) , il subit les tentations du Diable ; (...) , les démons s'attaquant à sa vie. Antoine résiste à tout et ne se laisse pas détourner par les visions enchanteresses qui se multiplient.
Peu à peu, Antoine le Grand a des disciples qui viennent suivre son enseignement. Ils vivent à proximité dans des grottes et l'écoutent prêcher, s'associent à lui pour prier. Au fil des ans, ils se regroupent en différents noyaux de disciples choisissant un plus ancien à leur tête et choisissant tous Antoine comme guide spirituel. Ils sont à l'ouest et à l'est du Nil. Hilarion de Gaza le sollicite en 307 pour obtenir des conseils sur la façon d'organiser un monastère dans l'actuelle région de Gaza, considéré comme l'un des premiers de la chrétienté.
En 312, Antoine s'éloigne davantage pour s'isoler. Il va en Thébaïde, sur le mont Qolzum (où se trouve aujourd'hui le monastère Saint-Antoine). Le Diable lui apparaît encore de temps en temps, mais ne le tourmente plus comme autrefois. Vénéré par de nombreux visiteurs, Antoine leur donne chaque fois des conseils de sagesse, les invitant à la prière plutôt qu'à la violence.
Les religieux ayant adopté le mode de vie solitaire de saint Antoine sont appelés anachorètes, s'opposant aux cénobites qui choisissent la vie en communautés monastiques. Source:https://fr.wikipedia.org/wiki/Antoine_le_Grand
L'hagiographie de «Saint Antoine» par «Saint Athanase» est disponible encore aujourd'hui. Voici un lien Internet qui propose en ligne l'hagiographie au complet.
Du point de vue religieux, l'érémitisme est une forme d'ascèse qui était déjà pratiquée dans l'Inde antique avec le Vanaprastha (ermite forestier) et le Shramana (moine errant).
La fin des grandes persécutions contre les chrétiens sous Constantin, marque également la fin de la voie royale pour accéder à la sainteté, à savoir le martyre. Sans que le phénomène soit réduit à cette explication, elle n'est pas étrangère au développement de l'érémitisme chrétien dès les premiers siècles du christianisme, nouveau moyen pour les âmes d'élite d'accéder à la sainteté. Ces anachorètes (du grec anakhôrein, se retirer) s'infligent de rudes privations afin de lutter contre les tentations. Le premier ermite connu de la chrétienté est saint Paul Ermite (229-342) et non pas Antoine le Grand (vers 250-356),
Antoine le Grand est un égyptien aisé qui vers l'âge de vingt ans part s'établir dans le désert de Haute-Égypte, dans la région de Thèbes. Il est popularisé dès sa mort par Athanase d'Alexandrie (saint Athanase) qui écrit le récit de sa vie, (hagiographie), et de nombreux ermites suivent son exemple dès la fin du IIIe siècle en se retirant dans le désert. On appelle les plus connus d'entre eux les Pères du désert. Le stylite est un anachorète pratiquant une ascèse extrême au sommet d'une ruine ou d'une colonne. Au Moyen Âge, est désigné sous le nom d'ermite, toute personne qui mène, seule ou au sein d'une petite communauté informelle (monastique), une vie religieuse austère à l'écart des villes
Le monachisme occidental s'inspira d'un monachisme oriental dans lequel les moines étaient anachorètes et contemplatifs, la règle de saint Benoît n'existant pas encore. Martin de Tours, tout en logeant ses disciples séparément dans des huttes ou loges (Locaciacum, « les petites cabanes », d'où le nom de Ligugé), les fit travailler en plus de les guider sur les voies de la rencontre avec Dieu requérant une vie de grand ascétisme.
Choisi comme évêque en 370 saint Martin quitte l'abbaye pour Tours (où il fonda l'abbaye de Marmoutier). Ligugé est abandonné au Ve siècle, à cause des persécutions des Wisigoths, qui cessent après la victoire de Clovis sur les Wisigoths en 507 .
Depuis que le Saint-Esprit a quitté l'Église, nous observons que dès la fin du 3ème siècle, les ouvriers du mystère de l'iniquité, c'est-à-dire la «pseudo-chrétienté» orientale adhère à la notion du martyre non sanglant, comme «l'érémitisme» (ermite), et c'est alors l'émergence du monachisme en son sein. Ces hommes se séparent de la société pour se retirer dans des lieux déserts, le désert étant, selon leur interprétation biblique, le lieu de l’épreuve soi-disant «purificatrice» et de la rencontre avec Dieu.
Ils y mènent une vie d’ascèse, de prière, de travail et de solitude. Le père incontesté de ce genre de vie est l’égyptien appelé «Saint Antoine le Grand». Né en 251, il mène une vie de solitude dans le désert d’Egypte jusqu’à l’âge de 105 ans. Ils ont réellement
«l'apparence de la piété» et c'est exactement ce que l'apôtre Paul avait exprimé lotrs de ses mises en garde contre ce type «d'apparence de sainteté». Colossiens 2:23 ,
2 Timothée 3:5
L'hagiographie, écrite par l'ouvrier d'iniquité
«saint Athanase», aura une influence considérable sur le monachisme pseudo-chrétien, tant en Orient qu’en Occident. Le personnage historique que les catholiques appellent
«Saint Pacôme», égyptien lui aussi, sera le père du monachisme communautaire (cénobitique). Il organisera les moines voulant vivre en communauté selon une règle bien précise qui aura des influences, elle aussi, en Orient et en Occident.
«Sollicité par les visiteurs qui venaient lui demander ou des miracles ou une règle de vie, il (Antoine) établit en 305 des ermitages où ses disciples, attentifs à ses discours et s’inspirant de ses exemples, pratiquaient un héroïque détachement.»
http://www.saint-antoine.ch/?p=23
Citation: «Évidemment, dans l’histoire de l’Église et de la théologie on se souvient d’Athanase avant tout comme du défenseur de la doctrine traditionnelle de la Trinité, contre Arius, et pour toutes les persécutions qu’il a dû subir pour sa défense de la foi de Nicée.
Mais c’est aussi quelqu’un qui a eu une très grande influence sur le développement du monachisme et donc de ce qu’on appelle aujourd’hui la « vie consacrée », et aussi sur l’histoire de la spiritualité.
Athanase a eu une influence sur toutes les formes de la vie monastique de son époque : d’abord sur la vie de type érémitique pratiquée en Basse Égypte, à travers sa Vie d’Antoine, mais aussi sur la vie cénobitique à travers son amitié avec Pachôme et les moines pachômiens. Il a aussi eu une influence sur le monachisme féminin romain à l’époque de saint Jérôme.
Comme on le sait, Athanase connut cinq fois l’exil durant son épiscopat, dont deux fois en Occident – une fois à Trèves en 336-337 et quelques années après à Rome. (...) Quand Athanase devient Patriarche d’Alexandrie en 328, à l’âge de 33 ans, Antoine exerçait déjà son charisme de père spirituel dans le désert, après deux longues périodes de solitude et Pachôme venait de fonder son deuxième monastère. L’une des grandes intuitions du jeune patriarche fut de comprendre tout ce que le monachisme pouvait apporter à l’Église. À cette époque la plupart des évêques manifestaient plutôt de la méfiance à l’égard de ces groupes nouveaux et souvent étranges de moines.
Dès l’année qui suivit son élection Athanase visita les monastères pachômiens en Thébaïde et il écrivit la
«Vie d’Antoine« (hagiographie) dès l’année qui suivit la mort de celui-ci. Cette «Vie d’Antoine» n’était pas une simple «biographie». Athanase assumait pleinement son rôle de pasteur à l’égard des moines qui étaient aussi des membres de son Église. En écrivant cette «Vie d’Antoine», Athanase avait deux buts : d’une part, donner une reconnaissance publique, devant toute l’Église à ce phénomène monastique et, d’autre part, guider spirituellement les moines dans leur cheminement spirituel à travers on enseignement. Cette «Vie» est en réalité un traité de spiritualité monastique.(...)» Armand VEILLEUX Source:
http://www.scourmont.be/Armand/chapters/2015/150503-saint-athanase.html»
Le mot «ascétisme» vient du mot «ascèse» et peut être interprété de la même façon que «l'ascèse», comme étant l'ensemble des pratiques ascétiques (mortification, jeûne, pénitence, abstinence sexuelle, célibat …) qui ont pour but une «union intime avec Dieu» en «fuyant»«les choses du monde». D’un point de vue biblique légaliste, Il est commun dans les mentalités «religieuses» d’associer la religion à des pratiques d’ascèse, d’auto-condamnation, de pauvreté, de mortification, d'abstinence, d'altruisme, etc... Et c'est là, que le «mystère de l'iniquité» s'est acharné à remplacer l'authentique foi du salut en Jésus-Christ crucifié par «une grande apparence de piété. Au lieu de laisser l'Esprit de Christ sanctifier ceux qui étaient «baptisés en Jésus-Christ crucifié», ILS ONT PRÉFÉRÉ S'AUTO-SANCTIFIER EUX-MÊMES PAR LEURS OEUVRES.
Dans «la Vie de saint Antoine» publiée par l'Évêque Athanase d'Alexandrie, il est raconté qu'Antoine a pris à la lettre le passage des Écritures: « Si tu veux être parfait, va, vends tout ce que tu possèdes et donne-le aux pauvres, et viens, suis-moi, et tu auras un trésor dans les cieux (Mt 19, 21) » (Vita Antonii, 2, 1-3).
Dans l'hagiographie de «saint Antoine», son auteur l'évêque Athanase d'Alexandrie, dit qu'Antoine reçut ce passage (Mt 19: 21) comme si le Seigneur s’adressait à lui personnellement. De retour chez lui, il appliqua à la lettre, ou presque, la prescription de Jésus. Méditant encore une autre parole entendue à l’église, «Ne vous souciez pas pour le lendemain (Mt 6, 34)», il fut pris d’un remord intérieur, et prit une décision encore plus radicale : il vendit tout ce qu’il possédait, distribua le prix obtenu aux pauvres, et se retira loin du bruit du monde, pour suivre en tout son Maître, pauvre et chaste, et vivre une vie ascétique.
Antoine ne fut pas le premier à choisir ce style de vie. Athanase nous apprend qu’il y avait un vieillard ascète dans le village voisin d’Antoine. De même il nous est dit que celui-ci allait souvent consulter d’autres ascètes qui pratiquaient une vie intense de prière et d’abstinence. De ces contacts, Antoine apprend que l’ascèse est un «métier» qui s’apprend graduellement par la pratique de la prière, l’abandon, le dépaysement. Ainsi il se retira dans un tombeau, dans la proximité des lieux habités, et vers l’âge de 35 ans il traversa le Nil et il s’établit dans une fortification abandonnée. Pendant 20 ans, il expérimenta à la fois le progrès dans la vie spirituelle, mais aussi la sècheresse spirituelle et la lutte quotidienne qu’il dut mener contre le «démon»
(abstinence sexuelle). Colossiens 2:23 , 2 Timothée 3:5
Sauf que l'ouvrier d'iniquité, en l'occurrence l'évêque Athanase d'Alexandrie, qui a écrivit «la vie d'Antoine» n'avait vraiment rien compris du vrai Évangile. Le vrai modèle Apostolique que nous donne Paul s'aligne sur une sanctification qui est à un milliard d'années-lumière des pratiques ascétiques et monastiques: Paul dit expressément: Galates 6:14«Pour ce qui me concerne, loin de moi la pensée de me glorifier d'autre chose que de la croix de notre Seigneur Jésus Christ, par qui le monde est crucifié pour moi, comme je le suis pour le monde ! » Paul avait en lui, la pensée perpétuelle d'une sanctification exclusivement validée par le sacrifice de Jésus. Lorsque Paul dit «l'être tout entier» il n'ya a aucune place pour une «auto-sanctification» par l'ascétisme. 1 Thessaloniciens 5:23«Que le Dieu de paix vous sanctifie lui-même tout entiers, et que tout votre être, l'esprit, l'âme et le corps, soit conservé irrépréhensible, lors de l'avènement de notre Seigneur Jésus Christ !»
Paul insiste pour dire que seul Dieu a le pouvoir de sanctifier et que c'est seulement par une pensée perpétuelle du «sang de l'Alliance en Jésus» qui sanctifie: Hébreux 2:11«Car celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiéssont tous issus d'un seul. C'est pourquoi il n'a pas honte de les appeler frères,» et Hébreux 10:29«(...) de quel pire châtiment pensez-vous que sera jugé digne celui qui aura foulé aux pieds le Fils de Dieu, qui aura tenu pour profane
le sang de l'alliance, par lequel il a été sanctifié, et qui aura outragé l'Esprit de la grâce ? »
Comment pouvez-vous «devenir un modèle» (par une vie d'ascète et de moine) avec votre propre justice et ensuite prétendre que «vous vous tenez (en pensée) dans la présence de Dieu? Qui peut comprendre qu'un Martin de Tours n'a jamais eu en tête la valeur du «sang expiatoire de Jésus» pour «sa sanctification» devant Dieu?
Luc 16:15 «Jésus leur dit: Vous, vous cherchez à paraître justes devant les hommes, mais Dieu connaît vos cœurs ; car ce qui est élevé parmi les hommes est une abomination devant Dieu.»
Philippiens 3:9 « (...) et d'être trouvé en lui,non avec ma justice, celle qui vient de la loi, mais avec celle qui s'obtient par la foi en Christ, la justice qui vient de Dieu par la foi,» Romains 10:3 «(...) ne connaissant pas la justice de Dieu, et cherchant à établir leur propre justice, ils ne se sont pas soumis à la justice de Dieu ; »
Le sens du proverbe semble assez clair, et il est donné dans les pages roses du Petit Larousse : "On juge une personne d'après la société qu'elle fréquente."
Un humoriste l'a plaisamment détourné en l'écrivant :
"Dis-moi qui tu fréquentes, je te dirai qui tu hais." (du verbe "haïr").
Façon plaisante de souligner que nous partageons souvent non seulement les goûts, mais aussi les mêmes aversions des personnes que nous fréquentons... Une autre version «modifiée» dit: "Dis moi qui tu suis, je te dirai qui je hais."
En psychologie, on enseigne que, pour les très jeunes garçons, le père est le modèle par excellence et le jeune garçon cherche à tout prix lui ressembler. Il semble que de tout temps, l'homme cherche à s'identifier à un modèle, s'il ne parvient pas à s'identifier aux membres du groupe auquel il appartient. Or, le modèle ou le groupe a un impact, non négligeable, sur le caractère d'un individu. Lorsqu'une
jeune personne se tourne (par choix volontaire et personnel) vers quelqu'un (un professeur ou autre personne de confiance) pour «apprendre» et «être conseillé» la qualité et l'intensité de la relation pédagogique créée va déterminer le type de personnalité du disciple, influencé par «le maître d'expérience» en qui il a accordé toute sa confiance.
La relation maître-élève
entre l'évêque Hilaire
de Poitiers et Martin de
Tours illustre
parfaitement
l'orientation
«théologique» qui
caractérisa ce dernier,
dans sa quête
monachiste.
Pour comprendre la relation maître-élève, humaine et pédagogique, entre l'évêque Hilaire de Poitiers et Martin de Tours, il faut reculer dans l'histoire de la vie de Martin et recouper les événements qui ont conduit Martin à devenir par choix personnel, le disciple inconditionnel d'Hilaire de Poitiers, en qui il avait une grande admiration.
Ces deux personnages ont
fortement contribué à
l'expansion du mystère
de l'iniquité, en ce
sens que Martin de Tours
deviendra une icône
indissociable des
mouvements contribuant à
l'essor du monachisme en
Europe.
Si l'on fait abstraction de l'hagiographiede Sulpice Sévère, certains renseignements historiques sur la
«vie de Martin de Tours» sont facilement vérifiables, du fait qu'il a côtoyé des personnages historiques qui ont laissé leur marque. Avant de
rencontrer l'évêque Hilaire de Poitiers, Martin a rencontré d'autres personnages qui l'ont conduit vers Hilaire.
Ainsi, la «vie» et la «théologie» des personnages qu'a côtoyé Martin, nous indique les sources qui ont marqué profondément la personnalité de Martin. Par la suite, le catholicisme romain a intégré toute l'orthodoxie
«des Pères», tels qu'Alexandre et Athanase d'Alexandrie et l'évêque
Hilaire de Poitiers.
Les parents de Martin étaient païens, d'origine mi-slave, mi-celtique. Martin naquit en 317 dans une province romaine d'Europe centrale, en Pannonie, c'est-à-dire dans une partie de la Hongrie et de la Moravie actuelles, plus précisément encore à Sabaria, colonie romaine depuis l'empereur Claude, aujourd'hui Szombathely en Hongrie, à une centaine de kilomètres au Sud-Sud-Est de Vienne.
Selon l'hagiographiede Sulpice Sévère, il est raconté que lorsque Martin n'était qu'adolescent, l'Empereur Constantin imposa par une mesure exceptionnelle l'incorporation des fils de vétérans les plus jeunes pour augmenter l'effectif de ses troupes. Le père de Martin qui était un vétéran de l'armée, n'attendit pas que son fils ait atteint l'âge légal, fixé à
19 ans, pour le remettre à l'autorité militaire.
À quinze ans, (vers 332) Martin fut donc enrôlé dans l'Armée romaine, livré par son père et forcé de prêter serment à l'Empereur. Il est fort probable que Martin cessa d'aller à l'école et que sa scolarité demeura très élémentaire, ce qui explique que Martin ne laissa aucun écrit de toute sa vie, et ce détail nous amène à deviner qu'il était conscient qu'il devait de combler son manque d'instruction et d'éducation.
Était-il illettré? Le latin n'étant pas sa langue maternelle, il avait peut-être de la
difficulté à s'exprimer par écrit dans cette langue. Il servit d'abord dans des troupes d'adolescents préparatoires au métier militaire, puis et alla servir dans les Gaules (France) et fut affecté dans la cavalerie de la garde. Martin demeura ainsi une vingtaine d'années sous les armes, si l'on calcule qu'après
avoir quitté l'armée,qu'il voyagea avec l'évêque Maximin pendant quelques années et qu'il rencontra l'évêque Hilaire de Poitiers vers 356.
Martin de Tours n'a jamais laissé un seul écrit.
Issu
de l'aristocratie gallo-romaine de la cité
de Limonum (Poitiers), Hilaire reçoit une bonne
éducation avant de se
former à la rhétorique
latine. Les éléments
autobiographiques qui
parsèment ses œuvres
laissent à penser qu'il
est né païen, qu'il se
convertit au contact de
la Bible, et qu'il
n'est baptisé que vers
345. Il est père de
famille avec une fille
unique Abra, lorsqu'il
est élu évêque de la
ville vers 350.
Soucieux de
l'instruction de son
peuple, il rédige un
Commentaire sur
l’Évangile de Matthieu,
qui est la première
œuvre exégétique latine
qui nous soit parvenue.
Ce texte, remarquable
travail d’exégèse
littérale, montre
toutefois qu'Hilaire ne
connaît pas la tradition
orientale : sa
perception de
l'engendrement du Verbe
montre même qu'il ignore
les formulations du
concile de Nicée. Il
admettra d'ailleurs dans
ses œuvres ultérieures
qu'il n'a découvert
celui-ci qu'en 354, soit
près de trente ans après
le concile.[Information
douteuse]
En 353, réuni à la
demande du pape Libère
et de l'empereur
Constance II, le concile
d'Arles rétablit les
ariens dans la
communion, anathématise
Athanase, Paulin de
Trèves et Sérapion de
Thmuis. Hilaire rompt
alors la communion avec
le pape Libère et lance
l'anathème sur celui-ci
ainsi que sur Saturnin
d'Arles.
Alors que l’arianisme
s’étend en Gaule, il
s’oppose en effet à ce
courant de pensée
théologique. Dans
l'Empire romain du
milieu du IVe siècle,
c'est aussi s'opposer à
l'empereur. Lors du
concile de Béziers de
356, dominé par les
ariens unis autour de
Saturnin, l'évêque
d'Arles, il est «excommunié»
et
exilé en Phrygie.
Pendant son séjour en
Phrygie, il continue
cependant à gouverner
son diocèse, mais c’est
là qu’il découvre la
pensée des théologiens
orientaux et qu'il écrit
son grand traité de
doctrine trinitaire
: De Trinitate, et une
lettre adressée à
différents évêques
occidentaux De Synodis.
L'empereur Constance II
décide de réunir
simultanément un concile
occidental à Rimini et
un concile oriental à
Séleucie afin de
réconcilier l’Église
divisée entre ariens,
semi-ariens, et nicéens.
L'empereur souhaite
avant tout l'unité
religieuse afin de
parvenir à l'unité
politique.
Hilaire cherche à
exposer la doctrine
catholique à l'empereur
dans ses deux Livres à
l'empereur Constance. Il
expose ses thèses au
concile de Séleucie en
359, où il obtient
l'union des nicéens, dit
aussi homoousiens (car
affirmant l'identité de
substance entre le Père
et le Fils), et des
semi-ariens, dit aussi
homéousiens (car
affirmant la «
similitude de substance
» entre le Père et le
Fils), contre
l'arianisme. Mais les
ariens vont convaincre
l'empereur de la
véracité de leur thèse
et celui-ci promulgue
une loi qui définit que
la foi des sujets de
l'Empire doit être
arienne lors du concile
de Constantinople en
360.
C'est un exemple
frappant du
césaropapisme propre à
l'Impérium romain ou
l'Auguste est le plus
souvent aussi souverain
pontife. César était
pontifex maximus
lorsqu'il conquiert la
Gaule en 52 av. J.-C..
C'est plutôt l'inverse,
que l'Empereur ne
s'occupe pas de religion
est une nouveauté propre
à la religion chrétienne
dans l'Empire [pas
clair]. Celle-ci n'ayant
pas été immédiatement la
religion d’État à cause
de ses divisions
internes et de
patriarcat. cette
division de la couronne
impériale romaine ne
sera d'ailleurs pas sans
poser moult problèmes de
préséance entre chef
d'Église et pouvoir
temporel (entre Auguste
et César en face des
pontifex maximus).
Hilaire, pour des
raisons que l'on ignore
(selon les sources,
c'est soit par grâce du
nouvel empereur Julien,
soit un exil nouveau,
car il est gênant en
Orient, soit même un
retour sans
autorisation), retrouve
sa ville de Poitiers en
360-361. On ne sait pas
s'il a pu participer au
concile de Paris de
janvier 361, mais
celui-ci a clairement
reçu son influence. En
effet, ce concile
régional condamne
clairement l'arianisme
et destitue les évêques
ariens de Gaule.
Hilaire, reprenant son
ministère épiscopal,
continue à écrire pour
l'édification de son
peuple, en particulier
son Traité des mystères,
catéchèse mystagogique
et allégorique, ainsi
que ses Commentaires sur
les psaumes, œuvre
d'exégèse. Il poursuit
sa lutte anti-arienne,
s'opposant en
particulier à Auxence de
Milan, avec l'aide
d'Eusèbe de Verceil.
Saint Martin de Tours le
rejoint vers 356, se
mettant à son école. En
360, Martin fonde
l'abbaye de Ligugé à
proximité de Poitiers.
Saint Hilaire fut
probablement à l'origine
de la construction à
Poitiers du baptistère
Saint-Jean, l'un des
plus vieux bâtiments
chrétiens actuellement
subsistant en France. Il
baptisa également Saint
Lupien de Ratiatum9, la
seconde cité pictave.
Hilaire meurt en 367.
Hilaire
de Poitiers, communément appelé «saint
Hilaire» par les catholiques
Hilaire a vécu
au 4ème siècle. sous l'administration
romaine, dans la ville qui deviendra
Poitiers et s'appelait alors Lemonum.
Hilaire est certainement le
personnage le plus remarquable de
l'histoire de Poitiers.
Nous ne disposons pas d'informations
certaines sur la plus grande partie de
sa vie. Les sources antiques disent
qu'il naquit à Poitiers, probablement
vers l'année 310. Issu d'une famille de
l'aristocratie gallo-romaine de la cité
de Lemonum, il reçut une solide
formation littéraire, bien évidente dans
ses écrits.
Tous les historiens s'accordent sur
le fait que cet homme (Hilaire) a joué un rôle déterminant
dans la vie de Martin de Tours. Ce personnage
est historique et ses œuvres littéraires
nous sont réellement parvenues. Selon ce
qu'on trouve sur Internet et particulièrement
sur l'encyclopédie en ligne Wikipédia, nous
apprenons qu'Hilaire de Poitiers, fut évêque
de Poitiers (ville de France), qu'il est
né en 315 et est mort en 367.
Cet homme
avait le même âge que Martin de Tours. Hilaire
de Poitiers fut un écrivain latin de l'Église
de Rome. Théologien du 4e siècle, il fut
un grand défenseur de l'orthodoxie nicéenne
(Concile de Nicée) face à l'arianisme. Il a été désigné par
le titre d’«Athanase de l’Occident» en
raison de son action énergique et pastorale
dans la lutte pour l'orthodoxie chrétienne.
Il a été élevé au rang de docteur de l'Église
par le pape Pie IX en 1851. En l'an 355,
alors que l’arianisme s’étend en Gaule,
il s’oppose farouchement à l'arianisme. Dans l'Empire
romain du milieu du 4e siècle, c'est aussi
s'opposer à l'empereur Constance II (qui protège l'arianisme).
Lors du concile de Béziers de 356, dominé
par les ariens unis autour de Saturnin,
l'évêque d'Arles, il est excommunié et exilé
en Phrygie (dans l'actuelle Turquie). C’est là qu’il découvre la pensée
des théologiens orientaux et qu'il écrit
ses grands traités de doctrine trinitaire
: de Trinitate, de Synodis.
Résumons: Le conflit entre ariens et trinitaires rebondit sous l’initiative de l'évêque Hilaire de Poitiers, qui à son
tour excommunie l'archevêque arien, Saturnin d’Arles, et quelques autres. Les adversaires ariens répliquent par la tenue d’un
concile à Béziers en 356.
Le concile de Béziers
est dominé par les
ariens unis autour de Saturnin,
l'évêque d'Arles. Par la suite l'arianisme devient la seule théologie officielle de l'empire.
Les
partisans ariens majoritaires
excommunient Hilaire de
Poitiers. Sur ordre de Constance II, Saturnin, archevêque
d'Arles et Primat des Gaules,
fait exiler Hilaire de Poitiers en Phrygie
(dans l'actuelle Turquie). C’est là qu’il découvre
«la pensée des théologiens orientaux» et qu'il
écrit ses grands traités de doctrine trinitaire
: «de Trinitate, de Synodis», dont l'Église catholique romaine fait encore référence.
De même, l’année suivante,
en 359, les évêques suivent encore leur chef Saturnin au
concile de Rimini qui définit un dogme différent du «symbole de Nicée en 325».
Le triomphe de Saturnin ne tient pourtant qu’à l’appui de l’empereur Constance
II. La mort de ce dernier et l’avènement de Julien (361/363), changent tout.
Le nouvel
empereur Julien va favoriser les
partisans trinitaires qui
reviennent en force. Le nouvel
empereur qui n’apprécie pas la
religion «soi-disant» chrétienne et qui n’est
sans doute pas fâché d’envenimer
les relations dans l’Église,
annule le décret de Constance II sur l’exil d’Hilaire.
Revenu d'exil,
Hilaire reprend son épiscopat à
Poitiers. Dès que Martin
l'apprend, il quitte son refuge
et vient le rejoindre à
Poitiers. Hilaire reprend la
lutte contre l'arianisme, notamment au
concile de Paris, en 361, où il réussit à influencer l’épiscopat
gaulois dans la voie trinitaire.
Il y fait déposer l'archevêque Saturnin, dont Sulpice Sévère dira qu'il
était homme détestable et chargé
de crimes, ainsi que l’évêque de
Périgueux. L'évolution du
mystère de l'iniquité ne
pouvait qu'aboutir à
l'implantation universelle
du «trinitarisme» de
Nicéee 325, tel que les
ouvriers d'iniquité depuis
l'ère apostolique l'avait
rêvé.
Revenons
à l'histoire de Martin de
Tours.
L'on sait que Martin accompagna l'Évêque Maximin
pendant quelques années lors de ses voyages. On sait que l'évêque Maximin est mort le 12 septembre 346, à Poitiers, là ou demeurait ses parents
et son frère Maixent.
De retour d'un voyage à Rome, Maximin proposa à Martin de le suivre à Poitiers, pour revoir sa ville natale.
Le frère de Maximin, nommé Maixent, était selon quelques historiens,
«l'évêque de la ville de Poitiers». Et l'histoire nous renseigne en ce
qu'Hilaire
«succéda» à Maixent comme évêque par acclamation
populaire, bien que Maixent ne figure pas officiellement comme «premier évêque de Poitiers», le titre étant plutôt accordé à Hilaire, surnommé «l'Athanase d'Occident». Ainsi, les circonstances ont conduit Martin vers Hilaire, qui deviendra le futur évêque de Poitiers vers 350. Hilaire partageait la même orthodoxie nicéenne que Maximin et son frère Maixent, et il ne fait aucun doute que Martin a été introduit par Maximin et son frère Maixent
à Hilaire. L'histoire nous montre qu'en 356, Martin va rejoindre Hilaire, et devient son disciple.
Martin reçoit de l'évêque Hilaire«sa formation» ecclésiastique. On dit que Martin fut attiré par la réputation d'Hilaire et qu'il admirait Hilaire pour la fermeté intransigeante de
«sa foi orthodoxe trinitaire» et son courage dans la résistance aux exigences de l'empereur Constance II, lequel, piqué de théologie, prétendait persécuter la foi de Nicée et obtenir le ralliement inconditionnel des évêques d'Occident à
l'arianisme.
Les historiens nous montrent qu'Hilaire fit de Martin son disciple, le forma et lui donna «une éducation» selon «sa propre pédagogie et sa théologie»et voulut lui conférer la charge de diacre, qu'il refusa par modestie.
Il accepta seulement d'être exorciste, ce
qui lui permit d'acquérir des facultés d'orateur.
Un exorciste est un
«prêtre» à qui un évêque a confié
la charge spécifique de chasser des démons.
Dans chaque diocèse un prêtre a normalement reçu cette mission. Ce premier séjour de Martin à Poitiers est à situer entre l'été 356 et le départ d'Hilaire pour l'exil, banni en Orient par l'empereur Constance II pour avoir osé lui tenir tête.
Martin, privé de son maître, choisit également de s'enfuir, et partout où il se réfugia, il fut persécuté par les évêques ariens.
Martin de Tours n'a jamais laissé un seul écrit
Voilà des vérités que
William Branham a
habilement
«escamotées» dans
son «Exposé des 7
âges de l'Église», car cela aurait été
complètement
insoutenable de
concilier ses
enseignements au sujet
d'un personnage rempli
du Saint-Esprit avec
ceux desquels il
déclarait que le
trinitarisme de Nicée
325 était d'inspiration
diabolique.
Hilaire de Poitiers,
surnommé le Marteau des Ariens
ou l'Athanase d'Occident est le
premier évêque de Poitiers
réellement attesté, né vers 315
et mort en 367. Il est de même
l'un des premiers écrivains
latins de l'Église de Rome.
Théologien du 4e siècle, il fut
un grand défenseur de
l'orthodoxie nicéenne face à
l'arianisme (unitaire contre le
trinitarisme de Nicée 325). La
majeure partie des écrits
d'Hilaire a été conservée :
écrits exégétiques, traités
théologiques et compositions
liturgiques, en particulier des
hymnes.
Bon nombre de ses écrits nous
sont parvenus jusqu'à
aujourd'hui. Depuis l'avènement
de l'Internet, les archives en
ligne ainsi que la facilité de
se procurer les écrits d'Hilaire
de Poitiers ne peuvent plus
excuser l'ignorance à propos du
personnage.
Lors de son exil en Orient
(Turquie), il entre en
contact avec le texte grec
des écritures, dans sa
version de la Septante et il
découvre plus précisément
les œuvres d'Origène. Son
Traité des Mystères, date
des dernières années de sa
vie. Martin de Tours le
rejoint dans les années 356,
se mettant à son école.
En 360,
Martin de Tours, l'élève de
l'évêque Hilaire de Poitiers, fonde l'abbaye monastique
de Ligugé à proximité de
Poitiers. Hilaire de Poitiers
léga à Martin, la propriété de
Liguré. L'abbaye fut fondée, sur
un domaine reçu de d'Hilaire,
évêque de Poitiers, dont Martin
de Tours était le disciple. Ce
domaine n'était qu'une villa
romaine en ruine, dans laquelle
il s'installa comme ermite, mais
ses nombreux disciples (moines)
le poussèrent à fonder un
monastère.
Commentaire sur
l’évangile de Matthieu
(env. 353-356).
Tome I
(1-13)
Tome II
(14-33)
La Trinité
(env. 356-360).
Tome I,
Tome II,
Tome III,
Commentaires sur le
Psaume 118 (env.
360-367).
Tome I
(1-8)
Tome II
(9-22)
Tome III
(1-14)
Tome IV
(51-61)
Tome V
(62-66)
Tome VI
(119-126)
Contre Constance
(env. 360-361) Traité des
Mystères (env.
364-367)
L'œuvre principale
d'Hilaire de Poitiers est le «De Trinitate», traité
en 12 livres, dont plusieurs historiens croient qu'il a été composé pendant son exil.
Il y défend la «consubstantialité du Fils»
avec le Père, contre les ariens qui nient
la divinité de Jésus, et contre les «sabelliens» (modalisme)
qui ne distinguent pas le Père et le Fils.
La théologie d'Hilaire est la première synthèse
doctrinale «sur la Trinité»écrite en latin. Hilaire, qui fut le
maître et protecteur de Martin de Tours, et
fut un ardent défenseur de la formule de foi
trinitaire, imposée lors du Concile de Nicée
en 325. Ainsi comme la théologie d'Hilaire
était fondée sur des
sources grecques et défendant «l'orthodoxie
définie à Nicée en 325», elle aura une influence
certaine pendant tout le siècle suivant.
Toutefois, elle perdra de son importance
après le travail d'Augustin d'Hippone, laquelle s'inscrivant dans la continuité de celle d'Hilaire,
dépasse largement
celle d'Hilaire, en particulier dans l'expression
de la «divinité de l'Esprit-Saint»
En
356, Hilaire assiste comme évêque au Synode
de Béziers, dans le sud de la France, le
«synode des faux Apôtres», comme il
l'appelle lui-même, car la réunion fut
dominée par des Évêques philo-ariens, qui
niaient la trinité. Les opposants au culte
trinitaire demandèrent à l'empereur
Constance qui était également contre le
trinitarisme, la condamnation à l'exil de
l'Évêque de Poitiers.
Hilaire de Poitiers fut donc exilé en Phrygie (Turquie) pour sa
position trinitaire.
Hilaire fut ainsi obligé de quitter la Gaule
au cours de l'été 356. Exilé en Phrygie,
dans l'actuelle Turquie, Hilaire se trouva
au contact d'un milieu religieux totalement
dominé par l'arianisme. Là aussi, sa
sollicitude de pasteur le poussa à
travailler sans relâche pour le
rétablissement de l'unité de l'Eglise, sur
la base de la juste foi, formulée par le
Concile de Nicée. C'est dans ce but qu'il
commença la rédaction de son œuvre
dogmatique la plus importante et la plus
connue : le De Trinitate (Sur la Trinité).
Retour d'exil à Poitiers En 360 ou en 361, Hilaire put finalement
revenir dans sa patrie après son exil, et il
reprit immédiatement l'activité pastorale
dans son Eglise, mais l'influence de son
magistère s'étendit de fait bien au-delà des
frontières de celle-ci. Parallèlement,
Martin de Tours qui était l'élève d'Hilaire
de Pouitiers, dut quitter Poitiers et se
réfugier loin des adversaires contre le
trinitarisme.
Note: Hilaire mourut en 367. Sa mémoire
liturgique est célébrée par l'Église
catholique le 13 janvier. En
1851, le pape Pie IX le proclama
Docteur de l'Église.
https://nominis.cef.fr/contenus/saint/421/Saint-Hilaire-de-Poitiers.html Extrait: «Hilaire, devenu évêque de Poitiers,
rencontra très rapidement saint Athanase
d'Alexandrie, alors exilé en Gaule à
cause de l'hérésie arienne. Hilaire,
combattant à son tour cette hérésie,
sera (en 356) , sur ordre de l'empereur Constance II,
exilé
en Phrygie (dans l'actuelle
Turquie) où
il découvrira la théologie grecque et
deviendra de tous les Pères latins de
l'Église, celui dont la pensée sera
la plus proche des Pères Grecs. Curieusement,
le Commentaire sur l'Évangile de Matthieu,
première œuvre d'Hilaire, évêque soucieux
de l'instruction de son peuple, montre
toutefois que son auteur ne connaissait
pas la tradition orientale, et même
qu'il ignorait les textes du Concile
de Nicée qu'il ne découvrit qu'en
354. Dès
355, alors que l'arianisme
s'étendait dans toute la Gaule, Hilaire
s’opposa à cette théologie et
écrivit son œuvre magistrale, son "Traité
sur la Trinité." »
«(...) Hilaire fut, au milieu du IVe siècle, le premier évêque de Poitiers connu avec certitude et l'un des grands auteurs chrétiens. Exilé pour avoir défendu la foi trinitaire dans une Gaule acquise à l'arianisme, il rédige son ouvrage le plus connu, le De Trinitate, et revient d'Orient pour finir ses jours à Poitiers en 367 ou 368.»
Rappelons qu'en 356, lorsqu'Hilaire est exilé par les «hérétiques ariens au pouvoir», Martin va également être forcé de s'enfuir et quitter la Gaule. Son errance durera environ 4-5 ans.
La clé de ma réfutation du choix de William Branham ne repose pas seulement sur le fait que ce dernier n'a lu que les œuvres de Sulpice Sévère, créées expressément pour promouvoir le culte d'un homme obsédé par un ascétisme rigoureux doublé d'un altruisme hors du commun, mais repose également par l'association et la position dogmatique du personnage, face à l'arianisme, taxé d'hérésie par l'Église trinitaire.
Bien que toute l'Église de Rome soit sous l'emprise du mystère
de l'iniquité, deux camps s'opposaient sur la théologie à propos
de la nature divine. Martin de Tours endossait complètement le crédo (profession de foi) du Concile de Nicée en 325. Les preuves historiques de sa position théologique face à la «Trinité» sont accablantes et les témoignages sont abondants. Malheureusement c'est un
des nombreux volets que William Branham a occulté et omis de mentionner.
Selon Sulpice Sévère, (le
prétexte d'un «songe» pour justifier sa fuite est hagiographique) il va jusqu'en Pannonie (Hongrie), où il convertit sa mère à la foi nicéenne, puis revient par l'Illyrie (Albanie actuelle), où il lutte contre l'arianisme, ce qui selon Sulpice Sévère, lui vaut d'être battu de verges. On peut penser que Martin ne se priva pas de chercher à convertir les Ariens à la foi du
«crédo de Nicée». Cependant, selon
«la Vita Sancti Martini», en Pannonie comme ailleurs, «l'hérésie arienne» avait alors le dessus. Le
camp théologique des évêques pro-nicéens avaient été persécuté et à son tour Martin eut à subir les pires traitements. Il finit par quitter sa ville et regagna l'Italie. Martin essaie de mener
la vie monastique dans un ermitage à Milan. Mais là aussi, il y fut persécuté avec acharnement par
l'évêque arien Auxence de Milan auquel succédera Ambroise. Auxence finira par faire expulser Martin de la cité.
Dans sa fuite, Martin trouve alors refuge, entre 358 et 360, dans la petite île inhabitée de
Gallinara près de la côte ligure face à Albenga, à quelque cinquante milles au sud-ouest de Gênes, avec un prêtre qui partageait les mêmes aspirations que lui.
La suite de l'histoire est convaincante, qu'il existait une relation très serrée entre Hilaire et Martin. Un jour, apprenant
qu'Hilaire est rentré d'exil, il s'empresse de regagner Poitiers pour le rejoindre et avec l'aide et le soutien
(financier) d'Hilaire, il fonde à Ligugé, un abbaye (monastère), sur un terrain que lui donne Hilaire, le premier de Gaule. Plus tard, Sulpice Sévère deviendra le disciple inconditionnel de Martin, et publia son hagiographie «Vita Sancti Martini» pour élever Martin au rang de «saint» à vénérer. Les légendes de Martin contribueront pendant des siècles, à générer des fondateurs de monastères, tels que
«saint Colomba d'Iona» en Irlande, qui implanteront des systèmes inspirés par la vie ascétique et monastique de Martin de Tours.
Selon certains historiens, vers la fin de l'année 360, Hilaire revient en Gaule, car les Ariens en Orient redoutaient son influence grandissante. On le surnomma d'ailleurs
«le perturbateur de l'Orient». Pour d'autres, Hilaire revient pour des raisons que l'on ignore
(selon les sources,
c'est soit par grâce du nouvel empereur Julien (qui régna de 361 à 363), soit un exil nouveau
car il est gênant en Orient, soit même
un retour sans autorisation). De toutes façons, Hilaire
retrouve sa ville de
Poitiers fin 360 ou début 361.
Les historiens ne sont pas tous certains s'il a pu participer
au
Concile de Paris de janvier 361,
mais celui-ci a clairement reçu son
influence.
En effet, ce concile régional condamne
clairement l'arianisme et destitue les
évêques ariens de Gaule. Hilaire peut maintenant s'occuper de la
«vocation ascétique» de Martin.
Hilaire, reprenant son ministère épiscopal,
continue à écrire, en particulier son Traité
des mystères, sa Catéchèse, ainsi que ses Commentaires
sur les psaumes. Évidemment, il
poursuit sa lutte anti-arienne, s'opposant
en particulier à Auxence de Milan, avec
l'aide d'Eusèbe de Verceil qui avait lui aussi été exilé par les ariens.
Hilaire retrouve aussi Martin, qui initié
à la «vie monastique», s'établira
dans un ermitage à Ligugé (Premier
monastère de la Gaule) lorsqu'Hilaire lui concèdera une propriété. Selon Sulpice Sévère, de nombreux
disciples viendront rejoindre Martin.
Plus tard celui-ci deviendra lui-même
Evêque de Tours et sera pour l'histoire
l'un des premiers représentants
de la «vie monastique en Gaule». Mais
Hilaire continua à souffrir
des ravages fait par ce qu'Il appelle «l'hérésie arienne»,
il rassemblera des conciles, et ira
jusqu'à Milan pour la combattre.
Epuisé, il reviendra à Poitiers, rédigea
son «contre Auxence» où
il dénoncera avec force les empiétements
du pouvoir impérial sur les affaires
religieuses et où il précisera les conditions réelles de l'unité des chrétiens : la foi nicéenne.
La présence d'Hilaire, au concile de Séleucie
(359) où il avait demandé
une séance publique pour confondre
les évêques ariens «hérétiques», et selon quelques historiens, cela avait été
pour eux un coup terrible. Avant de revenir en Gaule, Hilaire était passé à Constantinople
(360) en passant par Rome. Son retour
à Poitiers fut un triomphe. En moins de deux ans, l'orthodoxie de l'empire était passé de l'arianisme au trinitarisme de Nicée.
Quelques dates dans le temps: 353: Concile d'Arles. Conflit entre l'évêque trinitaire Hilaire de Poitiers et l'évêque arien Saturnin d'Arles. L’arianisme avait été condamné au concile de Nicée (325). Cependant l’arianisme connait sa revanche avec l’empereur Constance II qui recompose l’unité de l’empire romain après la mort de son frère Constant. Sur l’initiative du pape Libère qui veut réconcilier
les évêques encore divisés, l’empereur Constance II, se trouvant à Arles, décide que le concile s’y tiendra. Présidé par Saturnin, évêque de la ville, il traite essentiellement de l'arianisme. L'empereur en arbitre les séances et réclame la condamnation d’Athanase, l’évêque d’Alexandrie qui s’oppose à l’arianisme et à son autorité. 356: 9 février : Le patriarche Athanase d'Alexandrie est chassé de son siège et cherche refuge dans le désert de Haute-Égypte, et rencontre les moines du désert. 355: Synode arien de Milan. Le
pape Libère est exilé à Béroia en Thrace (Grèce) pour avoir refusé les décrets des synodes ariens. 356: Entre le 7 avril et le 19 mai (date probable) : Le concile arien de Béziers est réuni par l'empereur Constance II, à la demande de Saturnin d'Arles. Les partisans du Credo de Nicée (trinitaires) sont jugés et exilés. L'évêque Hilaire de Poitiers est exilé en Phrygie(Turquie actuelle). 359
: Concile de Rimini. Les évêques de Vienne et de Narbonne suivent leur chef l'évêque d'Arles, Saturnin, à ce concile qui définit un dogme différent du symbole de Nicée (dogme Arien). 359 : Concile de Séleucie. 361 :
Concile de Paris, condamnation de Saturnin d'Arles et l'arianisme. Revenu à Poitiers, Hilaire reprend la lutte, notamment avec son influence au concile de Paris, en 361, où il réussit à ramener tout l’épiscopat gaulois dans la voie orthodoxe trinitaire. Il y fait déposer l'évêque arien Saturnin, que Sulpice Sévère déclare homme détestable et chargé de crimes.
Les historiens soulignent que par ses talents
d'homme d'action et d'écrivain,
par la situation politique du moment
Hilaire put travailler à y restaurer
«l'Orthodoxie trinitaire» en éliminant «l'hérésie
arienne» de l'Église. Il obtint l'excommunication (Synode
de Paris -361) de deux leaders de
l'arianisme en Gaule, les évêques
d'Arles et de Périgueux et il s'appliquera
avec fermeté mais aussi avec la
douceur qui le caractérise, à regagner
les évêques qui avaient faillis
mais qui reconnaissaient leurs erreurs.
Ce fut le salut de la Gaule chrétienne. «Tout
le monde reconnut, écrit Sulpice
Sévère, que notre Gaule fut débarrassée
de l'hérésie criminelle par le
zèle d'Hilaire de Poitiers.»
En 361,
l'ouvrier d'iniquité Martin
de Tours fonde l'abbaye de Ligugé à proximité
de Poitiers. Selon ce qu'on trouve sur Wikipédia
au sujet de «
l'abbaye est fondée par
Martin en 361, sur
un domaine reçu de
«saint Hilaire, évêque
de Poitiers», dont il
était le disciple. Ce
domaine n'était qu'une
villa romaine en ruine,
dans laquelle Martin
s'installe comme ermite,
mais ses disciples
nombreux le poussent à
fonder un monastère.»
Donc, c'est l'évêque Hilaire qui aida le jeune
Martin –
à s'installer dans un «ermitage» (une propriété abandonnée) dans une commune appelée Ligugé,
près de Poitiers. La vie monastique,
encore à ses débuts en Occident, était
perçue avec une certaine méfiance par
plusieurs du clergé de
l'Église de Rome. En apportant son soutien
à Martin, Hilaire joua un
rôle décisif dans le développement du
monachisme dans le pays et dans
la «pseudo-évangélisation catholique romaine» des campagnes.
L'Histoire confirme qu'Hilaire meurt en 367.
Extrait: Vers 351-352, l'évêque Maixent de l'Église
de Poitiers meurt. Hilaire qui jouissait
d'un grand prestige car on le savait remarquable
théologien fut choisi par acclamations comme
successeur. Il accepta dans un esprit de
service ses nouvelles responsabilités. Et
il appliquera dans sa vie ses propres paroles
: «L'évêque est placé à la tête de
la maison pour veiller aux besoins et aux
intérêts du peuple qui lui est confié»
et «L'évêque ne remplit son ministère
que s'il fortifie ce qui est faible par
un enseignement à la fois authentique et
adapté, s'il consolide ce qui tombe en ruine,
s'il redresse celui qui s'égare, s'il dispense
le verbe de vie à la famille qu'il a à nourrir
de la nourriture éternelle». Il fut
un évêque aimé se consacrant en premier
lieu à la prédication et à la méditation
de la Bible. Il rédigea le «Commentaire
sur l'évangile de saint Matthieu» (353-356)
et accueilli vers 356 le futur «saint Martin».
Celui-ci s'attacha à l'évêque Hilaire
comme «un converti d'Égypte auprès
d'un «ancien du delta ou
du désert» et reçut de lui une
formation ascétique. Mais rapidement
l'Église se trouva en pleine crise dont
la cause était «l'hérésie arienne» (355).
Cette hérésie qui nie la consubstantialité
du Père avec le Fils au sein de la Trinité
fut combattue par une majorité d'évêques
occidentaux mais aussi par d'autres
d'Orient, comme Basile, Athanase d'Alexandrie,
Grégoire de Nysse, Grégoire de Naziance. Devant la volonté de l'évêque d'Arles Saturnin, qui voulait imposer l'Arianisme à toute l'Eglise de Gaule, Hilaire entra en lisse et organisa la résistance. Dès ce moment et à l'instar d'Athanase d'Alexandrie, on le surnommera
l'Athanase d'Occident. Ce qui lui valut
en 356, au concile de Béziers d'être
condamné pour son orthodoxie nicéenne et persistant dans son attitude antiarienne, il fut déposé, puis exilé en Phrygie (dans l'actuelle Turquie).
Athanase succéda à Alexandre
d'Alexandrie le 8 juin 328. Souvenons-nous que l'évêque (patriarche)
Athanase d'Alexandrie s'était réfugié chez l'Évêque Maximin à Trèves lors de son exil ordonné par l'empereur, parce que ce dernier avait été «excommunié» par les évêque ariens pour sa position «trinitaire» contre l'arianisme.
Si vous suivez la piste d'Athanase d'Alexandrie (exilé par les ariens en 336-37, puis à nouveau en 343),
celle de l'évêque Maximin de Trèves et de son frère Maixent de Poitiers, et celle d'Hilaire de Poitiers (lui aussi exilé par les ariens) vous
comprendrez quelle était aussi la «théologie» de Martin de Tours, qui opta pour la fuite en 356, lorsque son «maître» Hilaire fut condamné à l'exil. Et aussi vous comprendrez pourquoi, partout où Martin se réfugia, il fut battu et chassé par les évêques ariens.
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Toujours selon l'hagiographie Sulpice Sévère (recoupée par d'autres historiens),
il est écrit que lorsque Martin atteignit l'âge de dix-huit ans, (d'autres disent 20 ans) il décida de se faire
«baptiser» (selon la foi du concile de Nicée), mais il ne renonça pas immédiatement à la carrière militaire. Vers l'âge de 40 ans, libéré de ses obligations militaires, Martin se rendit alors à Trèves (Trier en Allemagne), où il se lia d'amitié avec l'Évêque
Maximin, originaire de Poitiers(France) et où plus tard, Martin s'installa avec l'évêque Hilaire
de Poitiers.
Juste pour vous situer sur le personnage de Maximin, ce dernier était un farouche adversaire de l'arianisme, et un ami très proche d'Athanased'Alexandrie (également pro-nicéen) qui se réfugia chez lui, à Trèves, pendant son exil, en 336-37, puis à nouveau en 343.
L'évêque
Maximin a pris part au concile de Sardique en 343, convoqué par le pape Jules 1er (pro-nicéen), et s'est opposé farouchement aux évêques ariens (ceux
qui endossaient l'unicité de Dieu). Les livres d'histoire, nous confirme que, tout comme ce fut le cas à Nicée en 325, la réunion de Sardique fut le lieu de discordes théologiques et canoniques témoignant des divergences entre les courants traversant les communautés
«soi-disant chrétiennes» de l'époque. On dit que l'Évêque
Maximin s'employa à convaincre les empereurs romains d'Occident de soutenir l'église catholique occidentale et l'orthodoxie nicéenne (Trinitarisme) dans sa lutte contre l'arianisme (unicité). Il anima également les
«campagnes d'évangélisation
???» de son diocèse et des territoires proches comme la Lorraine et jusqu'en Alsace, accompagné notamment de Paulin de Trèves, originaire comme lui d'Aquitaine et qu'il avait ordonné prêtre, et qui lui succédera comme sixième évêque de Trèves en 347, poursuivant la même opposition contre l'arianisme.
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d'écran:
En résumé, l'Évêque Maximin et son frère Maixent qui était
également évêque de Poitiers, sont décrits comme «de
farouches défenseurs» de la doctrine trinitaire et sont engagés dans la lutte contre l'arianisme. Maximin et Athanase partageaient les mêmes pensées. Plus tard, l'évêque de Poitiers, Maixent, fut remplacé par l'évêque Hilaire de Poitiers, maître
et professuer de Martin de Tours. Hilaire de Poitiers est reconnu par l'Église catholique, comme étant l'un des plus grands adversaires de l'arianisme et défenseur du dogme trinitaire.
Maximin, né à Silly, en Gaule romaine, devient évêque de Trèves (Allemagne) vers 341/3421. C'est un adversaire de
la faction prônant l'arianisme, et un ami d'Athanase d'Alexandrie qui se réfugie chez lui, à Trènt son exil, en 336-37, puis à nouveau en 343. Grâce à lui, Athanase rencontre
le futur empereur César Constantin avant que celui-ci ne devienne empereur.
Maximin prend part au concile de Sardique convoqué par le pape Jules 1er, et s'y oppose aux évêques ariens.
La concile de Sardique est le lieu de discordes théologiques et canoniques témoignant des divergences entre les courants traversant les communautés
soi-disant chrétiennes de l'époque, et des différences de traditions intellectuelles entre l'Orient grec et l'Occident latin, ceci à un moment où ces communautés ne dépassent guère plus de cinq pour cent de la population de l'Empire, et sont encore relativement concentrées en Orient et dans les provinces africaines.
L'évêque Maximin s'emploie à convaincre les empereurs romains d'Occident de soutenir l'église catholique occidentale et l'orthodoxie nicéenne dans sa lutte contre
l'arianisme (l'unicité de Dieu. Il anime également les campagnes d'évangélisation de son diocèse et des territoires proches comme la Lorraine et jusqu'en Alsace, accompagné notamment de
Paulin de Trèves, originaire comme lui d'Aquitaine et qu'il a ordonné prêtre.
Maximin est mort à Poitiers où il serait venu voir ses parents. Son corps a été rapatrié à Trèves, et a été enterré dans le cimetière à côté de la porte nord de Trèves, dans la crypte d'une église dédiée à Jean l'Évangéliste, puis dans une abbaye devenue l'abbaye
«Saint-Maximin de Trèves».
D'après mes recherches, il est dit de Martin, qu'après avoir quitté l'armée, il vécut à Trèves un certain nombre d'années, et c'est là qu'il fit la connaissance de l'évêque Maximin et qu'il connut l'évêque Athanase d'Alexandrie (vers 337) quand ce dernier se réfugia chez Maximin, après avoir été exilé par Constantin. Il semble que ce soit à Trèves qu'il fut initié à l'ascétisme sous la direction et dans l'amitié de Maximin.
Les preuves historiques sont
implacables pour souligner
les influences que divers
personnages ont données à
Martin de Tours.
Citation: Le rôle déterminant d'Athanase «Ce fut surtout sous l'influence de ce patriarche d'Alexandrie que se propagea le monachisme en Occident. En 335, Constantin l'ayant exilé de son siège, il se réfugia à Trèves, où il vécut pendant deux ans, psalmodiant l'office divin avec quelques moines qu'il avait amenés avec lui. À cet exemple, un certain nombre de petits groupes érémitiques se constituèrent sur les bords de la Moselle ; le plus important fut celui qu'établit à Cardo saint Castor, et qui devint une importante communauté, régie par une règle qui ne fut sans doute pas rédigée.
Ce fut probablement à cette communauté, ou à une autre moins importante, qu'appartint saint Martin quand, en 341, il demanda son congé de l'armée pour se consacrer à Dieu ; jusqu'au jour où, accompagnant à Poitiers l'évêque Maximin de Trèves, il y trouva un groupe d'ascètes dirigé par saint Hilaire, futur évêque de la ville, et s'y incorpora. Puis, après un voyage en Italie durant lequel il constitua deux ermitages, il retourna à Poitiers ; il fonda alors près de Ligugé un monastère de laïcs, puis, devenu archevêque de Tours, un monastère de clercs à Marmoutier (371) En 339, Athanase, de nouveau exilé, s'arrêta à Rome...»
Note: 23 novembre 337 : retour de l'évêque Athanase à Alexandrie après 28 mois d'exil à Trèves.
Citation: «Il est possible que de 337 à 347, Martin vécut à Trèves, qu'il y fut ascète sous la direction et dans l'amitié du grand évêque Maximin et qu'il bénéficia de la compagnie d'Anathase d'Alexandrie et de Paul de Constantinople. Trèves était alors la capitale de la préfecture des Gaules et celle de l'Empire romain d'Occident ; le christianisme s'y était solidement implanté mais surtout elle était le berceau de la vie monastique dans les Gaules.
Maximin ayant fait de Martin le compagnon de ses voyages, ce dernier l'accompagne à Poitiers et y reste après la mort de Maximin.
On le retrouve ensuite auprès de saint Hilaire, évêque de Poitiers, dont la renommée est considérable car il est l'un des évangélisateurs de la Gaule. Sous sa conduite il veut se former à la vie religieuse. (...) En 361, il s'installe à Ligugé en Poitou dans les communs d'une villa gallo-romaine, en ruine depuis l'invasion alémanique de 276. Ce lieu lui est offert par saint Hilaire.»
Note: 23 novembre 337 : retour de l'évêque Athanase à Alexandrie après 28 mois d'exil à Trèves.
L'Histoire nous enseigne qu'Athanase d'Alexandrie fut le disciple du patriarche Alexandre d'Alexandrie, celui-là même qui dirigea le parti trinitaire au Concile de Nicée en 325, contre Arius et sa doctrine de l'unicité de Dieu, qu'on appelle l'arianisme. Athanase succéda à Alexandre le 8 juin 328. Souvenons-nous que l'évêque (patriarche) Athanase d'Alexandrie
s'était réfugié chez l'Évêque Maximin à Trèves lors de son exil ordonné par l'empereur, parce que ce dernier avait été «excommunié» par les évêque ariens pour sa position «trinitaire» contre l'arianisme.
Si vous suivez la piste d'Athanase d'Alexandrie (exilé par les ariens en 336-37, puis à nouveau en 343), celle de l'évêque Maximin de Trèves et de son frère Maixent de Poitiers, et celle d'Hilaire de Poitiers (lui aussi exilé par les ariens) vous
comprendrez quelle était aussi la «théologie» de Martin de Tours, qui opta pour la fuite en 356, lorsque son «maître» Hilaire fut condamné à l'exil. Et aussi vous comprendrez pourquoi, partout où Martin se réfugia, il fut battu et chassé par les évêques ariens.
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La notion de «martyr non-sanglant» était particulièrement chère aux milieux monastiques ET SE TROUVE DÉJÀ EXPRIMÉE dans deux œuvres hagiographiques qui ont eu le plus d'influence sur le monachisme : La «Vie de saint Antoine» et la «Vie de saint Martin».
C'était ce que le
mystère d'iniquité
rêvait depuis fort
longtemps! Et que dire
d'un «soi-disant
prophète» incapable
de discerner le faux du
vrai! C'est pitoyable!
Chronologie des périodes
entre l'an 325 et l'an 400, de la
religion officielle, entre unitarisme
(arianisme) et trinitarisme.
Hilaire de Poitiers est né vers 315 Hilaire élu évêque de la ville de
Poitiers vers 350.
L'arianisme déchu en 325, revient
officiel en 353. Soutenus par l'empereur
Constance II, les ariens
rétablissent leur prépondérance
politique et religieuse,
notamment au cours des conciles de
Sirmium.Constance II soutient
l’arianisme, probablement plus pour
des raisons politiques que religieuses :
se trouvant à Arles en Provence,
il décide qu'un concile s’y tiendra
pour mettre au pas le patriarche
Athanase d'Alexandrie qui s’oppose
certes à l’arianisme, mais surtout à
l’autorité de Constance II. C’est le
concile d'Arles de 353,
présidé par l’évêque d'Arles Saturnin.
Constance II en arbitre les séances et
réclame la condamnation d’Athanase.
Saturnin d'Arles, évêque d'Arles, est le
porte-drapeau de l'arianisme en Gaule,
de
353 (date du concile d'Arles)
jusqu'au
concile de Paris en 361.
En 353, réuni à la demande du pape
Libère et de l'empereur Constance II, le
concile d'Arles rétablit les ariens dans
le culte officiel de l'empire,
anathématise Athanase, Paulin de Trèves
et Sérapion de Thmuis. Hilaire rompt
alors la communion avec le pape Libère
et lance l'anathème sur celui-ci ainsi
que sur Saturnin d'Arles.
En 356, Martin (de Tours) ayant
pu quitter l’armée il se rend à Poitiers
pour rejoindre l'évêque Hilaire de la
ville depuis 350. Hilaire a le même âge
que lui. Cependant, sa première
rencontre avec l'évêque Hilaire sera de
très courte durée, car ce dernier
sera exilé la même année.
356
Comme l’arianisme s’étend en Gaule, et
qu'Hilaire, un trinitaire ayant embrassé
le trinitarisme du concile de Nicée de
325, s’oppose en effet au courant de
pensée théologique arien, il faut
comprendre que dans l'Empire romain du
milieu du IVe siècle, c'est aussi
s'opposer à l'empereur.Lors du
concile de Béziers de 356, dominé
par les ariens unis autour de Saturnin,
l'évêque d'Arles, Hilaire est déclaré
«excommunié» et exilé en 356 Phrygie
(Turquie actuelle) par l'empereur romain
Constance II.
Alors
qu'Hilaire, un trinitaire, victime de
ses ennemis politiques et religieux,
tombe en disgrâce et est exilé, la
légende raconte que Martin est averti
«en songe» qu’il doit rejoindre ses
parents en Illyrie afin de les
convertir. Néanmoins, puisque Martin
partageait la «foi trinitaire» de son
maître Hilaire de Poitiers, il fut sans
doute contraint de fuir la persécution
arienne envers les trinitaires. Rendu en
Illyrie, il semble qu'il aurait réussit
à convertir sa mère mais son père est
restée étranger à sa foi; cette position
peut du reste n’être que tactique, le
père essayant de défendre son statut
social privilégié. En Illyrie, c’est la
foi arienne qui est la foi dominante et
Martin, qui est un fervent représentant
de la foi trinitaire, doit sans doute
avoir de violentes disputes avec les
ariens, car les archives mentionnent
qu'il a étét publiquement fouetté puis
expulsé d'Illyrie. Il doit s'enfuir et
se réfugie à Milan où les Ariens
dominent aussi. En 361, après que
l'arianisme ait été une nouvelle fois
condamné au concile de Paris, Martin
revient alors à Poitiers où Hilaire
l'autorise à créer une communauté
religieuse non cloîtrée à Ligugé en
Poitou.
En 358,
l'empereur romain Constance II
demande la tenue de deux conciles,
l'un rassemblant les évêques
occidentaux à Ariminum (actuelle
Rimini) et l'autre rassemblant les
évêques orientaux (prévu à Nicomédie
mais qui se tient finalement à
Séleucie d'Isaurie), pour résoudre
la controverse arienne sur la nature
de la divinité de Jésus-Christ, qui
divise l'Église du IVe siècle.
356:
Le 9 février 356: Le patriarche
Athanase
d'Alexandrie est chassé de
son siège et cherche refuge dans
le désert de Haute-Égypte,
et rencontre les moines du
désert. Athanase deviendra une
source influente de l'érémétisme.
L'empereur
Constance II décide de réunir
simultanément un concile occidental
à Riminiqui s'est ouvert
en mai 359 en présence de 400
évêques d'Occident, et un concile
oriental à Séleucie tenu en
septembre 359 afin de réconcilier
l’Église divisée entre ariens,
semi-ariens, et nicéens. Le
concile de Rimini est considéré
comme une défaite pour le
trinitarisme. L'empereur
souhaite avant tout l'unité
religieuse afin de parvenir à
l'unité politique.
En 360,
Constance II convoque les évêques à
Constantinople pour entériner le
nouveau credo arien.
En 360-361,
avec les fervents partisans
trinitaires du concile de Nicée, les
trinitaires regagnent définitivement
leur influence politique et l'évêuq
Hilaire retrouve son évêché à
Poitiers. Hilaire, reprenant son
ministère épiscopal, continue à
écrire pour l'édification de son
peuple, en particulier son Traité
des mystères, catéchèse
mystagogique et allégorique, ainsi
que ses Commentaires sur les
psaumes, œuvre d'exégèse. Il
poursuit sa lutte anti-arienne.
Martin de Tours en est informé et
revient lui-même à Poitiers.
361
Alors âgé de 44 ans, Martin de Tours
s’installe en 361 sur un
domaine gallo-romain qu'Hilaire lui
indique près de Poitiers. Martin y
crée un petit ermitage, que la
tradition situe à 8 km de la ville :
l’abbaye de Ligugé, où il est
rejoint par des disciples. Il y crée
la première communauté de moines
sise en Gaule. Ce premier monastère
est le lieu de l’activité
d’évangélisation de Martin pendant
dix ans. Il accomplit ses premiers
miracles et se fait ainsi
reconnaître par le petit peuple
comme un saint homme.
Hilaire de Poitiers
est mort en 367.
La réputation de
Martin de Tours est telle qu'en
371 les chrétiens de la région
de Tours le choisissent comme évêque
contre son gré.
En 371 à
Tours, l'évêque Liboire en place,
vient de mourir ; les habitants
veulent choisir Martin mais celui-ci
s’est choisi une autre voie et
n’aspire pas à l'épiscopat. Les
habitants l’enlèvent donc et le
proclament évêque le sans son
consentement
et Martin se soumet.
Au début de l'année
380 l'empereur Théodose 1er
tombe malade, et se fait baptiser.
Il professe alors ouvertement la foi
de trinitaire de Nicée.
L'idée de
réunion du concile de
Constantinople commença dès
378. Théodose, comme
empereur d'Orient, consacra
l'arrivée au pouvoir d'un
partisan de la foi de Nicée,
alors même que le précédent
empereur défendait l'arianisme.Dès les années 378 et 379,
les orthodoxes reviennent
d'exil.
Le premier
concile de Constantinople,
convoqué de mai à juillet 381
par l'empereur Théodose Ier,
responsable de l'Orient, est le
deuxième concile œcuménique de
l'histoire du christianisme,
après celui de Nicée.
396-397
L'hagiographie la Vita sancti
Martini (Vie de saint
Martin) est écrite à la mort
du saint en 396-397 par Sulpice
Sévère, un moine qui a suivi
Martin de Tours.
Martin de
Tours est mort le le 8 novembre
397. Il introduit le
monachisme en Gaule moyenne. Le
monachisme martinien s'ancrant
autour de la Loire, tandis que
les monachismes
lérinien et
cassianite se développent
dans la Gaule méridionale.
Martin est appelé à Candes pour
réconcilier des clercs. Malgré
son grand âge, 84 ans, Martin
s'y rend. Son intervention est
couronnée de succès, mais le
lendemain, 8 novembre 397,
épuisé par sa vie de soldat du
Christ, Martin meurt à Candes,
sur un lit de cendre comme
mouraient les saints hommes.
Immédiatement, disputé par les
Poitevins et les Tourangeaux, le
corps de Martin est subtilisé
par ces derniers et rapidement
reconduit, par le fleuve, la
Loire, jusqu'à Tours où il fut
enterré le 11 novembre 397.
Son culte se
répand partout en Europe
occidentale, depuis l'Italie,
puis surtout en Gaule où il
devient le patron des dynasties
mérovingiennes et
carolingiennes.
Alternance de l'arianisme (unité de Dieu) et
trinitarisme, entre 325 et 380
Martin de Tours embrassa le trinitarisme de
Nicée 325. Son maître Hilaire de Poitiers et
le Père de la théologie trinitaire de
l'époque.